Val di Chiana
| Val di Chiana | |
Panorama du Val di Chiana vers Castiglion Fiorentino. | |
| Massif | Apennins |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Toscane |
| Provinces | Arezzo, Sienne |
| CoordonnĂ©es gĂ©ographiques | 43° 15âČ nord, 11° 49âČ est |
| Orientation aval | NNO-SSE |
| Longueur | 100 km |
| Type | Vallée fluviale |
| Ăcoulement | Canale Maestro della Chiana |
| Voie d'accĂšs principale | A 1 |
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Le Val di Chiana, Valdichiana, anciennement Valle del Clanis, en italien, est une vallée italienne d'origine tectonique dans laquelle se trouvent le lac de Chiusi et le lac de Montepulciano et dont le fond de la vallée est constitué d'importants résidus alluviaux comblés depuis le XIe siÚcle, comprise entre les provinces d'Arezzo et de Sienne, en Toscane, et entre celles de Pérouse et de Terni, en Ombrie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Le val di Chiana se prĂ©sente comme un sillon vallonnĂ© de 100 km de long et dâune superficie dâenviron 1 832 km2. La vallĂ©e sâavance du nord vers le sud entre la cuvette dâArezzo et la plaine dâOrvieto et recouvre le bassin hydrologique du canal de la Chiana, le principal cours dâeau qui naĂźt au lac de Montepulciano. Ă lâest, elle est dĂ©limitĂ©e par les versants des PrĂ©appennins oĂč sâĂ©lĂšvent les plus hauts reliefs de la rĂ©gion : l'Alta Sant'Egidio (1 057 m), le mont Lignano (837 m) et le mont Corneta (744 m). Ă lâouest, au contraire, elle arrive jusquâau val d'Orcia.
Le paysage est la plupart du temps vallonnĂ© avec une longue plaine Ă proximitĂ© du Canale Maestro della Chiana. Lâaltitude moyenne est dâenviron 405 m.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Autrefois traversĂ© par le Clanis (du latin clinus, penchĂ©, en pente), ancien affluent du Paglia, lui-mĂȘme affluent du Tibre, le Val di Chiana est aujourdâhui traversĂ© par le Canale Maestro della Chiana. Ce dernier, rĂ©cupĂ©rant presque entiĂšrement le parcours initial du Clanis, coule en sens contraire, c'est-Ă -dire du sud vers le nord et est un affluent de l'Arno.
Les autres cours dâeau ont, pour la plupart, un rĂ©gime torrentiel, souvent Ă sec pendant l'Ă©tĂ©, alors quâils subissent des crues importantes pendant les autres pĂ©riodes de lâannĂ©e. Ce sont de petits cours dâeau qui prennent leur source dans les montagnes pour ensuite se jeter dans le Canale Maestro della Chiana[1].
Climat
[modifier | modifier le code]Le climat du val di Chiana est typiquement continental avec des Ă©tĂ©s chauds et des hivers modĂ©rĂ©ment froids. Les tempĂ©ratures diurnes sont Ă©levĂ©es lorsque le ciel est dĂ©gagĂ©. Le printemps et lâautomne sont doux en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, avec, parfois, des pĂ©riodes de prĂ©cipitations (plutĂŽt entre septembre et dĂ©cembre). Les prĂ©cipitations neigeuses sont rares : d'habitude la neige tombe entre dĂ©cembre et janvier, mais elle ne tient dans la vallĂ©e que quelques jours.
Subdivisions géographiques
[modifier | modifier le code]Le val di Chiana peut ĂȘtre subdivisĂ© en respectant les provinces actuelles qui, de toute façon, conservent la rĂ©partition historique entre le territoire aretin aux mains de la famille des Medicis et celui aux mains de la rĂ©publique de Sienne : on a coutume en effet de faire la distinction entre le val di Chiana aretin et le val di Chiana siennois.
Val di Chiana arétin
[modifier | modifier le code]Par val di Chiana arĂ©tin on entend le territoire de la province dâArezzo comprenant les communes de :
- Arezzo
- Castiglion Fiorentino
- Civitella in Val di Chiana
- Cortona
- Foiano della Chiana
- Lucignano
- Marciano della Chiana
- Monte San Savino
Le val di Chiana arĂ©tin fait partie des quatre vallĂ©es historiques de la province dâArezzo : val di Chiana, Valtiberina, Casentino et Valdarno supĂ©rieur.
