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Giovanni Guidiccioni

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Giovanni Guidiccioni
Fonction
ÉvĂȘque diocĂ©sain
DiocĂšse de Fossombrone (en)
Ă  partir du
Biographie
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Alfonso Oliva (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Giovanni Guidiccioni, nĂ© Ă  Lucques en 1500, mort le Ă  Macerata, est un Ă©crivain italien, Ă©vĂȘque de Fossombrone.

photo d'un mausolĂ©e avec le gisant semi-allongĂ© d'un Ă©vĂȘque au pied d'une Vierge Ă  l'Enfant
Mausolée de Giovanni Guidiccioni dans la basilique Saint-François de Lucques.

Giovanni Guidiccioni naquit Ă  Viareggio, dans la rĂ©publique de Lucques, en . Il fit ses Ă©tudes Ă  l'universitĂ© de Pise avec un tel succĂšs, que la renommĂ©e de ses talents parvint aux oreilles du cardinal FarnĂšse, qui, l’ayant appelĂ© Ă  Rome, le nomma aussitĂŽt auditeur de rote. Ce mĂȘme cardinal, Ă©levĂ© au pontificat (1524), sous le nom de ClĂ©ment VII, crĂ©a Guidiccioni gouverneur de Rome, et lui confĂ©ra peu de temps aprĂšs l’évĂȘchĂ© de Fossombrone. LĂ , il partageait son temps entre l’étude et l’exercice de ses devoirs, se faisant admirer autant par sa piĂ©tĂ© que par sa bienfaisance et sa sagesse. Charles Quint se disposait alors Ă  replacer sur le trĂŽne d’Alger Moulay Hassan, qui en avait Ă©tĂ© chassĂ© par le fameux Barberousse. Le pape secondait de tout son pouvoir les projets de l’empereur; et ayant besoin auprĂšs de ce monarque d’un homme prudent et Ă©clairĂ©, il choisit Guidiccioni pour nonce apostolique de cette expĂ©dition. Le nouveau nonce s’acquit bientĂŽt la bienveillance de l’empereur, qui le consultait dans les affaires les plus graves. AprĂšs la prise de Tunis, Guidiccioni revint Ă  Rome, oĂč il fut nommĂ© prĂ©sident de la Romagne, alors en proie aux dissensions civiles. Sa fermetĂ© et sa vigilance parvinrent enfin Ă  rĂ©tablir le calme ; mais il se vit sur le point de perdre la vie par la main d’un assassin apostĂ© par les factieux. Ce dernier, au moment de porter le coup mortel, fut frappĂ© par l’aspect vĂ©nĂ©rable du prĂ©lat. Se jetant Ă  ses genoux, il avoua son crime au milieu des larmes du repentir. Il obtint aisĂ©ment son pardon, et, pĂ©nĂ©trĂ© des sages remontrances de celui qu’il allait immoler, se retira dans un cloĂźtre, oĂč il mourut saintement. NommĂ© ensuite commissaire gĂ©nĂ©ral de la guerre de Palliano, Guidiccioni se distingua dans cet emploi comme il l’avait fait dans les autres ; et il parut aussi actif et intrĂ©pide au milieu d’une armĂ©e, dont il dirigeait en grande partie les opĂ©rations, qu’il avait Ă©tĂ© doux et Ă©difiant Ă  la tĂȘte d’un diocĂšse. Quelque temps aprĂšs, il passa au gouvernement de la marche d'AncĂŽne, et il mourut Ă  Macerata en [1].

  • Orazione alla Republica di Lucca, Florence, 1568, in-8° ;
  • Lettere ;
  • Rime, Venise, 1567, in-12.

Tous ces ouvrages rĂ©unis ont Ă©tĂ© imprimĂ©s Ă  GĂȘnes, 1749, 1767, in-8°. L’édition la plus soignĂ©e des Rime, qui contient la vie de l’auteur, est celle de Bergame, 1753, in-8°. L’Oraison de Guidiccioni est citĂ©e comme un modĂšle d’éloquence et de puretĂ©. Ses Lettres sont trĂšs-spirituelles et traitent des affaires du temps. On estime beaucoup ses poĂ©sies, oĂč il y a richesse de pensĂ©es, des images vraies et de l’élĂ©gance. On pourrait cependant lui reprocher d’ĂȘtre un peu trop mystique dans ses compositions sacrĂ©es, et parfois obscur et guindĂ© dans les profanes. Il avait surtout beaucoup de talent pour l’idylle et pour le sonnet.

Notes et références

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  1. ↑ « Giovanni Guidiccioni », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, 1843-1865.

Bibliographie

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Liens externes

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