Minangkabaus
مينڠكاباو
| |
6 462 713 |
|---|---|
| |
891 000 |
| Population totale | 8 000 000 |
| Langues | Minangkabau, Indonésien |
|---|---|
| Religions | Islam sunnite |
| Ethnies liées | Malais, Aneuk Jamee |
Les Minangkabaus (en jawi : مينڠكاباو), parfois appelés Minang, sont un groupe ethnique originaire de la province de Sumatra Ouest en Indonésie. Ils sont le groupe ethnique majoritaire de cette province. Ils sont également majoritaires dans l'état de Negeri Sembilan en Malaisie en raison de migrations datant du XVe siècle.
En Indonésie, environ un tiers des Minangkabaus habitent en dehors de leur province d'origine. Leur diaspora est très présente dans les provinces de Riau, Bengkulu, Jambi, Sumatra Nord, Aceh et Jakarta ainsi que dans les grandes villes indonésiennes. En Malaisie, leur diaspora est présente dans les états de Selangor et Pulau Pinang.
Les Minangkabaus adhèrent presque tous à l'islam sunnite et à l'école de jurisprudence chaféite. Ils constituent également la plus grande société matrilinéaire du monde.
Étymologie du nom
[modifier | modifier le code]Selon une étymologie populaire, le nom minangkabau viendrait des mots minang (« gagner ») et kabau (« buffle ») en langue minangkabau et signifierait « buffle victorieux ».
Cette étymologie populaire est liée à une légende locale faisant état d'une dispute entre les Minangkabaus et un royaume étranger, parfois identifié comme Majapahit, dont les dignitaires étaient arrivés par la mer pour les conquérir. Pour éviter une guerre, les locaux ont proposé de faire se battre à mort deux buffles, chacun choisi par une des parties. Le buffle gagnant accorderait ainsi le contrôle du territoire minangkabau à sa partie[1],[2].
Les étrangers envoyèrent un buffle grand et agressif, mais les Minangkabaus rusèrent en envoyant un bébé buffle affamé, dont les cornes avaient été aiguisées de façon à être aussi tranchantes que des lames de couteau. En voyant le buffle adulte, le bébé courut vers lui espérant du lait. Le grand buffle ne ressentit aucune menace et ne réagit point. Quand le bébé chercha une éventuelle mamelle sous le ventre de son adversaire, il le blessa mortellement avec ses cornes aiguisées, apportant ainsi la victoire au peuple Minangkabau[1],[3].
La victoire du buffle minangkabau, victoire de la ruse sur la force brute, aurait inspiré les habitants de la région à choisir le nom de minangkabau (buffle victorieux)[3]. Cette légende est rapportée dans la littérature minangkabaue[1],[2] et dans une chronique des sultans malais de Pasai datang du XIVe siècle[4].
Au XXe siècle, plusieurs historiens proposent des étymologies alternatives[5]. Quel que soit l'origine du nom des Minangkabaus, qui ne peut pas être connue avec certitude[6], leur nom est connu depuis le XIVe siècle. En effet, en plus de la chronique de Pasai, plusieurs chroniques javanaises de la même époque, dont le Nagarakertagama en 1365, emploient le nom de « Minangkabwa » pour désigner le pays Minangkabau[6],[7] et une chronique de la dynastie Ming de 1405 désigne la région sous le nom de « Mi-nang-ge-bu » (米囊葛卜)[8].
Histoire
[modifier | modifier le code]Pour rendre compte de l'histoire du peuple minangkabau, il existe des vestiges archéologiques et des inscriptions sur des pierres mais ils sont plutôt rares[9]. À partir du XIXe siècle, l'administration coloniale néerlandaise organise des recherches et produit des documents écrits sur les Minangkabaus de leur époque[10].