Val di Chiana siennois
[modifier | modifier le code]Par val di Chiana siennois on entend le territoire de la province de Sienne comprenant les communes de :
Superficie et démographie
[modifier | modifier le code]Voies de communication
[modifier | modifier le code]Le val di Chiana est reliĂ© au reste de la Toscane et de lâItalie. Il est traversĂ© dans sa longueur par lâautoroute du Soleil et compte seulement trois postes de pĂ©age : Val di Chiana (Ă Bettolle, sur la commune de Sinalunga), Monte San Savino et Arezzo. De San Zeno, localitĂ© sur la commune dâArezzo et proche du chef-lieu, commence une voie rapide qui traverse le val di Chiana aretin jusquâĂ Monte San Savino et Lucignano. En outre, Ă Bettolle passe la bretelle dâautoroute dans la direction de PĂ©rouse et de la Ombrie vers lâest et de Sienne, en traversant le val di Chiana siennois, Ă lâouest. De plus, les diverses agglomĂ©rations de la vallĂ©e sont reliĂ©es entre elles par un systĂšme routier performant.
- Voies ferrées
Le val di Chiana est parcouru dans sa longueur par Direttissima Roma â Firenze. ParallĂšlement Ă celle-ci, il y a le chemin de fer local qui conduit dâArezzo Ă Chuisi en passant par les gares de Castiglion Fiorentino et Terontola-Cortona. Une autre ligne de chemin de fer relie Arezzo Ă Sienne.
Histoire
[modifier | modifier le code]Formation morphologique de la vallée
[modifier | modifier le code]La vallĂ©e, d'origine tectonique avec extension Ă l'ouest et compression Ă l'est, s'est principalement formĂ©e au MiocĂšne. Au PliocĂšne, il Ă©tait presque entiĂšrement submergĂ© par la grande mer du PliocĂšne. Une fois retirĂ©e, dans le haut Villafranchiano (il y a environ deux millions d'annĂ©es), l'Italie centrale a abritĂ© de grands lacs, dont celui du bassin de Chiana qui a Ă©tĂ© Ă©phĂ©mĂšre car drainĂ© (au dĂ©but du PlĂ©istocĂšne) par l'Ă©rosion du seuil vallonnĂ© de ses eaux, pour prendre la forme d'un canyon traversĂ© par une riviĂšre, affluent des eaux du lac TrasimĂšne (dont la formation s'est terminĂ©e il y a 110 000 ans). Au PlĂ©istocĂšne, la vallĂ©e de Chiana Ă©tait un affluent des eaux de l'ancien lac de Quarata (c'est-Ă -dire de l'Arno) jusqu'Ă il y a 150 000 ans, Ă©tant le long de son cours le lac de Montepulciano et le lac de Chiusi, trĂšs profond, dont hydromĂ©trique « zĂ©ro » Ă©tait situĂ© Ă une altitude plus basse (20-25 mĂštres) que l'actuel. Son fond de vallĂ©e Ă©tait trĂšs creux au centre, avec une forme en « V » due Ă l'extension tectonique Ă l'ouest, Ă la compression Ă l'est et Ă l'Ă©rosion progressive dĂ©terminĂ©e par le transit de l'eau vers le sud, comme en tĂ©moignent les carottes et les Ă©tudes gĂ©ologiques, mĂȘme rĂ©centes, et a Ă©tĂ© sillonnĂ© par le soi-disant "Arno Tiberino" avant que ses eaux ne soient captĂ©es par le lit actuel vers Incisa et Florence. Il y a environ cent cinquante mille ans, l'Arno a trouvĂ© naturellement une nouvelle route (l'actuelle vers Florence) Ă la suite d'un glissement de terrain qui a provoquĂ© la continuation naturelle de son plan d'eau dans cette direction. Les Ătrusques ont probablement dĂ©posĂ© un goulet d'Ă©tranglement granitique le long du cours de l'Arno, prĂšs d'Arezzo, pour empĂȘcher les crues de l'Arno de toucher la plaine (habitĂ©e) d'Arezzo et aussi la riviĂšre Clanis dont le lit Ă©tait trĂšs creux et avait une pente suffisante pour assurer le transport de composants solides (245 m d'altitude dans la plaine de Chiani [ouest