Aller au contenu

Orange Labs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis France Télécom R&D)
Orange Labs
Logo d'Orange Labs.
BĂątiment d'Orange Labs Ă  Rennes.
Histoire
Fondation
Prédécesseur
Cadre
Type
Domaine d'activité
SiĂšge
Pays
 France
Langue
Organisation
Effectif
3 700
Organisation mĂšre
Site web

Orange Labs (France Télécom R&D jusqu'en [1]) est, jusqu'en 2012, la division recherche et développement du groupe Orange[2] avec un budget de 845 millions d'euros en 2010 et six grands projets de recherche et développement : les villes intelligentes, le paiement mobile, l'agrégation de contenus, les connexions mobiles, les services et usages et les réseaux intelligents[3].

Le réseau des Orange Labs regroupe plus de 5 000 collaborateurs dont 3 700 ingénieurs et chercheurs[réf. nécessaire] dans 19 centres.

Les laboratoires de recherche et développement sont distribués entre Chùtillon, Lannion, Meylan, Caen, Cesson-Sévigné, Sophia Antipolis, La Turbie et Belfort, mais également à l'étranger : Pologne, le Technocentre Orange de Londres, Madrid et Barcelone, Le Caire, Tokyo, Jordanie, Corée, Pékin, Tunisie et San Francisco.

Histoire de l'entité « R&D »

[modifier | modifier le code]

Cette division est issue de différentes entités anciennes dont le Centre national d'études des télécommunications (CNET) créé le , le Centre commun d'études de télévision et télécommunications (CCETT) créé en 1974 ainsi que d'autres entités comme le Service d'études communes de La Poste et de France Télécom (SEPT) à Caen ou le Centre Commun CNET-SGS-Thomson à Grenoble.

Les entitĂ©s de recherche et dĂ©veloppement de l'administration des P&T avaient pour mission de dĂ©multiplier la politique industrielle de l'État. Ainsi le CNET permettait d'aider les industriels des tĂ©lĂ©communications, le CCETT avait un rĂŽle important dans la filiĂšre audiovisuelle et le SEPT dans l'industrie de la carte Ă  puce. À Grenoble, il s'agissait de renforcer la filiĂšre micro-Ă©lectronique. Le CNET travaillait aussi pour un cinquiĂšme, pour l'industrie de la dĂ©fense et le budget de cette activitĂ© Ă©tait fournie par le ministĂšre de la DĂ©fense et non celui des P&T. Des Ă©coles permettaient aussi de fournir les jeunes ingĂ©nieurs nĂ©cessaires Ă  ces industries.

En , les onze divisions anciennes ont été regroupées en sept pÎles, en rapport avec les axes stratégiques suivants : entreprises, grand public, mobiles, multimédia et les différentes composantes du réseau. Géographiquement, les centres de recherche sont répartis sur tout le territoire national : Caen (SEPT), Lannion, Rennes (CCETT), Bagneux, Issy-les-Moulineaux, Sophia-Antipolis, Belfort, Grenoble (Meylan), La Turbie. Les différentes unités ont rejoint France Télécom sous le nom de commun de « Division R&D ».

En 2000, la division R&D prend le nom de France Télécom R&D. Depuis 2007, ce vaste ensemble a été remodelé en un réseau mondial d'entités de R&D nommé les « Orange Labs ».

Une partie de l'histoire du CNET et de ses inventions est présentée à la Cité des télécoms, située à Pleumeur-Bodou dans les CÎtes-d'Armor.

Aide au développement international

[modifier | modifier le code]

Avant son changement de statut, France Télécom était une administration dont le principal objectif était de servir les besoins des Français, elle ne pouvait légalement avoir pour objectif de se développer commercialement. France Télécom participait de la politique industrielle de la France, elle avait une stratégie de développement technologique particuliÚre en aidant les pays souhaitant s'équiper dans des domaines qu'elle maßtrisait grùce à la direction des affaires industrielles et internationales[4], en particulier en louant (parfois gratuitement) les services du SCT (Service de ContrÎle technique) du CNET.

