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Robert Minder

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Robert Minder
Fonction
Secrétaire général
Association française des amis d'Albert Schweitzer (d)
-
Biographie
Naissance
DécÚs
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Charles Robert MinderVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
ƒuvres principales
Hommage à Alfred Döblin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative.

Robert Minder, né le à Wasselonne dans le Bas-Rhin et mort le à Cannes, est un germaniste français, professeur au CollÚge de France.

La maison natale de Robert Minder, sur la place du Marché à Wasselonne.

Robert Minder naĂźt dans une famille protestante d’artisans et de commerçants originaire de Suisse, Ă©tablie en Alsace depuis 1647. La famille Minder parle le dialecte alsacien, mais chacun des parents maĂźtrise la langue française. Le Reichsland Elsass-Lothringen de l’époque Ă©tait germanophone.

Il frĂ©quente le gymnase Jean-Sturm de Strasbourg oĂč il obtient le baccalaurĂ©at avec mention en 1920. Pendant ses Ă©tudes il chante dans un chƓur dirigĂ© par Hans Pfitzner. Entre 1919 et 1921 il suit des cours de piano et de philosophie donnĂ©s par Albert Schweitzer, avec lequel il restera ami jusqu’à la mort de ce dernier.

Il est admis en 1921 Ă  l'École normale supĂ©rieure de Paris, oĂč Lucien Herr, Charles Andler et Henri Lichtenberger furent ses enseignants. Parmi ses condisciples se trouvent Alfred Kastler, Vladimir JankĂ©lĂ©vitch, Jean CavaillĂšs, Paul Nizan et Jean-Paul Sartre.

Avec d’autres Ă©lĂšves il fonde un « Groupe d’information internationale », montrant sa volontĂ© de rapprochement entre la France et l’Allemagne. Kurt Tucholsky, Thomas Mann, Heinrich Mann, Walter Mehring, Hugo von Hofmannsthal, Ernst Robert Curtius y sont ses condisciples. En 1925 Minder rencontre Alfred Adler avec lequel il s’occupe intensĂ©ment de psychologie individuelle.

En 1926, Robert Minder obtient son agrĂ©gation d’allemand et travaille jusqu’en 1933 comme professeur de lycĂ©e Ă  Grenoble. Il travaille Ă©galement comme lecteur d’allemand Ă  l’UniversitĂ© de Strasbourg oĂč il rencontre Marc Bloch, Lucien Febvre et Maurice Halbwachs.

En 1933 il devient professeur Ă  Nancy, au lycĂ©e puis Ă  l’universitĂ©. En 1936 il passe un doctorat Ă  Strasbourg avec comme thĂšse principale « Un poĂšte allemand : Ludwig Tieck (1773–1853) », sa thĂšse complĂ©mentaire traite de la pensĂ©e de Karl Philipp Moritz. Minder rencontre pour la premiĂšre fois Alfred Döblin en 1937 Ă  Paris et il se lie d’amitiĂ© avec lui.

Le dĂ©cĂšs soudain de sa premiĂšre Ă©pouse HĂ©lĂšne MĂ©gret plonge Minder dans une profonde crise personnelle dont il se rĂ©tablit seulement petit Ă  petit. Il obtient un poste de professeur Ă  l’universitĂ© de Nancy en 1938. En 1939 il se remarie avec Colette Audry dont il se sĂ©pare en 1945.

Pendant la Seconde Guerre mondiale Minder travaille Ă  Paris au « Commissariat gĂ©nĂ©ral de l'Information » sous la direction de Jean Giraudoux. Alfred Döblin et Kurt Wolff y travaillaient au mĂȘme moment. Ce commissariat avait pour rĂŽle de contrer la propagande allemande durant la « drĂŽle de guerre ». En 1940 Robert Minder est Ă©vacuĂ© Ă  Cahors. En 1943 alors qu’il est professeur Ă  Grenoble il entre dans la clandestinitĂ© en octobre, fuyant la Gestapo. En 1945 il reprend son poste Ă  Nancy.

Robert Minder cofonde le « ComitĂ© français d’échanges avec l’Allemagne nouvelle » en 1948 Ă  Paris. Cette mĂȘme annĂ©e le premier volume de sa monographie « Allemagnes et Allemands » paraĂźt. En 1949 il est dĂ©corĂ© chevalier de la LĂ©gion d'honneur. En 1950 il devient membre de l’AcadĂ©mie des sciences et des lettres de Mayence et obtient une chaire germaniste Ă  la Sorbonne. Il devient directeur littĂ©raire du journal « Allemagne d’aujourd’hui » et 1956 et un an plus tard il est nommĂ© Ă  la chaire de « Langues et littĂ©ratures d’origine germanique » au CollĂšge de France.

Au milieu des annĂ©es 1950 Robert Minder Ă©crit des essais traitant de culture et de l’histoire littĂ©raire. En parallĂšle de son activitĂ© d’enseignement il participe Ă  des Ă©missions abordant la littĂ©rature française et allemande dans des mĂ©dias allemands. En il invite Theodor W. Adorno pour trois cours au CollĂšge de France[1].

Robert Minder, affectĂ© par des problĂšmes de santĂ© durant les derniĂšres annĂ©es de sa vie meurt le d’une dĂ©faillance cardiaque dans un train entre Paris et Ventimiglia alors qu’il part en vacances.

Publications

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  • Wozu Literatur? Reden und Essays. Suhrkamp, Frankfurt am Main 1982, (ISBN 978-3518012758).
  • Dichter in der Gesellschaft. Erfahrungen mit deutscher und französischer Literatur. Suhrkamp, Frankfurt am Main 1982, (ISBN 978-3518365335).
  • Kultur und Literatur in Deutschland und Frankreich. FĂŒnf Essays. Suhrkamp, Frankfurt am Main 1987, (ISBN 978-3518368978).
  • Glaube, Skepsis und Rationalismus. Dargestellt aufgrund der autobiographischen Schriften von Karl Philipp Moritz. Suhrkamp, Frankfurt am Main 1991, (ISBN 978-3518276433).
  • Die Entdeckung deutscher MentalitĂ€t. Reclam, Leipzig 1992, (ISBN 978-3379014380).

Une bibliographie dĂ©taillĂ©e figure dans l’ouvrage de Albrecht Betz et Richard Faber (voir ci-dessous).

Hommages et décorations

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La plaque commémorative apposée sur sa maison natale à Wasselonne

Notes et références

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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