d'Arezzo, au nord, et 110 m d'altitude Ă Ciconia (dans la commune d'Orvieto) au confluent de la riviĂšre Paglia, pour le sud, sur une distance de 104 km. Le Clanis, affluent du Tibre, Ă©tait navigable et par son lit les anciens peuples italiques et les Ă©trusques atteignaient Rumon (Rome) et la Mer TyrrhĂ©nienne, et vice versa, les fleuves navigables Ă©tant les « autoroutes » et les grands axes de communication Ă l'Ă©poque archaĂŻque. Les cartes gĂ©ologiques montrent que les rĂ©sidus alluvionnaires, abondamment prĂ©sents dans le fond de la vallĂ©e, aujourd'hui complĂštement comblĂ©s et plats, remontent Ă l'HolocĂšne supĂ©rieur (pĂ©riode gĂ©ologique dans laquelle nous vivons), Ă©tant trĂšs rĂ©cent. Les eaux souterraines de la vallĂ©e suivent la tendance tectonique du nord (Arezzo) au sud (Tibre), tandis que la direction des eaux de surface a Ă©tĂ© modifiĂ©e par l'homme au cours des derniers siĂšcles. Les interventions humaines ont rendu le fond de la vallĂ©e totalement plat, entre San Zeno (Arezzo) et Parrano (dans la province de Terni), ainsi que surĂ©lever le fond de la vallĂ©e de plusieurs mĂštres, faisant de la zone de Chiusi Scalo la plus haute du Val di Chiana avec 250 mt s.l.v., avec une pente presque « nulle » des eaux et avec des risques hydrauliques et hydrogĂ©ologiques trĂšs Ă©levĂ©s. D'un point de vue gĂ©ologique, le bassin tectonique de Chiana ou « roche mĂšre » est un plan inclinĂ© qui part de Chiani Ă l'ouest d'Arezzo (point le plus haut) et atteint le Tibre prĂšs d'Orte (point le plus bas), incorporant la zone du TrasimĂšne.
Les premiers peuplements
[modifier | modifier le code]Des tĂ©moignages de premiers peuplements humains dans le val di Chiana sont donnĂ©s par des vestiges archĂ©ologiques de lâĂ©poque prĂ©historique et protohistorique. Le plus important est le crĂąne dâOlmio auquel on a donnĂ© le nom de la localitĂ© de la commune dâArezzo oĂč il a Ă©tĂ© trouvĂ© en 1863. Il consiste en une boĂźte crĂąnienne ayant appartenu Ă un homo sapiens vivant au milieu du PlĂ©istocĂšne. Il faut ajouter les restes dâoutils trouvĂ©s Ă©galement dans la zone dâArezzo prĂšs des torrents Castro et Vingone et datĂ©s du mĂ©solithique.
LâĂ©poque Ă©trusque
[modifier | modifier le code]AprĂšs que, Ă lâĂ©poque villanovienne, le peuplement du val di Chiana eut subi un trĂšs net accroissement de population, lâarrivĂ©e des Ătrusques changea notablement la situation de la vallĂ©e. La zone connut alors une grande prospĂ©ritĂ© grĂące aux techniques agricoles efficaces apportĂ©es par les Ătrusques et par lâintense activitĂ© commerciale avec les rĂ©gions limitrophes. Lâinfluence des monarques (ou lucumon) dâArezzo, de Cortone et de Chiusi permit des cultures systĂ©matiques de cĂ©rĂ©ales, plus particuliĂšrement de blĂ©, trĂšs apprĂ©ciĂ© par les Ătrusques. De plus, le tirant dâeau important du Clanis permit aux Ătrusques de naviguer sur de petits bateaux et de faire le commerce de produits alimentaires, de produits manufacturĂ©s et aussi, tout simplement, le transport des hommes et des animaux. Les Ătrusques créÚrent des petits ports le long du Clanis. Lâexemple le plus Ă©loquent est donnĂ© par Brolio, aujourdâhui un hameau peu peuplĂ© sur la commune de Castiglion Fiorentino mais, Ă lâĂ©poque, florissante citĂ© Ă©trusque : en 1863 y furent retrouvĂ©s de nombreux bronzes Ă©trusques, religieux ou non, relatifs Ă diverses Ă©poques comprises entre les VIIe et Ve siĂšcles av. J.-C..
