Christian Lacroix
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
Université Paul-Valéry (- Université Sorbonne-Nouvelle (à partir de ) École du Louvre |
| Activités |
Grand couturier, modéliste, décorateur d'intérieur, décorateur de théâtre, homme d'affaires, dessinateur ou dessinatrice de timbres, costumier, designer, historien de l’art |
| Site web |
|---|
Christian Lacroix, né le à Arles, est un grand couturier français. Il est également costumier, designer, et illustrateur.
Après une licence en histoire de l'art à la faculté de Montpellier, il poursuit ses études à Paris à l'École du Louvre afin de devenir conservateur de musée. Il débute par un premier bref emploi chez Hermès qu'il trouve grâce à Jean-Jacques Picart, agent de conseil français en marketing dans les domaines du luxe, avec qui il s'associera plus tard. Par la suite, il devient directeur artistique dans la maison Jean Patou durant six ans.
Alors que la mode est en plein bouleversement dans les années 1980, avec l'apparition de nombreux jeunes créateurs qui la révolutionnent, Christian Lacroix ouvre la maison de couture qui porte son nom en 1987, aidé de Bernard Arnault. Il présente alors sa première collection de haute couture. Dès le début, le « couturier de la couleur » impose son style, fruit de mélanges d'inspirations diverses et de traditions ancestrales ; les broderies, ornements et parures sont ses meilleurs atouts. Le succès est immédiat. Dans les années suivantes, chaque défilé, qu'il soit en prêt-à-porter ou en haute couture, est différent, mais le plus souvent inspiré par le Sud et l'histoire de la mode. À partir de 1992, le style devient plus épuré pour radicalement changer en l'an 2000, devenant plus sombre. Au milieu des années 1990, Christian Lacroix se diversifie : linge de maison, arts de la table… Cette diversification sera plus nette encore une décennie plus tard. En parallèle, Christian Lacroix est nommé directeur artistique de Pucci.
Mais début 2005, les ventes ne sont plus au rendez-vous ; Bernard Arnault décide de céder la maison au groupe américain Falic. Ce sera alors la fin de la très stricte appellation de « haute couture ». Les créations de Christian Lacroix bénéficient de nombreuses rétrospectives dans les musées. De son côté, Christian Lacroix s'oriente notamment vers la décoration d'hôtels ou de moyens de transports. Le couturier quitte finalement sa maison en 2009 et poursuit son entreprise de design, XCLX.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance
[modifier | modifier le code]
Le 16 mai 1951 naît Christian Lacroix dans le quartier Trinquetaille d'Arles, en Provence, dans une famille de la petite bourgeoisie qui possède un goût très vif pour l'élégance vestimentaire et la mode. Son père, protestant cévenol, est ingénieur dans une société familiale de constructions mécaniques et consacre ses loisirs à la tauromachie et au dessin, pour lequel, comme son fils, il a une passion. Sa mère est issue d'une modeste famille d'épiciers[1].
Enfant, Christian Lacroix rêve de voyages : Barcelone, Venise, Londres, etc. Il découvre dans le grenier de ses grands-parents maternels des volumes reliés de La Mode illustrée du XIXe siècle et au Musée d'Arles, la scène de L'Atelier de couturières peint par Antoine Raspal vers 1785.
En 1969, passionné d'art, il entreprend des études d'histoire de l'art à la faculté des lettres de Montpellier. Il participe à des groupes informels d'esthètes originaux et découvre le couturier Jean Bouquin de Saint-Tropez.
En 1971, il poursuit ses études à la Sorbonne à Paris puis à l'École du Louvre pour devenir conservateur de musée[2]. Il rencontre Jean-Jacques Picart, attaché de presse pour de nombreuses maisons de luxe, dont Hermès, Guy Paulin ou Jean Patou, qui lui ouvrent leurs portes. Il rencontre également Françoise, sa future femme, qui le soutient lorsqu'il décide de se lancer dans la mode.
Françoise
[modifier | modifier le code]Françoise est née d'une mère comédienne de théâtre devenue monitrice soudure autogènes. Son adolescence se passe chez des religieuses en Bretagne. Elle arrive à Paris une fois son bac obtenu et après plusieurs petits boulots, rencontre Jean-Jacques Picart et devient assistante de l'attaché de presse. Elle est alors responsable des créateurs de mode et croise Popy Moreni, Guy Paulin, Thierry Mugler, Claude Montana ou Alaïa. Elle rencontre « par le plus grand des hasards » Christian Lacroix. Le mariage a lieu dans le Périgord noir[2].
Carrière
[modifier | modifier le code]Christian Lacroix devient assistant chez Guy Paulin[2] et en 1981, il entre dans la maison Jean Patou[3].
La Provence, les Cévennes (Tarabias), l'Espagne, Venise, Londres, les traditions gitanes, les corridas, la Camargue, les couleurs chaudes, les costumes et traditions du XVIIIe siècle, du XIXe siècle et du XXe siècle, les contes de fée l'inspirent. Ses créations sont des mélanges insensés de styles qui plaisent. Il reçoit aux États-Unis l'Award[Lequel ?] du créateur étranger le plus influent.

En 1987, il ouvre alors sa propre maison de couture Christian Lacroix avec l'appui de la Financière Agache, dirigé par Bernard Arnault, et réalise son premier défilé de haute couture sur le thème de la Camargue et d'Arles. Il est également nommé directeur artistique de la maison de couture Florentine Emilio Pucci.
Christian Lacroix dessine aussi des costumes de scène d'opéra et de théâtre pour la création de Tarnished Angel à l'Opéra de Paris, Chantecler, Les Noces de Figaro, Carmen, Phèdre, Cassandre, Othello, Don Juan, Les Enfants du paradis, Cyrano de Bergerac, Bérénice, Cendrillon, Actéon (2001) et David et Jonathas (2022), etc.

Dès 1988, il lance une collection de prêt-à-porter de luxe inspirée par le métissage des cultures, puis quatre ans après, il fait de Marie Seznec la directrice de la haute couture de la maison Christian Lacroix.
En 1995, il crée une ligne de linge de maison, draps et éponges à laquelle il ajoute en 1998 une ligne de porcelaine, d'orfèvrerie et de cristal, d'assiettes, de tasses à déjeuner, de verre, d'objets de décors, etc.
En 2000, il organise la signalétique de l'exposition La Beauté en Avignon et confirmant son intérêt pour le design, il crée l'habillage des voitures du TGV Méditerranée. Cette même année il dessine la robe de mariée de l'actrice galloise Catherine Zeta-Jones[4]. En 2000 également, Christian Lacroix choisit les tresses du sculpteur Georges-Pascal Ricordeau comme décors de son défilé haute couture[5]. L'année suivante, il dessine le timbre de Saint-Valentin émis par La Poste.
Ses activités de création se diversifient, en 2004, il lance une première collection pour homme, crée des uniformes d'Air France et des illustrations du Petit Larousse. En 2005, il décore l'hôtel parisien du Petit Moulin, propose un nouveau design des voitures du TGV et réaménage le cinéma Gaumont Parnasse[6] à Paris, puis en 2007 le cinéma Gaumont de