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SK Dinamo Tbilissi

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Dinamo Tbilissi
Logo du Dinamo Tbilissi
Généralités
Nom complet Sapekhbourto Kloubi Dinamo Tbilissi
Noms précédents Iberia Tbilissi
(1990-1992)
Fondation 1er septembre 1925
(101 ans, 2 mois et 4 jours)[1]
Couleurs Bleu et blanc
Stade Stade Boris Paichadze
(55 000 places)
Siège Digmis Masivi
III Kvartali
0159, Tbilissi
Championnat actuel Championnat de Géorgie
Président Roman Pipia (en)
Entraîneur Temuri Ketsbaia
Site web fcdinamo.ge
Palmarès principal
National[2] Championnat de Géorgie (19)
Coupe de Géorgie (13)
Supercoupe de Géorgie (9)
Championnat d'URSS (2)
Coupe d'URSS (2)
International[2] Coupe des coupes (1)

Maillots

Domicile
Extérieur
Neutre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat de Géorgie de football 2026
0

Le Sapekhbourto Kloubi Dinamo Tbilissi (géorgien : საფეხბურთო კლუბი დინამო თბილისი ; traduction en français : Football Club Dinamo Tbilissi), plus couramment abrégé en Dinamo Tbilissi, est un club géorgien de football fondé en 1925 et basé à Tbilissi, la capitale du pays.

Il est l'une des sections du club omnisports du Dinamo Tbilissi.

Membre – comme son nom l'indique – de la section sportive Dinamo, le Dinamo Tbilissi a été l'un des clubs importants du championnat d'Union soviétique, qu'il intègre dès 1936 et dont il n'a jamais été relégué (à l'instar du Dynamo Moscou et du Dynamo Kiev). Abonné aux places d'honneur, il est malgré tout le club le plus titré du championnat soviétique après les clubs moscovites et le Dynamo Kiev. Son plus grand succès international est la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe remportée en 1981, sous la direction de l'entraîneur emblématique Nodar Akhalkatsi.

Depuis la chute de l'Union Soviétique, le club évolue en championnat de Géorgie, dont il est devenu naturellement le club le plus titré, avec dix-neuf championnats et treize coupes remportés depuis 1990.

Les premières années

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L'histoire du club débute à l'automne 1925, quand le club local affilié à la société Dynamo décide de monter un club de football, comme il s'en monte à travers toute l'Union soviétique. En 1927, une structure de formation est mise en place sous l’appellation « Norchi Dinamoeli » en français : « les jeunes du Dinamo », qui fournit bientôt au club de nombreux joueurs de talent. Dans les premières années, il n'existe pas de championnat et le club dispute uniquement des matchs amicaux. Le premier connu l'oppose au Dinamo Bakou en (0-1)[3].

Intégration au championnat soviétique

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Malgré ses bons résultats en matchs amicaux, le Dinamo Tbilissi n'intègre que le « Group B » (la deuxième division) du championnat soviétique à sa création en 1936. Emmené par Boris Paichadze, l'équipe remporte le tournoi du printemps 1936 (en) (avec cinq victoires et un nul en six matchs), obtenant ainsi sa promotion dans le groupe A dès l'automne.

Son premier championnat parmi l'élite débute par un match nul face au Dinamo Kiev (2-2), quelques jours avant de remporter sa première victoire sur le terrain du FK Spartak Moscou (0-1), futur champion. En lutte pour le titre, le Dinamo termine finalement à la troisième place (sur huit) ; en parallèle, il atteint la finale de la Coupe d'Union soviétique, où il s'incline devant le Lokomotiv Moscou (0-2). Cette saison présage les futures résultats du club : souvent performants mais rarement vainqueurs. Alors qu'il pratique un des meilleurs jeux du championnat, il ne parvient pas à remporter de trophée, battu de nouveau en finale de la coupe en 1937 et terminant à la deuxième place du championnat en 1939 et 1940.

Au retour de la guerre, le Dinamo intègre l'attaquant Avtandil Gogoberidze, qui va devenir un emblématique du club en inscrivant 127 buts (en 341 matchs), sur quatorze saisons. Sous l'influence d'Andro Zhordania (entraîneur par intermittence entre 1945 à 1961[4]), le club termine à cinq reprises sur le podium du championnat soviétique (3e en 1946, 1947, 1950, 1959 et 1962, 2e en 1951 et 1953).