En tout cas la splendeur et l'importance du val di Chiana pendant la pĂ©riode Ă©trusque sont attestĂ©es Ă©galement par les innombrables vestiges archĂ©ologiques trouvĂ©s dans la vallĂ©e et notamment Ă Cortona. Ici, comme Ă©galement en dâautres endroits du val di Chiana, ont Ă©tĂ© ramenĂ©s Ă la lumiĂšre des objets de grande valeur, comme le cĂ©lĂšbre Lampadaire en bronze (IVe siĂšcle av. J.-C.), des petites statues, de la vaisselle, des objets dâorfĂšvrerie et des outils divers.
Il s'agit gĂ©nĂ©ralement dâobjets retrouvĂ©s dans des nĂ©cropoles (comme la cĂ©lĂšbre nĂ©cropole du Sodo sur la commune de Cortona) ou de ruines d'anciens centres Ă©trusques (comme Ă Melmone di Brolio oĂč ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es les traces des anciennes fondations dâhabitations).
La domination romaine
[modifier | modifier le code]La dĂ©faite de VĂ©ies et lâoccupation progressive de lâĂtrurie par la rĂ©publique de Rome qui se termina par la dĂ©faite Ă©trusque Ă Sentino (295 a.C.), permirent aux romains dâentrer dans le val di Chiana. La prĂ©sence romaine en val di Chiana est documentĂ©e depuis le IIIe siĂšcle av. J.-C. et par les vestiges de lâĂ©poque. Ă Arezzo, se trouve, conservĂ© en excellent Ă©tat, le trĂšs bel amphithéùtre romain, alors qu'Ă Brolio ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s un petit gĂ©nie votif et mĂȘme des grosses plaques d'argile avec, dessus, le "poisson stylisĂ©" employĂ© comme marque de reconnaissance pendant lâĂ©poque palĂ©ochrĂ©tienne des premiers adeptes du culte de Christ se trouvant en Italie. En outre des exemples de toponymie locale prouvent clairement leur origine romaine. On pense Ă la localitĂ© de Castroncello (sur la commune de Castiglion Fiorentino), dont le nom dĂ©rive clairement du latin castrum, en mettant en Ă©vidence la prĂ©sence d'un campement romain. On considĂšre aussi les deux agglomĂ©rations de Lucignano (dont le nom dĂ©rive, avec beaucoup de probabilitĂ©, d'un castrum Lucinianum, ainsi appelĂ© en honneur du consul Lucio Licinio Lucullo qui avait occupĂ© la zone au Ier siĂšcle av. J.-C. pendant la guerre entre Silla et Gneo Papirio Carbone) et Marciano della Chiana (dĂ©rivĂ© du nom de la gens Marcia, famille patricienne possĂ©dant Ă cet endroit un fundus).
Les romains non plus ne renoncÚrent pas aux ressources du val di Chiana. Le géographe grec Strabon et les historiens romains Pline l'Ancien et Tacite ont décrit le val di Chiana comme le « grenier de l'Etrurie ». En particulier, Tacite rappelle comment, pendant la deuxiÚme guerre punique, l'expédition de Publio Cornelio Scipione (202 a.C.) avait pu compter sur au moins 10000 quintaux de grain provenant de l' « opulente arva » (riches champs) du Val di Chiana.
En outre la position stratĂ©gique du val di Chiana, au carrefour des importants centres de Florentia (lâactuelle Florence), d'Arretium (l'actuelle Arezzo), de Cortona, de Clusium (aujourd'hui Chiusi) et, enfin, Rome, consuisit les romains Ă y faire passer la via Cassia, rĂ©alisĂ©e par le consul Cassio Longino au Ier siĂšcle apr. J.-C.
Toutefois la venue au pouvoir d'Auguste changea considĂ©rablement la vision du val di Chiana auprĂšs des centres du pouvoir romain. Les nombreuses crues de la Paglia, affluent du Tibre (lesquelles se reproduisaient souvent, inondant lâUrbs) conduisirent les hydrauliciens romains Ă en retenir la cause principale : le Clanis, fleuve dâun exceptionnel tirant dâeau, et donc, selon leur façon de voir, Ă construire un barrage prĂšs de lâembouchure de la Poglia.
