Henri Jacobs
| Henri Jacobs | |
Ăcole Rodenbach | |
| Présentation | |
|---|---|
| Naissance | Saint-Josse-ten-Noode, Bruxelles, Belgique |
| DécÚs | (à 70 ans) Schaerbeek, Bruxelles, Belgique |
| Nationalité | |
| Mouvement | Art nouveau |
| Activités | Architecte |
| Ćuvre | |
| RĂ©alisations | Ăcole Josaphat Centre scolaire du Souverain Ăcole Rodenbach |
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|
Henri Jacobs est un architecte belge de la période Art nouveau, né à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le et mort à Schaerbeek (Bruxelles) le .
Avec Henri Jacobs, lâĂ©cole modĂšle entre de plain-pied dans lâArt nouveau, que lâon croit ordinairement rĂ©servĂ© aux riches propriĂ©taires dâhĂŽtels particuliers.
Biographie
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Signe prĂ©monitoire, Henri Jacobs est nĂ© le dans la maison voisine de lâĂ©cole de Saint-Josse-ten-Noode dont son pĂšre Jean-François est directeur. La frĂ©quentation rĂ©guliĂšre du bureau dâarchitecture de son oncle, installĂ© rue de Liedekerke, nâest sans doute pas Ă©trangĂšre Ă sa vocation. Ămule de Victor Horta dont il est le contemporain, il est le seul architecte de la mouvance Art nouveau Ă sâĂȘtre consacrĂ© en prioritĂ© Ă la construction dâĂ©coles et de logements sociaux. InfluencĂ© par le mouvement laĂŻc et social de la fin du XIXe siĂšcle, il marque dans la pierre sa volontĂ© de participer Ă un enseignement progressiste en rupture avec les conceptions architecturales de lâĂ©cole traditionnelle. Ses prĂ©occupations tendent de concilier les exigences rationnelles du programme et lâaspect esthĂ©tique de la construction.
Avec un projet intitulĂ© « PlutĂŽt la qualitĂ© que la quantité » - titre qui le caractĂ©rise avec beaucoup de pertinence - il remporte le premier prix dâun concours dâarchitecture organisĂ© par la commune de Laeken pour la construction de maisons ouvriĂšres en 1892. Deux annĂ©es plus tard, la mĂȘme commune lui confie les plans dâune premiĂšre Ă©cole situĂ©e rue Thys-Van Ham, dans un quartier populaire qui en est singuliĂšrement dĂ©pourvu.
Sa notoriĂ©tĂ© grandit lorsquâil est dĂ©signĂ© architecte officiel du Foyer schaerbeekois en 1899. Plusieurs ensembles de logements sociaux de la commune, alors en pleine expansion, portent sa griffe rue Victor Hugo, rue du Corbeau, rue LâOlivier ou encore Ă Helmet. Il obtient aussi plusieurs commandes de plans dâĂ©coles pour les communes de Forest, Bruxelles-ville, Schaerbeek et Etterbeek.
Démarche architecturale
[modifier | modifier le code]Ăvoluant dans des secteurs oĂč les moyens budgĂ©taires sont calculĂ©s au plus juste, il utilise les palettes dĂ©coratives de lâArt nouveau. Chez lui, la qualitĂ© architecturale se veut didactique afin dâinsuffler le goĂ»t du bien et du beau : « LâĂ©cole, câest par excellence le lieu familier de lâenfant, et plus cet endroit sera clair et beau et plus lâenfant y dĂ©veloppera son cerveau dans des conditions harmonieuses. Homme plus tard, il voudra retrouver dans son foyer et dans les monuments de son pays la mĂȘme beautĂ©, la mĂȘme clartĂ© et la mĂȘme harmonie. »(Le Document, )
Aucun dĂ©tail nâest nĂ©gligé : fresques, mosaĂŻques, luminaires, mobilier scolaire, sgraffites font de lâensemble une Ćuvre dâart totale acquise Ă sa mission pĂ©dagogique. Mais Ă la diffĂ©rence de Victor Horta qui peut faire appel Ă des artisans pour satisfaire le goĂ»t de ses clients issus de la bourgeoisie, Jacobs travaille avec des matĂ©riaux industriels quâil utilise le plus souvent bruts.