Écoles des tĂ©lĂ©communications

[modifier | modifier le code]

France TĂ©lĂ©com invitait aussi nombre d'Ă©tudiants Ă©trangers dans ses Ă©coles : TĂ©lĂ©com ParisTech (anciennement l'ENST), TĂ©lĂ©com Bretagne (anciennement l'ENST Bretagne), TĂ©lĂ©com SudParis et TĂ©lĂ©com École de Management (anciennement l'INT d'Évry). Mais avec le changement de statut, France TĂ©lĂ©com, maintenant Orange, est devenue une entreprise privĂ©e et elle n'a donc pas pu continuer cette coopĂ©ration. Ce changement de statut a conduit les Ă©coles (l'ENST, l'ENST-Bretagne et l'INT) Ă  quitter France TĂ©lĂ©com et se regrouper au sein d'un Ă©tablissement public appelĂ© Institut Mines-TĂ©lĂ©com (anciennement « Groupe des Écoles des TĂ©lĂ©communications », ou GET).

Partenariats

[modifier | modifier le code]

Ces derniÚres années[Quand ?] France Télécom a initié également une politique de partenariats multiples dans le monde des télécommunications et de l'informatique. France Telecom est cofondateur avec Bull et l'INRIA du consortium ObjectWeb créé en 2002. France Telecom et Microsoft ont noué un partenariat stratégique en 2006 en vue de développer des produits et services commun dans le domaine du multimédia[réf. nécessaire].

Inventions et faits marquants

[modifier | modifier le code]
  • 1963 : Aristote, premier commutateur tĂ©lĂ©phonique Ă©lectronique de type statial
  • 1963 : S63, poste tĂ©lĂ©phonique optimisĂ©
  • 1967 : Satellite gĂ©ostationnaire de tĂ©lĂ©communications
  • 1970 : Platon, premier commutateur tĂ©lĂ©phonique Ă©lectronique de type temporel du monde
  • 1971 : CrĂ©ation du tĂ©lĂ©texte systĂšme Antiope (qui sera dĂ©ployĂ© en France en 1977)
  • 1977 : Étude et dĂ©veloppement des cĂąbles optiques
  • 1978 : Mise au point du rĂ©seau Transpac
  • 1980 : Invention du Minitel
  • 1984 : co-invention de l'ATM et premier switch prĂ©-ATM.
  • 1982 : Marathon, premier prototype de tĂ©lĂ©phone mobile
  • 1987 : Visage, visiophone grand public
  • 1987 : Lancement du rĂ©seau numĂ©rique Ă  intĂ©gration de services RNIS (NumĂ©ris)
  • 1988 : Lancement de solution de radiodiffusion numĂ©rique (DAB)
  • 1988 : DĂ©monstration de tĂ©lĂ©vision haute dĂ©finition
  • 1990 : Mise au point du Bi-Bop, premier tĂ©lĂ©phone mobile grand-public
  • 2001 : DĂ©veloppement d'objets et vĂȘtements communicants
  • 2004 : CrĂ©ation de la Livebox
  • 2005 : Recherche sur le Giga Ethernet
  • 2006 : Unik. Le projet europĂ©en Spice sur les architectures de service[5]
  • 2006 : La tĂ©lĂ©phonie haute-dĂ©finition, utilisant le principe de la tĂ©lĂ©phonie large-bande
  • 2007 : Bubbletop, Pikeo, SoundTribes, Liveradio
  • 2008 : Home Library

Actuellement[Quand ?], Orange Labs concentre ses efforts sur quatre grands domaines que sont :

  • les services liĂ©s au multiplay, au nomadisme en entreprise, aux services de gestion et de mise en relation ;
  • les technologies permettant la montĂ©e en dĂ©bit du cƓur de rĂ©seau et des accĂšs fixes et mobiles ;
  • les services sĂ©curisĂ©s et les briques de confiance ;
  • les services de paiement et de transactions.

Les ingénieurs et chercheurs des Orange Labs représentent le groupe Orange et contribuent également aux groupes régionaux et mondiaux de normalisation tels que l'Internet Engineering Task Force (IETF), l'European Telecommunications Standards Institute (ETSI) ou le 3rd Generation Partnership Project (3GPP)[réf. nécessaire].

Arts et littérature

[modifier | modifier le code]

Les centres de recherche publics des tĂ©lĂ©coms sont Ă©voquĂ©s dans ComĂ©dies Françaises, un roman d’Eric Reinhardt publiĂ© en 2020. Le roman est consacrĂ© au lobbying, et dĂ©crit comment Ambroise Roux patron de la CGE a obtenu du prĂ©sident ValĂ©ry Giscard d'Estaing en 1974-1975, au dĂ©but des surfacturations aux PTT, l'abandon du Plan Calcul, d'Unidata, de la DĂ©lĂ©gation GĂ©nĂ©rale Ă  l'Informatique, et du RĂ©seau Cyclades.

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]