Ceci fut rĂ©alisĂ© durant le Ier siĂšcle, en apportant des nuisances au val di Chiana : le Clanis en effet, ne pouvant plus dĂ©charger ses eaux sur la Poglia, finit par rompre les digues, en se transformant, en peu de temps, en un lac. L'eau, en ne pouvant plus sâĂ©couler, stagna sur de vastes espaces du val di Chiana, qui, rapidement, se transformĂšrent en un marĂ©cage malsain.
LâĂ©poque mĂ©diĂ©vale et la formation des marais
[modifier | modifier le code]De la Valdichiana, cette rĂ©gion malsaine au Moyen Ăge, on en entend parler dans les documents Ă©crits de lâĂ©poque. Il faut prĂ©ciser que la presque totalitĂ© de la migration (si elle eut jamais lieu) de la population des plaines aux centres des sites dans les collines ne se produisit pas avant le XIe siĂšcle. On a en effet des tĂ©moignages, spĂ©cialement dans les documents Ă©piscopaux du temps, de pievi dissĂ©minĂ©s dans le territoire du val di Chiana, mĂȘme dans les zones plates. On rappelle ensuite que Charlemagne devant se dĂ©placer au cours de lâhiver de 786 de Rome Ă Florence, emprunta la via Cassia et donc le val di Chiana. Il est donc concevable qui le dĂ©peuplement ait eu lieu aprĂšs lâan 1000, toute possibilitĂ© dâinstallation, de culture ou dâexploitation du sol Ă©tant rendue impossible.
Les dimensions du marĂ©cage devinrent considĂ©rables et Leonard de Vinci, dans une carte quâil rĂ©alisa Ă la fin du XVe siĂšcle, nous montre au centre du val di Chiana un vaste territoire submergĂ© par les eaux, entourĂ© de collines sur lesquelles se trouvaient justement les habitants. Les eaux putrides et stagnantes, souvent dangereuses pour qui devait les traverser (on raconte que la jeune Sainte Margherita de Cortona, actuelle patronne de la ville, au cours dâune escapade nocturne avec son amant Arsenio Del Pecora de son village natal Laviano jusquâĂ Montepulciano, dont Arsenio Ă©tait le seigneur, risqua la noyade aprĂšs que le bateau se fut renversĂ©) apportĂšrent le moustique anophĂšle et, en consĂ©quence, la malaria. La maladie a exterminĂ© la population locale pendant des siĂšcles, spĂ©cialement durant les pĂ©riodes chaudes et humides. Câest ainsi que restent cĂ©lĂšbres les mots de Dante dans les vers 46-47 du chant XXIX de lâEnfer : «Qual dolor fora, se de li spedali / di Valdichiana tra 'l luglio e 'l settembre». Et le mĂȘme auteur se rappelle les eaux stagnantes de la Chiana dans le vers 23 du chant XIII du Paradis, oĂč il dĂ©crit le lent « mĂČver de la Chiana ».
Les agglomĂ©rations locales, mises Ă dure Ă©preuve par le marĂ©cage, organisĂšrent pour assurer les liaisons de vĂ©ritables ports sur ces eaux recouvertes de joncs et de roseaux, comme on le dĂ©duit de la statuaire de Cortona de 1325, qui reprĂ©sentait trois bateaux nouveaux pour les ports de Fasciano, de Foiano et de Creti. On a en outre des tĂ©moignages de ports comme Cignano et Farneta (toujours dans la rĂ©gion de Corona), Ă Bettolle (dans la commune de Sinalunga) et Ă Cesa (dans la commune de Marciano della Chiana). Et puis, la toponymie actuelle rappelle le vaste acquitrinio : sont Ă©loquentes les deux zones de Castiglion Fiorentino qui portent le nom de Rivaio et de Spiaggina, pendant que dans la mĂȘme commune on trouve la localitĂ© de Nave et le Melmone (zone de la localitĂ© de Brolio
La situation dramatique fut encore accentuĂ©e par la peste noire qui nâĂ©pargna pas le val di Chiana en 1348.