En matiĂšre de disposition gĂ©nĂ©rale des bĂątiments, Henri Jacobs nâinnove pas. Il reste fidĂšle aux plans de lâĂcole modĂšle dĂ©finis en 1875 par la Ligue de lâenseignement : lâentrĂ©e est implantĂ©e sur une parcelle Ă©troite Ă front de rue et les bĂątiments se dĂ©veloppent en intĂ©rieur dâĂźlot autour dâun prĂ©au central et de cours latĂ©rales. Par contre, les indices du style original de lâartiste, rĂ©solument sans ostentation, se retrouvent avec une constance remarquable Ă travers chacune de ses crĂ©ations.
En pierre de taille lui confĂ©rant une certaine austĂ©ritĂ© monumentale, la façade Ă rue est de facture classique. Parfaitement symĂ©trique du soubassement Ă la toiture, elle est centrĂ©e autour dâun portail monumental coiffĂ© dâun grand arc en pierre et surmontĂ© de hautes fenĂȘtres rectangulaires sĂ©parĂ©es par de fins trumeaux ornĂ©s. Elle est couronnĂ©e par une balustrade ajourĂ©e ou, Ă dĂ©faut, une corniche arquĂ©e en pierre sculptĂ©e.
Une fois passĂ© le vestibule, les effets de style cĂšdent le pas aux exigences fonctionnelles. Certes, Ă lâinstar de ses contemporains, il marie abondamment les matĂ©riaux - pierre, brique, mĂ©tal et verre â et les laisse apparents. Mais, le dĂ©pouillement et la simplicitĂ© des formes et des liaisons entre matĂ©riaux, toujours trĂšs soignĂ©es, leur laissent exprimer leurs fonctions, dont la principale est dâapporter de la lumiĂšre et de la transparence dans des locaux restĂ©s trop longtemps opaques, sombres et mystĂ©rieux. ĂlĂ©ment bon marchĂ©, la brique est omniprĂ©sente en façade aussi bien que sur les murs et plafonds des espaces de circulation. Lâappareillage est simple mĂȘme si sa monotonie est brisĂ©e par lâalternance des Ă©lĂ©ments colorĂ©s. Lâamorce de lâescalier qui mĂšne Ă lâĂ©tage a un caractĂšre monumental : quelques marches en pierre, bordĂ©es de piliers sous arcades, sont suivies par des volĂ©es droites, soutenues par une structure mĂ©tallique aux profils industriels. Les motifs de la balustrade en fer forgĂ© sont volontiers ornĂ©s de motifs plus personnalisĂ©s.
LâĂ©clairage et la ventilation des classes se fait davantage par les cours extĂ©rieures que par le prĂ©au. Aussi leurs hautes fenĂȘtres, dĂ©coupĂ©es verticalement, sont regroupĂ©es en travĂ©es sĂ©parĂ©es par des piliers qui dessinent la façade de la cave au grenier. Les allĂšges servent de support aux seuls motifs dĂ©coratifs faits de briques polychromes, de carreaux Ă©maillĂ©s ou de sgraffites.
Le mĂ©tal apparent des linteaux de fenĂȘtres, des colonnes reste le plus souvent nu. Les rares Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs sont gravĂ©s dans la masse de lâĂ©lĂ©ment industriel.