La littérature minangkabau, quant à elle, est beaucoup plus fournie et détaillée, mais elle mélange des éléments historiques et des éléments mythologiques[11]. Issue d'anciennes traditions orales, elle n'est mise par écrit qu'au XVIIe siècle, au moment où les Minangkabaus commencent à utiliser l'écriture[12]. Même si les sources issues de cette littérature ne peuvent pas être considérées comme historiques, elles peuvent ponctuellement appuyer la recherche[13].
Origine
[modifier | modifier le code]Des vestiges osseux retrouvés dans l'actuelle province de Sumatra Ouest, lieu d'origine des minangkabaus, suggère que le peuplement de la région a lieu il y a environ 73 000 à 63 000 ans. L'arrivée de ces premiers humains s'inscrit dans la première migration humaine hors d'Afrique, dont sont également issus les aborigènes d'Australie et les papous[14].
Néanmoins, il y a environ 4 500 à 2 000 ans, ces populations sont progressivement absorbées par des populations austroasiatiques et austronésiennes[15],[16],[17]. Les populations austroasiatiques partent du Vietnam et traversent la péninsule Malaise avant de rejoindre Sumatra. Les populations austronésiennes, quant à elles, partent de Taïwan et traverse les Philippines, Sulawesi et Bornéo avant de rejoindre Sumatra[16],[17]. Les austroasiatiques arrivent à Sumatra il y a environ 4 500 à 4 000 ans tandis que les austronésiens y arrivent il y a environ 4 000 à 2 000 ans[17].
D'après leur propre tradition orale, le premier territoire des Minangkabaus est dans les hautes terres de l'actuelle province de Sumatra Ouest, autour du volcan Merapi, et les zones côtières de l'Ouest ont été peuplées ultérieurement[18]. Néanmoins, ces traditions ne fournissent aucune chronologie précise. Divers outils préhistoriques datant d'il y a environ 3 400 à 2 900 ans ont été trouvés dans les hautes terres du territoire minangkabau mais aucun n'a été trouvé sur le littoral Ouest[19]. Par ailleurs, des vestiges archéologiques datant d'entre le VIIIe siècle et le XIVe siècle de notre ère suggèrent que les Minangkabaus rejoignaient l'océan via la côte Est de Sumatra en traversant les territoires malais de l'actuelle province de Jambi via le fleuve Batang Hari[20],[21]. Entre le XIIIe et le XIVe siècle, ils utilisaient cette voie pour exporter de l'or par bateau[21]. Néanmoins, deux siècles plus tard, au début du XVIe siècle, l'explorateur portugais Tomé Pires indique que les Minangkabaus exportent leur or via deux ports situés sur la côte Ouest de leur territoire[22]. C'est aussi la source la plus ancienne rapportant des établissements humains sur la côte Ouest du territoire minangkabau.
Premiers royaumes hypothétiques
[modifier | modifier le code]La littérature minangkabaue, issue de traditions orales mises par écrit au XVIIe siècle, fait état de plusieurs royaumes minangkabaus qui auraient existé entre le Ve siècle av. J.-C. et le XIVe siècle apr. J.-C. : les royaumes de Pasumayan Koto Batu, Lagundi Nan Baselo, Bukit Batu Patah, Bungo Satangkai, Dusun Tuo, Kandis et Koto Alang, ainsi que du sultanat de Kuntu Kampar[23]. Néanmoins, cette littérature mélange souvent des éléments historiques et des éléments mythologiques[11], ce qui limite sa fiabilité[13].
Parmi tous ces royaumes, celui de Kandis est le seul qui soit mentionné par une autre source que la littérature minangkabaue. Son nom est mentionné dans le Nagarakertagama, une chronique javanaise datant de 1365[7]. Au début du XXe siècle, les historiens néerlandais Gerret Rouffaer (id) et Louis Westenenk (id) estiment que Kandis se situait à Tanah Datar ou Kuantan Singingi[24].
Du VIIe au IXe siècle, le royaume de Sriwijaya diffuse le bouddhisme dans les territoires malais qu'il contrôle et celui-ci s'étend jusqu'au territoire minangkabau[25].
