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Leonard Bloomfield

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Leonard Bloomfield
Biographie
Naissance
Chicago, IL, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 62 ans)
New Haven, CT,Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Thématique
Formation Université Harvard, Université du Wisconsin à Madison, Université de Chicago, Université de Leipzig, Université de Göttingen et Harvard CollegeVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Linguiste, pédagogue et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de Chicago, Université Yale, Université de Cincinnati, Université de l'Illinois et Université d'État de l'OhioVoir et modifier les données sur Wikidata
Intérêts Behaviorisme
Sanskrit
Langues algonquines
Idées remarquables Distributionnalisme
Analyse en constituants immédiats
Œuvres principales An Introduction to the Study of Language (1914)
Language (1933)
Adjectifs dérivés bloomfieldien, bloomfieldienne
Membre de Société américaine de philosophieVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteurs associés
Influencé par Pāṇini
B.F. Skinner
Partisans
(A influencé)
Zellig Harris
Maurice Gross

Leonard Bloomfield ( - ) est un linguiste américain qui a mené à un grand développement de la linguistique structurale aux États-Unis dans le courant des années 1930 et 1940. Il est considéré comme le père fondateur du distributionnalisme. En 1914, Leonard Bloomfield écrit An Introduction to the Study of Language qui sera titré Language à partir de son édition de 1933, destinée à un large public, dans laquelle il présente une description approfondie de la linguistique de son temps[1]. Leonard Bloomfield a également porté d'importantes contributions à l'étude historique des langues indo-européennes ainsi qu'à la description des langues austronésiennes et algonquiennes.

L'approche linguistique initiée par Bloomfield a été caractérisée par une affirmation de bases scientifiques claires pour la linguistique[1]. Après avoir été en contact avec les grammaires formelles du sanskrit et la linguistique européenne, Bloomfield adhère en effet au behaviorisme de B.F. Skinner. De ce mariage entre linguistique et behaviorisme naîtra le distributionnalisme, considérant les faits de langue du point de vue du comportement et mettant en particulier l'accent sur des démarches d'analyse formelle du langage sur des bases inductives. L'influence de la linguistique structurale bloomfieldienne a progressivement décliné dans les années 1950 et 1960, tandis que la théorie de la grammaire générative développée par Noam Chomsky était en plein essor.

Enfance et éducation

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Leonard Bloomfield est né à Chicago (Illinois) le . La famille de son père, Sigmund Bloomfield, s'est installée aux États-Unis alors que ce dernier était encore enfant, en 1868; c'est à leur arrivée dans le pays que le nom de famille originel de Blumenfeld est anglicisé en Bloomfield[2]. L'oncle de Leonard, Maurice Bloomfield, devient par la suite un éminent linguiste de l'université Johns-Hopkins[3],[4], et sa tante, Fannie Bloomfield Zeisler, une pianiste-concertiste réputée[3]. En 1896, la famille du jeune Leonard déménage de Chicago à Elkhart Lake (Wisconsin), ville dans laquelle il entre à l'école primaire. Mais au moment d'entrer en secondaire, sa famille retourne à Chicago[5].

Leonard Bloomfield poursuit son parcours scolaire secondaire au Harvard College de 1903 à 1906, recevant pour son diplôme la mention A.B.[4]. Il entreprend alors des études supérieures à l'université de Wisconsin-Madison, dans laquelle il suit des cours d'allemand et de philologie germanique, complétant son programme par plusieurs cours dans d'autres langues indo-européennes[6]. Une rencontre avec l'indo-européaniste Eduard Prokosch, professeur à l'université du Wisconsin, convainc Bloomfield de poursuivre une carrière en linguistique[4].

En 1908, Leonard Bloomfield se rend à l'université de Chicago, dans laquelle il fréquente notamment des cours données par Frances A. Wood and Carl Darling Buck. C'est Frances A. Wood en personne qui dirigera sa thèse de doctorat, intitulée A semasiologic differentiation in Germanic secondary Ablaut, qu'il présente avec succès en 1909. Entre 1913 et 1914, il décide de prolonger ses études en Allemagne, aux universités de Leipzig et de Göttingen, des études complémentaires en Europe étaient en effet requises pour être promu à un poste d'assistant en linguistique à l'université d'Illinois[7]. Il a pour professeurs d'importants indo-européanistes de tradition néogrammairienne, tels qu'August Leskien, Karl Brugmann, ou encore Hermann Oldenberg, spécialiste du sanskrit védique. Bloomfield a également l'occasion de rencontrer à Göttingen le spécialiste du sanskrit Jacob Wackernagel, dont on considère que ce dernier a eu, avec la tradition d'analyse grammaticale rigoureuse associée à Pāṇini, une influence importante sur les travaux de Bloomfield, tant au niveau de son approche historique que dans ses travaux plus tardifs de linguistique descriptive[8],[9].

Carrière professionnelle

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Durant sa carrière académique, William Bloomfield a occupé les postes suivants :

– répétiteur d'allemand à l'université de Cincinnati (1909-1910) ;
– répétiteur d'allemand à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign (1910-1913) ;
– professeur adjoint de philologie comparée et d'allemand, également de l'université de l'Illinois (1913-1921) ;
– professeur ordinaire d'allemand et de linguistique à l'université d'État de l'Ohio (1921-1927) ;
– professeur de