Immeubles de style éclectique
[modifier | modifier le code]- 1901-1905 : ancienne école communale des filles - square G.Marlow, 3 à Uccle
- actuellement reconvertie en commissariat de police
Immeubles de style Art nouveau floral
[modifier | modifier le code]Ăcoles
[modifier | modifier le code]- 1894 : école communale no 33 - rue Thys-Vanham à Laeken
- 1905-1911 : école communale no 4, dite école Rodenbach - rue Rodenbach, 37 à Forest
- 1905 : section prégardienne - rue Rodenbach, 39 à Forest
- 1906-1910 : Ancienne Ă©cole normale Ămile AndrĂ© - rue des Capucins, 58 Ă Bruxelles actuellement « Institut Diderot »
- 1907 : groupe scolaire no 1, dite école Josaphat - rue Josaphat, 229 et 241 à Schaerbeek
- 1907 : école industrielle, rue de la Ruche, 30 à Schaerbeek
- 1907 : ancienne école communale des filles de Koekelberg - rue Herkoliers, 35 à Koekelberg
- 1909 : école Vervloesem - rue Vervloesem 36 à Woluwe-Saint-Lambert
- 1910-1912 : école communale « De Kadeekes » (gemeentelijke basischool "De Kadeekes") - rue Herkoliers, 68 à Koekelberg
- 1913Â : centre scolaire du Souverain - rue Willame, 25 et des Ecoliers, 7 Ă Auderghem
- 1913 : école communale no 13 (pour garçons) - avenue de Roodebeek, 103 à Schaerbeek
- 1922 : Ă©cole communale no 11 (pour filles) - avenue de Roodebeek, 61 Ă Schaerbeek actuellement antenne de lâathĂ©nĂ©e Fernand Blum
- Athénée royal d'Uccle 1 - avenue Houzeau, 87 à Uccle
- Groupe scolaire O.Denis (actuel Athénée royal Victor Horta) - rue des Alliés, 229 à Forest
Logements sociaux
[modifier | modifier le code]- 1899Â : Immeuble du foyer Schaerbeekois, rue Victor Hugo, 53-59 Ă Schaerbeek
Architecture privée
[modifier | modifier le code]- 1903Â : avenue Voltaire, 41 - Schaerbeek
- 1903-1904 : avenue Maréchal Foch, 7 - Schaerbeek
- 1903-1904 : Maison Henri Jacobs, avenue Maréchal Foch, 9 - Schaerbeek
- 1903-1904 : avenue Maréchal Foch, 11 - Schaerbeek
- 1904 : HÎtel du baron Buffin, rue Caroly no 19 - Ixelles
- 1908 [1]: Avenue EugĂšne Demolder, 46 - Schaerbeek
- 1909Â : Maison Charles Fortin, place des Bienfaiteurs, 6
- 1910Â : Maison Leblicq, place des Bienfaiteurs, 5
- 1914 : rue des Petits Carmes, 11 (démoli vers 1995 pour construire le MinistÚre des Affaires étrangÚres)
- rue des Eburons, 52 (?) - Bruxelles
- rue Richard Vandevelde
Immeuble de style Art déco
[modifier | modifier le code]- AthĂ©nĂ©e Royal de Koekelberg - Avenue de Berchem Sainte-Agathe, 34. Lors des JournĂ©es du Patrimoine 2006, le SecrĂ©taire dâĂtat du Gouvernement de la rĂ©gion de Bruxelles-Capitale en charge des Monuments et Sites indique que " LâathĂ©nĂ©e royal de Koekelberg est assurĂ©ment lâexemple le plus reprĂ©sentatif dâĂ©tablissement scolaire construit dans lâentre-deux-guerres " (Figure 70 [2]). Des exemples d'Art dĂ©co sont mis en valeur [3].
Photos
[modifier | modifier le code]- avenue Maréchal Foch, 7
- avenue Maréchal Foch, 7
- avenue Maréchal Foch, 9
- avenue Maréchal Foch, 9
- Ecole Josaphat
- Ecole Josaphat
- rue de la Ruche,30
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Th. Demey, Histoire des écoles bruxelloises, Badeau, Bruxelles 2005 (Collection « Bruxelles, ville d'art et d'histoire », no 40, ministÚre de la Région Bruxelles, Direction des monuments et sites, 48 p.)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â « â Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consultĂ© le )
- â Le SecrĂ©taire dâĂtat Ă la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale en charge des Monuments et Sites, « JournĂ©es Patrimoine 2006 »
- â « Media Urban », sur media.urban.brussels (consultĂ© le )