Dharmasraya
[modifier | modifier le code]Au XIe siècle, le royaume bouddhiste de Sriwijaya, qui contrôle la plupart de Sumatra, est affaibli par des attaques du royaume Chola, un royaume tamoul du sud de l'Inde[26]. En conséquence, au XIIIe siècle, le royaume de Dharmasraya, récemment fondé, contrôle les rives du fleuve Batang Hari, que Sriwijaya ne contrôle plus[27],[28].
Entre 1275 et 1293, le roi javanais Kertanagara de Singasari organise à Sumatra l'expédition Pamalayu (en) au cours de laquelle il découvre le royaume de Dharmasraya[29]. Les objectifs de cette expédition sont difficiles à connaître[29]. Elles visaient peut-être à étendre le territoire de Singasari, à chercher de nouvelles routes commerciales ou à répandre le bouddhisme tantrique (Sumatra était alors majoritairement bouddhiste mahayana)[30].
En 1286 le roi Kertanegara fait offrir une statue de lui-même au royaume de Dharmasraya[26]. Ceci est peut-être une marque de conquête[29] ou une marque d'alliance[31]. L'hypothèse d'une alliance entre les deux royaumes est étayée par le mariage d'un noble javanais, peut-être Adwayawarman (en), avec Dara Jingga (en), princesse du royaume de Dharmasraya. De ce mariage naît Adityawarman qui fondera le royaume de Pagaruyung[32],[33].
Kertanegara meurt assassiné en 1292. Son gendre Raden Wijaya (en) fonde le royaume de Majapahit, qui récupère les territoires de Singasari[33]. Adityawarman grandit alors dans la cour du royaume de Majapahit et devient gouverneur de Sumatra en 1339[34].
Pagaruyung
[modifier | modifier le code]Période bouddhiste
[modifier | modifier le code]En 1347, Adityawarman fonde le royaume de Pagaruyung à l'emplacement de l'ancien royaume de Dharmasraya[34]. Peu de temps après, il déplace sa capitale dans les hautes terres, dans l'actuel kabupaten de Tanah Datar, probablement pour éviter des affrontements directs avec Majapahit et exploiter l'or se trouvant dans la région[35]. Il contrôle le commerce maritime sur le fleuve Batang Hari et d'autres petits cours d'eau[36] et entretient des liens commerciaux avec la Chine et le sud de l'Inde[37].
Il répend bouddhisme tantrique dans la population minangkabaue[38],[39]. Plusieurs inscriptions sur des pierres lui attribuent le titre de Maharajadiraja (grand rois des rois)[40], titre qui témoigne d'un pouvoir important et suggère l'existence d'état tributaires subordonnés à son pouvoir[41]. Il décède en 1375 et son fils Ananggawarman (en) lui succède[42]. Il adhère également au bouddhisme tantrique[43]. En 1409, des troupes de Majapahit tentent d'attaquer Pagaruyung près de Sawahlunto mais elles sont repoussées et rebroussent chemin[44]. Ananggawarman décède en 1417[42] et le nom de son successeur n'est pas connu.
Islamisation
[modifier | modifier le code]Au XVe siècle, l'islam commence à se répandre dans la population minangkabaue[45]. Entre 1513 et 1515, l'explorateur portugais Tomé Pires rapporte que trois rois dirigent Pagaruyung et que l'un d'entre eux est musulman depuis 15 ans[45]. L'islamisation s'intensifie au XVIe siècle avec l'arrivée de cheikhs originaires d'Aceh et de Malacca[45]. Au XVIIe siècle, le royaume de Pagaruyung devient un sultanat[45].
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Au XVe siècle, des Minangkabau, attirés par les possibilités qu'offrait la prospérité du royaume de Malacca, s'installent sur la péninsule Malaise. Ils y fonderont l'État de Negeri Sembilan ("les neuf villages", le nagari étant le village coutumier minangkabau) qui est encore très influencé par la culture minangkabau.
