Aller au contenu

Takis Candilis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Takis Candilis
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Directeur des antennes et des programmes (en)
France Télévisions
-
Biographie
Naissance
(72 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Takis Candilis, né le , est un homme d'affaires français, également homme de télévision, producteur, réalisateur et directeur de programme.

Takis Candilis, d'abord rĂ©alisateur, devient producteur de tĂ©lĂ©vision en 1984, avec la sociĂ©tĂ© Prony productions (filiale de la GMF) avant de fonder Tara Productions en 1989. En 1992, il rejoint CamĂ©ras continentales, puis la sociĂ©tĂ© Ellipse (groupe Canal+) et, en 1995, Hamster production. En 1999, il entre Ă  TF1 comme directeur de la fiction, puis devient directeur gĂ©nĂ©ral adjoint chargĂ© de la fiction et des flux, ainsi que prĂ©sident de TF1 Production. Il quitte TF1 en , et rejoint le groupe LagardĂšre pour s'y occuper de la production audiovisuelle. En , il est nommĂ© directeur gĂ©nĂ©ral de Banijay Studios France, sociĂ©tĂ© de production de fictions françaises, filiale de Banijay Group. Il quitte ses fonctions en 2017 avant d'ĂȘtre nommĂ© Directeur gĂ©nĂ©ral chargĂ© de l'antenne et des programmes chez France TĂ©lĂ©visions[1].

Passionné de photo et de cinéma, il écrit à dix-sept ans, un scénario de court-métrage qui reçoit une subvention du CNC. Tout en passant son bac, il se lance dans la réalisation de son premier film.

Il se fait alors engager comme assistant dĂ©corateur sur plusieurs longs-mĂ©trages : Sweet Movie de DuĆĄan Makavejev, puis Le Sac de billes de Jacques Doillon, Les Galettes de Pont-Aven de JoĂ«l SĂ©ria et d'autres. Il s’initie en outre Ă  d’autres spĂ©cialitĂ©s enchaĂźnant les assistanats Ă  la photo ou au montage.

Dans le mĂȘme temps, il continue Ă  Ă©crire des scĂ©narios et Ă  rĂ©aliser de petits documentaires. En 1977, il rĂ©alise ainsi un deuxiĂšme court-mĂ©trage de fiction, hommage au film noir amĂ©ricain : Le Retour du privĂ©, film de 26 minutes en 35 mm noir et blanc. Ce film est remarquĂ© dans de nombreux festivals : Perspectives du cinĂ©ma français (Cannes 78), MontrĂ©al et Moscou 78, HyĂšres 78 et au Festival du Jeune CinĂ©ma de Trouville oĂč il remporte le Grand Prix.

Il enchaĂźne alors documentaires et films de commandes tout en continuant Ă  Ă©crire des fictions. Il s’engage aussi dans une organisation professionnelle, la SociĂ©tĂ© des rĂ©alisateurs de films oĂč il est Ă©lu successivement au poste de responsable du documentaire puis de trĂ©sorier. Il devient Ă©galement prĂ©sident du Festival international de documentaire de Lille.

En 1982, il produit et rĂ©alise un long-mĂ©trage pour le cinĂ©ma, Transit, avec Richard Bohringer, film sĂ©lectionnĂ© Ă  Perspectives du cinĂ©ma français au Festival de Cannes 1982 et qui fait l’ouverture du Festival du jeune cinĂ©ma d’HyĂšres 82.

AprÚs avoir écrit deux autres scénarios de long-métrage, il se lance définitivement dans le métier de la production.

Il fonde en 1985, pour le compte de la Garantie mutuelle des fonctionnaires et de la Fnac, deux sociétés de production Prony Production et Fac Communication, toutes deux chargées de la communication interne et externe des deux enseignes.

Il produit ainsi de nombreuses heures de programmes culturels qui sont diffusĂ©s sur les ondes de FR3, mais aussi des sĂ©ries documentaires et Les Enfants de la libertĂ©, une sĂ©rie d’animation pour le bicentenaire de la RĂ©volution française.

En 1988, il fonde avec Rachel Kahn, sa propre sociĂ©tĂ©, Tara Productions, filiale du Groupe Le Sabre, et spĂ©cialisĂ©e dans les programmes culturels. Il devient rapidement un des producteurs importants de La Sept. Il produit ainsi plusieurs dizaines d’heures de programmes concernant le théùtre, la musique, le ballet et l’opĂ©ra sous la forme de captations, de recrĂ©ations, ou de documentaires. Il produit aussi quelques fictions, ainsi qu’une sĂ©rie jeunesse et une autre d’animation.

Il rejoint, en 1990, CamĂ©ras Continentales, la plus importante sociĂ©tĂ© de production française spĂ©cialisĂ©e dans les programmes culturels, dont il devient le directeur adjoint avant d’en ĂȘtre le directeur gĂ©nĂ©ral.

Outre la supervision de la sociĂ©tĂ©, il produit en propre plus d’une vingtaine de recrĂ©ations d’opĂ©ras ou de ballets avec des partenaires comme Arte, la BBC, la NHK, Arts and Entertainment, la ZDF, Deutsche Gramophon ou Sony Classical. Il est aussi un des premiers Ă  rĂ©aliser des productions en Haute DĂ©finition 1250 lignes (systĂšme europĂ©en) ou 1125 (systĂšme japonais), dont il devient un des spĂ©cialistes europĂ©ens.

