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James Christie

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James Christie
Portrait de James Christie (1778) par Thomas Gainsborough, Getty Center[1]
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Période d'activité
Enfants
Charles Christie
James Christie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

James Christie (1730-1803) est marchand d'art britannique d'origine écossaise, fondateur de la société de vente aux enchères Christie's.

Après avoir été dans la Royal Navy jusqu'à l'âge de 20 ans, James Christie débute comme vendeur-commis puis expert en livres anciens à Londres, d'abord chez Annesley à Covent Garden, puis sur Wardour Street, et se taille bientôt une réputation parmi les bibliophiles anglais et les salles de ventes spécialisées en ce domaine[2].

Il inaugure une salle de ventes aux enchères le , sur Pall Mall à Londres, dans les anciens locaux du libraire et marchand d'estampes Richard Dalton. Il aura deux associés, d'abord Ansell (de 1777 à 1784), puis en 1797, un duo de partenaires, Sharp et Harper[3].

En 1769, il devient, avec Henry Bate-Dudley, l'un des propriétaires du Morning Chronicle, ce qui lui permet d'annoncer ses ventes aux publics[4].

À partir de 1779, il déménage sa salle à Schomberg House, voisin du peintre Thomas Gainsborough, son ami, qui fit son portrait en 1788, lequel resta exposé dans la salle de vente jusqu'en 1846. James est également lié à de nombreux autres artistes, dont Reynolds, Richard Wilson et David Garrick : ce dernier l'aida beaucoup à ses débuts, James rencontrant d'importantes difficultés financières, et l'acteur le chargea, après sa mort, de vendre son importante collection d'objets d'art, un événement qui lança ses affaires. Au fil des années, il acquiert la réputation d'être un homme d'honneur et intègre, surnommé « Princely-minded Christie ». À son décès, ses affaires ne sont pas vraiment florissantes, mais du moins, il échappe à la faillite[5].

En 1790, James Christie est au cœur de la vente de la collection de la maison d'Orléans[6], lors d'une première opération qui échoue ; c'est Michael Bryan qui finit par réaliser la vente en 1801 à Londres[7].

Son fils aîné James, dit « le jeune » (1773-1831) lui succède à la tête de la maison de vente en 1803 et donne au Christie's Great Rooms un élan important.

Marié deux fois, il est par ailleurs le père de l'explorateur Charles Christie.

Notes et références

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  1. (en) Notice objet 70.PA.16, catalogue numérisé du Getty Center.
  2. Roberts, 1897, I, p. IX.
  3. Roberts, 1797, I, p. 11.
  4. Roberts, 1797, I, p. 8.
  5. Roberts, 1897, I, p. X.
  6. Victor Champier et Gustave-Roger Sandoz, Le Palais-Royal d'après des documents inédits (1629-1900), Paris, Société de propagation des livres d'art, 1900, p. 446sur Gallica
  7. (en) Reproduction du catalogue de la vente de 1801 [PDF] (en)A catalogue of the celebrated assemblage of capital pictures, brought from Paris, principally from Mr. Robit's famous collection and other distinguished cabinets : which will be exhibited for sale by private contract, on Friday, the 6th of November, 1801, and following days, at Mr. Bryan's Gallery, Getty Research Institute.

Bibliographie

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  • (en) Leslie Stephen (éditeur), Dictionary of national biography, Smith, Elder, & co., tome 10, 1887.
  • (en) William Roberts, Memorials of Christie's: a record of art sales from 1766 to 1896, Londres, G. Bell and Sons, 1897, deux tomes — lire en ligne.

Liens externes

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