Dirigé par Gogoberidze et Gavriil Kachalin, le Dinamo remporte finalement le championnat soviétique en 1964. Malgré une série de quinze matchs sans défaite, le club termine à égalité de points avec le FK Torpedo Moscou, qu'il bat (4-1) lors d'un match d'appui disputé à Tachkent, en Ouzbékistan. Le groupe est composé de Sergey Kotrikadze, B. Sichinava, Guram Petriashvili, Jemal Zeinklishvili, Guram Tskhovrebov (en), Givi Chokheli, Murtaz Khurtsilava (capitaine de l'équipe nationale), V. Rekhviashvili, Georgi Sichinava, S. Iamanidze, Slava Metreveli, Vladimir Barkaya (en), Mikhaïl Meskhi, I. Datunashvili, A. Apshiev, dont certains sont ou deviennent internationaux. Le magazine France Football écrit à cette époque « Le Dinamo a des grands joueurs, de la technique, du talent, et de l’intelligence. En Europe de l’Est, c’est la meilleure représentation du football sud-américain. »[5]. Le journaliste rajoute que le Dinamo Tbilissi mettrait certainement fin à l'hégémonie des Espagnols et Italiens sur les compétitions européennes si le club soviétique pouvait y participer, ce qui n'était pas encore le cas[6].

Par la suite, des joueurs de talent tels que Revaz Dzodzouachvili, Kakhi Asatiani, Gocha Gavasheli, Piruz Kanteladze ou encore Givi Nodia renforcent l'équipe, qui obtient de nouvelles places d'honneur (3e du championnat en 1967, 1969, 1971 et 1972)[3].

La découverte de l'Europe

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Le Dinamo Tbilissi découvre la compétition européenne avec sa qualification pour la coupe UEFA 1972-1973. Opposés aux Néerlandais du FC Twente au premier tour, les Soviétiques l'emportent 3-2 à l'aller (grâce à deux buts de Nodia et un de David Kipiani) mais perdent 2-0 au retour et sont éliminés. L'année suivante, dans la même compétition, les Géorgiens éliminent le PFC Slavia Sofia et l'OFK Belgrade avant de s'incliner face à Tottenham Hotspur FC en huitième de finale.

En 1975-1976, Nodar Akhalkatsi, ancien joueur du Lokomotiv Tbilissi, est recruté comme entraîneur. Il parvient à mettre en place un jeu vif et technique qui va faire connaître au Dinamo Tbilissi sa période la plus glorieuse. Vainqueur de la coupe d'Union soviétique en 1976, grâce à une victoire sur Ararat Erevan (3-0), puis en 1979 (face au Dinamo Moscou), le Dinamo remporte surtout un deuxième titre de champion d'Union soviétique en 1978.

Le Dinamo multiplie par conséquent les aventures européennes : en 1977, le Dinamo est opposé à l'Inter Milan au premier tour de la Coupe UEFA : les Italiens sont défaits à domicile (0-1) et ne parviennent pas à remonter le score au retour(0-0). Après avoir écarté les Danois de Kjøbenhavns Boldklub, le Dinamo s'incline face aux Suisses du Grasshopper Club Zurich. L'année suivante, c'est le SSC Naples qui fait les frais du jeu soviétique au premier tour. En 1979, le club dispute pour la première fois la Coupe d'Europe des clubs champions. Opposés aux Anglais de Liverpool FC au premier tour, ils s'inclinent à Anfield (1-2) mais se qualifient grâce à une victoire 3-0 à Tbilissi, devant près de 100 000 spectateurs[7],[6]. Au deuxième tour, ils sont éliminés par les Allemands du Hambourg SV, futur finaliste de la compétition.

L'année suivante, le Dinamo est qualifié pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Les soviétiques éliminent les Anglais de West Ham United en quart de finale (4-1, 0-1) puis les Néerlandais du Feyenoord Rotterdam (3-0, 0-2). Ils affrontent en finale le FC Carl Zeiss Iéna, club est-allemand, le à Düsseldorf. Le onze géorgien, composé de Otar Gabelia (en), Tamaz Kostava (en), Aleksandr Chivadze (cap.), Nodar Khisanishvili (en), Georgi Tavadze, Zaur Svanadze (remplacé par Nugzar Kakilashvili), Tengiz Sulakvelidze, Vitaly Daraselia, Vladimir Gutsaev, David Kipiani et Ramaz Shengelia, l'emporte 2-1 grâce à des buts de Gutsaev et Daraselia, malgré l'ouverture du score est-allemande. Le Dinamo devient à cette occasion le champion européen le plus oriental[6].

Cette victoire lui vaut de défendre son titre l'année suivante : après avoir écarté Grazer AK, le SC Bastia et le Legia Varsovie, les Géorgiens s'inclinent face aux Belges du Standard de Liège en demi-finale de la coupe des vainqueurs de coupe.

Cette dernière aventure clôt une décennie de résultats exceptionnels. Bientôt les joueurs cadres partent ou prennent leur retraite sportive, Daraselia se tue prématurément en 1982. Le talent des jeunes joueurs formés (Otar Korghalidze (en), Guia Gourouli, Merab Zhordania, etc.) ne compense pas ces départs et le club obtient des résultats de plus en plus ordinaires. Le club ne dispute plus de finale de coupe soviétique après 1980 et ne termine plus sur le podium du championnat soviétique après 1981.

À partir de 1983 et le départ de l'entraîneur Akhalkatsi, le déclin du club est patent même s'il parvient à conserver sa place dans l'élite soviétique. Seule éclaircie, la qualification pour la