Riantec
| Riantec | |||||
Église Sainte-Radegonde. | |||||
Héraldique |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Morbihan | ||||
| Arrondissement | Lorient | ||||
| Intercommunalité | Lorient Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Gaëtan Malardé 2026-2032 |
||||
| Code postal | 56670 | ||||
| Code commune | 56193 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Riantécois | ||||
| Population municipale |
5 865 hab. (2023 |
||||
| Densité | 417 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
184 853 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 42′ 42″ nord, 3° 18′ 33″ ouest | ||||
| Altitude | 5 m Min. 0 m Max. 35 m |
||||
| Superficie | 14,06 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Riantec-Locmiquélic (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Lorient (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Hennebont | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.riantec.com | ||||
| modifier |
|||||
Riantec [ʁijɑ̃tɛk] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.
Ses habitants sont appelés les Riantécois ou localement les « Culs-salés » (en référence à la pêche à pied pratiquée dans la petite mer de Gâvres).
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La ville de Riantec est une commune de la première couronne de l'agglomération lorientaise. Située outre-rade, elle est distante de cinq kilomètres à vol d'oiseau de Lorient et de dix-neuf kilomètres par la route. Au sud, la presqu'île de Gâvres protège Riantec de l'océan Atlantique, via la petite mer de Gâvres.
Les communes limitrophes sont Gâvres, Locmiquélic, Merlevenez, Plouhinec et Port-Louis.
Description
[modifier | modifier le code]Riantec est une commune au relief peu accidenté, marquée d'abord par sa situation littorale avec ses 9 kilomètres de côtes et ensuite par ses caractéristiques rurales.
Le littoral est très découpé, marqué principalement par l'estuaire ou ria du Riant, pourtant un minuscule fleuve côtier qui sépare le bourg de la presqu'île de Kerner d'une part, par la baie et vasière de Saint-Léon, partagée avec la commune voisine de Plouhinec, d'autre part. La frange littorale, qui occupe la majeure partie de la rive nord de la Petite mer de Gâvres, est rythmée par les marées formant un plan d’eau à marée haute et une vaste étendue d’estrans sablo-vaseux (schorre) à marée basse. Deux îles, l'île de Kerner et l'île aux Pins, très basses et dont de larges parties n'émergent qu'à marée basse, l'estran occupant une large surface, sont accessibles à pied à marée basse.
Le littoral est ainsi décrit par Marcel Brunet : « Lorsqu'on pénètre dans la mer de Gâvres en suivant la côte nord, dès qu'on a quitté les dernières maisons de Locmalo, commencent des falaises granulitiques qui, sans interruption, se prolongent jusqu'à Kerfaut, c'est-à-dire sur plus de 4 km. (...) Les parois des falaises sont revêtues d'un épais manteau d'arène blanc gris (...) [qui] atteint une épaisseur de 1 m à 1 m 50 ; au-dessus s'étalent des lits de galets (...). L'ensemble est couronné de sable et de terre. (...) Près de Riantec la falaise, plus haute, atteint parfois 4 mètres. (...) À Riantec se présente une langue de mer (...) qui s'enfonce dans les terres de près de 2 km. À marée basse, on voit s'élargir une vallée de 200 m à 300 m. À mi-chemin, l'érosion marine se trouve arrêtée par une chaussée artificielle qui sert de pont à la route. (...) À marée basse, la mer de Gâvres est presque totalement asséchée. (...) À marée haute la mer recouvre complètement la baie de Gâvres. Elle vient contre les falaises et les bat avec plus ou moins de violence. Son action destructrice est si considérable qu'on a dû édifier des murs de défense. Malheureusement ils résistent peu et sont bientôt enlevés par la mer. Ainsi, près de Stevins, un mur, construit à frais communs par des propriétaires côtiers, n'a pu les protéger contre l'éboulement. La défense est presque impossible »[1].
L'Île aux Pins, alors appelée Île Saint-Léon, est ainsi décrite en 1912 par le même Marcel Brunet : « Il s'élève près de Kerpun [Kerpuns] une île couverte de dunes, l'Île Saint-Léon, sur laquelle on avait construit autrefois. La mer la détruit chaque jour. Elle offre aujourd'hui l'aspect d'un plateau surmonté d'un seul arbre courbé par le vent, et frangé de petites falaises hautes de 20 cm à 30 cm. D'autres îles ont maintenant disparu »[2]. De nos jours cette île est beaucoup plus boisée, comme en témoigne son nom actuel.
- Marais maritime dans la partie sud-est de l'île de Kerner.
- Ancien parc ostréicole dans la partie ouest de l'île de Kerner.
- L'Île aux Pins : vue d'ensemble.
- L'Île aux Pins à marée basse vue des environs de Kerpuns.
La partie rurale de la commune, traversée seulement par des cours d'eau mineurs dont le Riant, a une structure essentiellement bocagère et présente de nombreux boisements, principalement au nord et à l'ouest du château de Kerdurand, ainsi que dans la partie nord-est de la commune, aux alentours de la chapelle Saint-Jean. Les altitudes restent modestes, s'élevant au maximum à 35 mètres au nord de Mané Branroc'h. Le finage communal est traversé par le petit fleuve côtier Riant, qui a sa source dans la commune voisine de Kervignac, et sert un temps de limite communale avec Merlevenez.