Le pays Minangkabau a été le lieu de la guerre des Padri de 1821 à 1837.
Organisation sociale
[modifier | modifier le code]Organisation familiale
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Les Minangkabau sont la plus grande société matrilinéaire au monde[46]. Les femmes sont propriétaires de la terre, des biens immobiliers et mobiliers[47],[48], et les transmettent à leurs filles[49]. Les hommes n'ayant rien, ils sont contraints d'émigrer (merantau) s'ils veulent faire fortune. Toutefois, leur devoir est de faire profiter le village de leur réussite et ils s’occupent de la religion et des affaires politiques.
Les enfants portent le nom de clan (suku) de leur mère. L'homme qui en a la responsabilité n'est pas le père, mais l'oncle maternel (mamak). Pour le mariage, c'est la famille de la fille qui vient demander la main du garçon. En cas de divorce, la femme garde les enfants[50].
Religion et droit coutumier
[modifier | modifier le code]Religion
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La quasi-totalité des Minangkabaus adhère à l'islam sunnite de rite chaféite. L'islam s'est répandu pendant la période du royaume de Pagaruyung. Avant cela, les habitants de la région étaient probablement bouddhistes.
Adat
[modifier | modifier le code]L'adat, droit coutumier local, est lié à l'islam.
Langage
[modifier | modifier le code]Langues
[modifier | modifier le code]Le minangkabau, parfois appelé minang, est une langue classée dans le groupe « malais » des langues malaïques de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Bien que le minangkabau comporte des similitudes lexicales et grammaticales avec le malais et l'indonésien, il n'est pas intercompréhensible avec ces derniers. Il y a environ 8 millions de locuteurs.
L'indonésien est la langue véhiculaire de l'Indonésie. Elle est parlée par la majorité des minangkabaus, souvent en tant que seconde langue. Elle demeure la langue de l'administration, des médias et de l'éducation, et permet la communication entre les Minangkabaus et les autres groupes ethniques d'Indonésie.
Le tableau ci-dessous permet une comparaison entre quelques langues para-malaises, l'indonésien et le français :
| Pekal | apo | lawik | liek | kucing | lalui | ulah | kehas | manis | lutuik |
| Minangkabau | apo | lauiʔ | liaiʔ/caliaʔ | kuciang | pai | ula | kareh | manih | lutuiʔ |
| Mukomuko | apo | laut | liek | kucieng | paing | ula | kaqeh | manih | lutut |
| Urak lawoi' | nama | lawoiʔ | lihaiʔ | mi'aw | pi | ulal | kras | maneh | lutoiʔ |
| Indonésien | apa | laut | lihat | kucing | pergi | ular | keras | manis | lutut |
| Français | quoi | mer | voir | chat | partir | serpent | dur | sucré | genou |
Littérature
[modifier | modifier le code]Les Minangkabaus ont une tradition orale et une littérature écrite. Cette dernière se développe avec l'arrivée de l'écriture, d'abord en jawi (variante de l'alphabet arabe issue de l'islamisation), puis en alphabet latin. Après l'indépendance de l'Indonésie, les Minangkabaus contribuent à la littérature nationale en langue indonésienne.
Pratiques culturelles
[modifier | modifier le code]Cuisine
[modifier | modifier le code]Le tourisme normal et le tourisme culturel se sont développés dans l’ouest de Sumatra, profitant d’une tradition culinaire minang appréciée, richement épicée, diffusée dans toute l’Indonésie par les rumah makan Padang. Les plats les plus connus sont le rendang, le soto Padang (soupe), le sate Padang (brochettes) et le dendeng balado (bœuf en sauce pimentée).
Arts traditionnels
[modifier | modifier le code]- Randai ; théâtre traditionnel incluant associant drames, théâtre, chants, danse et silat, un art martial indonésien.
