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Tirailleur

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Les tirailleurs, gravure de 1840.

Un tirailleur est un fantassin faisant partie des unités légères de l'infanterie.

Le mot tirailleur a deux significations dans le domaine militaire.

C'est une tactique de combat de l'infanterie, souvent pratiquée par des troupes légères qui se déploient devant le front des troupes, pour harceler l'ennemi, selon les époques avec des armes de jet ou des armes à feu, en tirant fréquemment et sans ordre.

Débarquement à Cotonou de tirailleurs sénégalais en 1892.

Cette méthode de combat a aussi donné son nom à certaines unités de l'infanterie légère qui la pratiquaient dans différentes armées. À partir du XIXe siècle, l'armée française a formé beaucoup de ces unités, équipées légèrement, dans les colonies. Il y eut ainsi des tirailleurs en Afrique du Nord, en Afrique noire, en Indochine. Il y eut aussi des Tirailleurs corses en Corse.

Le mode d'action du tirailleur s'oppose à celui de l'infanterie de ligne qui combat en rang et dont les feux peuvent être commandés suivant les usages. Une plus grande autonomie est donc accordée au tirailleur qui échappe au commandement direct de son état-major. Charles Ardant du Picq remarque ainsi : « Nombre d'auteurs, nombre de militaires recommandables nous présentent les tirailleurs en grande bande comme un résultat voulu, prémédité de certaines nécessités de la guerre. Demandez-leur cependant quelques idées nettes, précises, sur ce mode d'action, et vous verrez que ce mot de tirailleurs en grande bande n'est autre chose qu'un euphémisme, mis pour désordre absolu. »[1]

Enfin, il semblerait qu'il soit à préciser que l'étymologie du mot soit à chercher dans le verbe tirailler (dans son acception de harceler) et non dans l'expression « tire ailleurs ».

Tirailleurs de l'Armée française

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Lieutenant et tirailleur du 4e régiment de tirailleurs tunisiens (1917).

Afrique du Nord

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Les tirailleurs nord-africains appartenaient à l'Armée d'Afrique.

Décorations des régiments

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Pour les décorations et les citations, les régiments de tirailleurs nord-africains sont avec les Zouaves parmi les plus décorés de l'armée française.

Même s'ils ne furent pas à strictement parler des Tirailleurs, il convient également de mentionner les Goums marocains, tant ces fantassins participèrent étroitement aux opérations dans lesquelles les Tirailleurs furent impliqués surtout lors de la Seconde Guerre mondiale.

À ce jour[Quand ?], sur les 34 drapeaux d'Infanterie de l'armée française décorés de la Légion d'honneur, 8 sont des régiments de fantassins nord-africains. Sur les 4 drapeaux de régiments de l'Armée française décorés à la fois de la Légion d'honneur et de la Médaille Militaire on compte un régiment de tirailleur, le 2e R.T.A[2],[3],[4].

Au cours de la Première Guerre mondiale, les faits d'armes des fantassins nord-africains leur valurent les plus hautes distinctions. Ils obtiennent plus de 20 % des plus hautes distinctions décernées (Drapeaux décorés de la Légion d'honneur ou de la Médaille militaire et fourragères rouges à la couleur de la Légion d'Honneur) alors que leurs effectifs au combat ne représentent à la fin de la guerre que 2 % du total des combattants[5],[6].

Au cours de cette guerre, au total, environ 815 régiments de toutes les armes ont été engagés par la France. Sur les 19 régiments d'infanterie qui ont eu leur drapeau décoré de la Légion d'honneur ou de la Médaille militaire on dénombre 4 régiments de tirailleurs[7]. Sur les 17 régiments (et 6 bataillons) qui ont reçu la fourragère à la couleur de la Légion d'honneur (au moins 6 citations à l'ordre de l'Armée) on dénombre également 4 régiments de tirailleurs.

En outre, les 16 régiments de Tirailleurs nord-africains en activité au ont tous obtenu la fourragère (au moins 2 citations à l'ordre de l'Armée) totalisant 62 citations à l'ordre de l'armée[8]; 7 reçurent la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre[9], 5 la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire[10] et 4 fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur[11],[12],[13].

Durant la Seconde Guerre mondiale, sur 36 régiments d'infanterie qui reçurent la fourragère (au moins deux citations à l'ordre de l'Armée), 14 sont des régiments de fantassins nord-africains (10 de tirailleurs et 4 Tabors marocains)[14].

Deux régiments, les 4e R.T.T et 7e R.T.A ont été cités au moins 10 fois à l'ordre de l'armée de 1914 à 1945 et comptent parmi les plus décorés de l'Armée française[8].

Il n'y a pas de liaison directe entre le port d'une fourragère et l'attribution au drapeau de la décoration correspondante car c'est uniquement le nombre de citations à l'ordre de l'Armée qui est pris en compte pour l'attribution de la fourragère à une unité.

Fourragères
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Certificats délivrés à un caporal dans le tirailleurs algériens pour la Médaille commémorative de la bataille de Verdun
Guerre d'Indochine
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Citations collectives
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Première Guerre mondiale
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Les 16 régiments de tirailleurs nord-africains (dont 2 mixtes zouaves-tirailleurs qui ont conservé l'appellation mixte sans l'être) en activité au ont obtenu 62 citations à l'ordre de l'armée (sans compter les citations obtenues par les bataillons et les compagnies) au cours de la Première Guerre mondiale. Le décret du a également attribué la Légion d'honneur aux drapeaux des 4e, 7e RMT et 4e RMZT et la médaille militaire au drapeau du 2e RMT déjà décoré de la Légion d'honneur.

Seconde Guerre mondiale
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Les régiments de tirailleurs nord-africains et les quatre groupements de tabors marocains ont obtenu 46 citations à l'ordre de l'armée au cours de la Seconde Guerre mondiale (sans compter les citations obtenues par les bataillons et les compagnies), soit 36 pour les régiments de Tirailleurs (11 lors de la campagne de France de 1939-1940, 2 lors de la campagne de Tunisie de 1942-1943, 12 lors de la campagne d'Italie de 1943-44 et 11 lors des campagnes de France et d'Allemagne de 1944-1945) et 10 pour les Groupements de tabors marocains.

Afrique subsaharienne

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