Entre ces deux espaces, s'est développé à partir d'entités distinctes - à savoir le centre bourg et d'anciens villages aujourd'hui agglomérés (Kerner, les Salles) - un tissu urbain continu structuré autour des principales voies de communication. Par ailleurs, de nombreux hameaux et éléments bâtis parsèment la partie rurale du territoire riantecois.
Le risque de submersion marine
[modifier | modifier le code]Selon un index global correspondant à l'agrégation de cinq critères[Note 1] effectué en 2011 par l'Observatoire national des risques naturels[Note 2], Riantec est, après Carnac et Damgan, la troisième commune du Morbihan la plus exposée au risque de submersion marine avec 28,40 % de sa population totale concernée (soit 1 391 personnes) et 8,31 hectares de bâti exposé au risque de submersion[3].
Géologie
[modifier | modifier le code]Riantec fait partie des communes classées à risque maximal pour le retrait-gonflement des argiles (susceptible d'engendrer des fissures importantes dans les constructions) par Géorisques[4].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau le Riant et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Stervins, d'une superficie totale de 0,5 ha (0,52 ha sur la commune)[Carte 1],[6].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 904 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quéven à 12 km à vol d'oiseau[13], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,3 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,1 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Riantec est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Institut national de la statistique et des études économiques en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Riantec-Locmiquélic[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 6],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[18]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[21]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[22].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]
Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Tissu urbain discontinu | 24,7 % | 357 |
| Terres arables hors périmètres d'irrigation | 12,4 % | 179 |
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 5,4 % | 78 |
| Systèmes culturaux et parcellaires complexes | 33,5 % | 483 |
| Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 2,6 % | 38 |
| Forêts de feuillus | 4,0 % | 57 |
| Forêts de conifères | 9,6 % | 138 |
| Forêts mélangées | 5,5 % | 79 |
| Landes et broussailles | 1,3 % | 19 |
| Forêt et végétation arbustive en mutation | 0,1 % | 1,5 |
| Zones intertidales | 0,9 % | 13,5 |
| Source : Corine Land Cover[23] | ||
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Riantec en 1323 et 1387, Rientec en 1391, Rantec en 1415, Rentec en 1423, Riendet en 1630, Riantek en 1636[24].
Joseph Loth signale un Riant en vieux breton, qui aurait signification de « parents », d'une des trois familles fondatrices[réf. souhaitée].
Alan J. Raude, dans une étude publiée sur le blog Ar Gedour, dit que le nom remonte au vieux-celtique *rîgantâkos, dérivé lui-même de *rigant- , royal. Supposant que Riantec soit une paroisse ancienne, on peut s'attendre à ce que son nom soit celui d'un saint qui ait patronné sa fondation, comme Allaire (Sant Alar), Elliant, Edern, etc. Mais on ne connait pas de « Saint Riantec ». Par contre, on trouve au pays de Galles un nom de même origine, celui de la mère de Saint Iltud (le patron de Ploerdut) : Riein-wlid, « Riein la pudique ». RIEIN vient de*Rîgantia, qui donne, en breton armoricain *Riant. D'autres noms de lieux bretons sont dérivés de Rïant : la Riantais en Petit-Auvergné (44), Les Riantières en Saint-Mars-la-Jaille (44), La Riandière en Gausson (22), La Riante en Plénée-Jugon (22), la Riandais en Bréal (35), la Riandière en Mécé (35). Riantec peut donc être une ancienne *Plebs Rîgantâca, « paroisse rïantienne » sous le patronage de la mère de Saint Iltud, Santez Rïant (comme Irvillac, Plebs Ermeliac, tient son nom de Ermel-Ervel). Le site donne une piste pour expliquer comment une sainte étrangère, Radegonde, est devenue patronne de la paroisse. La légende de la fontaine cultuelle raconte en effet que la source avait jailli au pied du cheval de la sainte. Une sainte cavalière, voilà qui est révélateur, car elle nous ramène vers une déesse de la religion druidique, EPONA, que l'on appelle aussi RIGANTONA et qui est bien connue en Galles sous le nom de Rhiannon (voir le conte mythologique de Pwyll, prince de Dyved). Pour Alan J. Raude, Il est clair que le nom de Rïant aura drainé vers la sainte des éléments du culte de Rigantona, et que même le nom de *Riganton a dû être utilisé en vieux-breton. Aussi, lorsque les clercs francisants du XIIe siècle ont cherché une remplaçante romano-franque pour cette sainte bretonne, Radegonde, leur a fourni une consonance approximative qui n'était pas pire que Hilaire pour Alar et Ignace pour Iniaw[25],[réf. à confirmer].
Rianteg en breton[réf. souhaitée].
Les Riantécois sont surnommés les « Culs-salés » : ce sobriquet viendrait de la pêche à pied : les femmes attendaient le dernier moment pour quitter la petite mer de Gâvres, se faisaient rattraper par la marée et souillaient leur jupe ; elles rentraient donc…le cul salÃ