- Saluang (en) Jo Dendang (« flute de bambou et chant »).
- Talempong (en) (gong/carillon).
- Tari Payung[51] (« danse à l’ombrelle »).
- Tari Indang, danse traditionnelle.
- Pidato Adat (ou Sambah Manyambah ), discours solennels cérémonieux.
- Silek, un art martial.
- Un Randai exécuté dans une école de Padang Panjang.
- Saluang, musique traditionnelle.
Artisanat
[modifier | modifier le code]- Tissage, broderie.
- Bois découpé.
- Bijouterie (or, argent) notamment travaillée en filigrane et grains.
Architecture
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Le profil des toitures des grandes maisons traditionnelles de l’ouest de Sumatra dites rumah gadang (en) ( « grande maison » en minangkabau) représentent la courbe ascendante des cornes de buffles.
Ce style se retrouve dans les mosquées traditionnelles minangkabau, qui présentent en outre le toit à plusieurs étages qu'on retrouve également dans les temples balinais.
Répartition géographique
[modifier | modifier le code]Les minangkabaus habitent :
- en Indonésie[52] dans les hauts plateaux de la province de Sumatra occidental, dans les provinces voisines et dans les grandes villes du pays, où ils sont au nombre de 6 462 713 habitants en 2010.
- en Malaisie, dans l'État de Negeri Sembilan, où ils sont 891 000 habitants.
- « Agnès Molia, Terres de femmes, 2019, 53' » [vidéo], sur arte.tv via Internet Archive
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 (id) Mochtar Naim, Merantau Pola Migrasi Suku Minangkabau, Jakarta, T. Raja Grafindo Persada, (ISBN 978-979-769-536-1)
- 1 2 Hardi 2020, p. 2.
- 1 2 (id) Putri Citra Hati, « Dakwah Pada Masyarakat Minagkabau », Islamic Comunication Journal, vol. 3, no 1, , p. 109
- ↑ (my) Ahmat Adam, Hikayat Raja Pasai: Ditransliterasi dan disunting oleh Ahmat Adam, Petaling Jaya, Vinlin Press Sdn. Bhd., (ISBN 978-967-2165-62-0, lire en ligne), p. 95-96
- ↑ Hardi 2020, p. 2-3.
- 1 2 Hardi 2020, p. 3.
- 1 2 (id) Nanang Saptomo, « Permukiman kuna di kawasan Way Sekampung, Lampung, pada masa Śriwijaya », AMERTA, Jurnal Penelitian dan Pengembangan Arkeologi, vol. 31, no 2, , p. 125-126 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Geoff Wade, « Mi-nang-ge-bu », sur Southeast Asia in the Ming Shi-lu: an open access ressource
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 32-33.
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 33.
- 1 2 Sjarifoedin 2011, p. 33-34.
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 34.
- 1 2 Sjarifoedin 2011, p. 36.
- ↑ (en) Kira Westaway et al., « An early modern human presence in Sumatra 73,000–63,000 years ago », Nature, vol. 548, , p. 322-325
- ↑ (en) Hugh McColl et al., « The prehistoric peopling of Southeast Asia », Science, vol. 361, no 6397, , p. 88-92
- 1 2 (en) Nenggih Susilowati, « Characteristic of Prehistoric Austronesian Pottery Around Lake Singkarak, Solok, West Sumatra », KALPATARU, vol. 32, no 2, , p. 83-96
- 1 2 3 (en) Truman Simanjuntak, « The Western Route Migration: A Second Probable Neolithic Diffusion to Indonesia », dans Philip J. Piper, Hirofumi Matsumura, David Bulbeck, New Perspectives in Southeast Asian and Pacific Prehistory, ANU Press, (ISBN 9781760460952, lire en ligne), p. 201-212
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 10.