Il rejoint Ellipse (filiale du groupe Canal+) en 1994, comme responsable de la Fiction. Puis enfin, Hamster Productions, dont il devient, au cÎté de Pierre Grimblat, le directeur général en 1995.

Pendant 4 ans, il produit plus d’une centaine de films de fictions, unitaires, mini-sĂ©ries, mais aussi Ă©pisodes de sĂ©ries aussi comme L'Instit, Navarro ou Quai no 1. Pour le groupe AB, nouveau propriĂ©taire, il assainit financiĂšrement la sociĂ©tĂ© qui rencontre alors des grosses difficultĂ©s.

En , Étienne Mougeotte le contacte pour reprendre le poste de Claude de Givray, en partance pour la retraite, et devient directeur de la fiction de TF1[2].

En 2002, Patrick Le Lay le nomme directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de TF1[3] en plus de ses fonctions Ă  la fiction et lui confie la prĂ©sidence de TF1 Production[4] qui regroupe les sept filiales de production du Groupe TF1 : Glem et Quai Sud pour les variĂ©tĂ©s et le divertissement, TAP, pour les magazines d’information, YAGAN, qui produit les films d’aventures UshuaĂŻa, ALMA, production de tĂ©lĂ©films, ainsi que TPP et STUDIO 107.

En , il rejoint le groupe LagardĂšre[5] oĂč il occupe le poste de directeur gĂ©nĂ©ral de LagardĂšre Studios[6].

En 2010 il devient président de LagardÚre Studios[7] qui regroupe les activités de production et de distribution audiovisuelles de LagardÚre Active, soit plus de 18 sociétés.

En 2014, constitué de 24 sociétés et labels, LagardÚre Studios est le premier groupe de production audiovisuelle français[8].

En , il quitte LagardÚre Studios pour rejoindre le groupe de Stéphane Courbit, Banijay. Il devient ainsi Head of Scripted Drama Group, prenant en charge l'ensemble des sociétés de productions de fiction du groupe dans le monde, soit dans plus de 12 pays. Pour mémoire, Banijay a fusionné début 2016 avec Zodiak, créant ainsi le quatriÚme groupe mondial de production[9].

En , il remplace Xavier Couture et devient numéro deux du groupe France Télévisions en tant que directeur général délégué à l'antenne et aux programmes. Sa nomination est vivement critiquée mais il profite du soutien de Delphine Ernotte sous couvert de sa connaissance internationale du marché de la production[1].

AprÚs avoir profondément changé l'organisation du groupe de télévision, il quitte France Télévisions en . Il décide alors de revenir à son premiÚre passion : la réalisation. La société de production Roméo Drive, acquiert alors les droits d'un livre de Métin Arditi, publié chez Grasset en 2016 : L'Enfant qui mesurait le monde, et lui en confie l'adaptation en vue d'en produire un long-métrage de cinéma. AprÚs plus d'un an et demi d'écriture, en compagnie de ses co-auteurs Karim Boukercha et Samy Baaroun, le scénario est achevé et le montage financier bouclé. Le tournage commence en avec Bernard Campan dans le rÎle principal sur l'ßle de SpetsÚs en GrÚce[10].

Vie privée

[modifier | modifier le code]

Takis Candilis est le fils de l'architecte Georges Candilis, et le mari de la comĂ©dienne Babsie Steger. Il a deux enfants d’une prĂ©cĂ©dente union : Thalia et Georges-Pan.

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Réalisateur

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 « France TĂ©lĂ©visions : Takis Candilis, tout un programme », LibĂ©ration.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  2. ↑ Directeur de la Fiction de TF1
  3. ↑ La direction de l'antenne se rĂ©organise, Nouvel Obs, 14 novembre 2006
  4. ↑ la prĂ©sidence de TF1 Production
  5. ↑ Takis Candilis, chargĂ© des programmes de TF1, quitte la chaĂźne, Le Monde, 4 mars 2008
  6. ↑ Takis Candilis, prĂ©sident de LagardĂšre Entertainment, StratĂ©gies, 31 aoĂ»t 2010
  7. ↑ « LagardĂšre Entertainment : Takis Candilis succĂšde Ă  Arnaud Molinié », sur StratĂ©gies,
  8. ↑ « Takis Candilis, prĂ©sident de LagardĂšre Entertainment : il faut taxer Google et travailler avec YouTube », sur Edition mutimĂ©di@,
  9. ↑ « Takis Candilis, patron de LagardĂšre Studios, partirait chez Banijay », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  10. ↑ « Premier clap pour le nouveau film de Takis Candilis », sur Le Film Français (consultĂ© le )
  11. ↑ DĂ©cret du 14 mai 2004 portant promotion et nomination , LĂ©gifrance, 15 mai 2004
  12. ↑ Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres juillet 2009, Ministùre de la Culture et de la Communication, 12 avril 2010
  13. ↑ CĂ©rĂ©monie de remises d'insignes Ă  Takis Candilis, Jacques Malaterre, Muriel RosĂ© et Colette Gervais, MinistĂšre de la Culture et de la Communication, 14 mars 2012
  14. ↑ L'Enfant qui mesurait le monde sur Unifrance

Liens externes

[modifier | modifier le code]