- ↑ (en) Mai Lin Tjoa-Bonatz, « Conclusion », dans Mai Lin Tjoa-Bonatz, A View from the Highlands: Archaeology and Settlement History of West Sumatra, Indonesia, Mai Lin Tjoa-Bonatz, , 234 p. (ISBN 9789814843010)
- ↑ (en) Eka Asih Putrina Taim, « Pulau Sawah: The Oldest Ancient Shrine from Hindu Buddha Period in Upstream Batanghari River West Sumatera », dans Nuria Haristiani, Yulianeta Yulianeta, Proceedings of the Sixth International Conference on Language, Literature, Culture, and Education (ICOLLITE 2022), Atlantis Press SARL, (ISBN 9782494069916, lire en ligne), p. 162-171
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- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 163-170.
- ↑ (en) Theodoor Pigeaud (trad. du néerlandais par Theodoor Galestin), Java in the 14th century: a study in cultural history - book IV : commentaries and recapitulation, La Hague, Instituut Clingendael, (lire en ligne), p. 30
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 323-324.
- 1 2 Sjarifoedin 2011, p. 200.
- ↑ (en) George Cœdès, The Indianized states of Southeast Asia, University of Hawaii Press, (ISBN 978-0-8248-0368-1, lire en ligne)
- ↑ (id) Raden Benedictus Slamet Muljana, Sriwijaya, Yogyakarta, LKiS Pelangi Aksara, (ISBN 9789798451621, lire en ligne), p. 145
- 1 2 3 Sjarifoedin 2011, p. 206.
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 206-207.
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- 1 2 Sjarifoedin 2011, p. 209.
- 1 2 Sjarifoedin 2011, p. 187.
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- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 215.
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 324.
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 214.
- ↑ (en) Dineschandra Sircar, Indian Epigraphal Glossary, Motilal Banarsidass Publishing House, (ISBN 9788120805620)
- 1 2 Sjarifoedin 2011, p. 184.
- ↑ (en) Natasha Reichle, Violence and Serenity: Late Buddhist Sculpture from Indonesia, University of Hawaii Press, (ISBN 9780824829247), p. 139
- ↑ Sjarifoedin 2011, p. 216.
- 1 2 3 4 Sjarifoedin 2011, p. 220.
- ↑ « Culture : Les Minangkabau », sur Rimba.
- ↑ « Matriarcat Minangkabau (Indonésie) : élite nationale et résistance de la Déesse face à l’islam », sur Le Mouvement Matricien, .
- ↑ Mircea Austen, « Les sociétés matriarcales à travers le monde », sur Madmoizelle.com, .
- ↑ Béatrice Romant-Amat, « Les Minangkabau d’Indonésie, un islam atypique et féminin », sur Le Nouvel Obs via Internet Archive, .
- ↑ Bobby Batara, « En Indonésie, les mariages interconfessionnels sont difficiles mais pas impossibles », sur Common Ground, .
- ↑ Le Payung mesikhat (en) est une ombrelle
- ↑ « Le pays Minangkabau », sur talisman-asia.com via Internet Archive.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Sources et bibliographie
[modifier | modifier le code]- Rurmidar Reibaud, Parlons Minangkabau (Sumatra), L'Harmattan, (ISBN 978-2-7475-7762-5).
- (id) Etmi Hardi, Minangkabau : perkembangan sejarah dan kebudayaan, Depok, PT RajaGrafindo Persada, (ISBN 978-623-231-605-8)
- (id) Amir Sjarifoedin, Minangkabau : dari Dinasti Iskandar Zulkarnain sampai Tuanku Imam Bonjol, Jakarta, PT. Gria Media Prima, (ISBN 978-979-3101-22-4)
Filmographie
[modifier | modifier le code]- Patrick Profit, Nora Trisna, femme en pays Minang, 2010 [1].
- Patrick Profit, Un monde, des femmes, 2014[2].
- ↑ « Nora Trisna, femme en pays Minang », sur France 5.
- ↑ « Un monde, des femmes », sur France 5.