Par contre, de toute façon, les agglomĂ©rations existantes dĂ©jĂ Ă lâĂ©poque Ă©trusque, romaine et lombarde, connurent une importance considĂ©rable, surtout au niveau stratĂ©gique, dans une zone qui continuait Ă susciter lâintĂ©rĂȘt des puissantes villes de Florence, d'Arezzo, de Sienne et de PĂ©rouse. La consĂ©quence de la conquĂȘte d'Arezzo par Florence et de la soumission de PĂ©rouse Ă l'Ătat pontifical fut que, seules les villes de Giglio et sa rivale, Sienne, restaient en lice pour tenter d'occuper dĂ©finitivement la zone. Le tournant eut lieu en 1544, quand les Sennois (qui contrĂŽlaient dĂ©jĂ les rĂ©gions actuelles du val di Chiana siennois, plus la place forte de Lucignano), commandĂ©s par le Florentin, mais nĂ©anmoins hostile Ă Cosme I de MĂ©dicis, Piero Trozzi, envahirent le val di Chiana, dĂ©truisirent Foiano et occupĂšrent Castiglion Fiorentino et Marciano. Pour toute riposte, les Florentins, commandĂ©s par le marquis de Marignano, dit il Medichino, dĂ©livrĂšrent Marciano et, de lĂ , commencĂšrent leur contre offensive au cours de la cĂ©lĂšbre bataille de Scannagallo, ou de Marciano ().
Ă partir de ce moment, le val di Chiana fut dĂ©finitivement sous la domination florentine, les MĂ©dicis dâabord, puis les Lorena desquels est issu le Grand duc de Toscane.
La domination de Florence et lâassainissement
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Longtemps, le gouvernement de Florence, conscient de la potentielle richesse du val di Chiana, chercha Ă assainir le marĂ©cage en faisant intervenir dâĂ©minents ingĂ©nieurs comme Galileo Galilei, Evangelista Torricelli et Vincenzo Viviani : mais toutes les tentatives se soldĂšrent seulement par une dĂ©pense considĂ©rable, sans apporter une quelconque amĂ©lioration durable. A la vĂ©ritĂ©, de tels plans prĂ©sentaient tous un point commun : avec chacun dâeux, on cherchait Ă aller Ă lâencontre des lois de la nature c'est-Ă -dire lâĂ©coulement normal des eaux dâautant plus que le gouvernement de Florence avait fermement interdit de rejeter les eaux du Chiana dans lâArno car, selon Florence, cela aurait provoquĂ© des vagues de crues du fleuve entraĂźnant des inondations pour la ville.
Cependant, un ingĂ©nieur, le comte Vittorio Fossombroni, dotĂ© de compĂ©tences exceptionnelles en hydraulique, arriva Ă montrer la faussetĂ© de semblables hypothĂšses. ChargĂ© en 1788 par le grand-duc LĂ©opold Ier de Toscane de reprendre les travaux, Fossombroni conçut un systĂšme relativement simple, capable de fournir des rĂ©sultats excellents : « lâassainissement par le comblement ». Il consiste principalement de permettre aux eaux fluviales de stagner dans les zones marĂ©cageuses, en laissant sĂ©dimenter les dĂ©tritus alluviaux dont elles sont riches et, de ce fait, de « combler » les susdites aires. AprĂšs avoir dĂ©posĂ© les dĂ©tritus, les eaux sont Ă©vacuĂ©es par des canaux artificiels. L'Ă©coulement est facilitĂ© d'autre part par le fait que les sĂ©diments permettent Ă la plane une surĂ©lĂ©vation progressive, en reversant ainsi les eaux dans des bassins fluviaux plus proches.
Ce fut pour cette raison que fut construit le Canale Maestro della Chiana en reprenant presque entiĂšrement l'ancien cours du Clanis. Le val di Chiana a pu sâĂ©lever en reversant les eaux des nombreux torrents qui l'envasaient dans le Canal qui, Ă son tour, les redirigeait vers lâArno. Un tel systĂšme nâa eu aucune consĂ©quence sur le cours du grand fleuve toscan ni sur la ville de Florence : en effet, la crue de lâArno de 1966 ne fut pas causĂ©e par les eaux venant du val di Chiana.
Le val di Chiana est aujourdâhui bien endiguĂ©, la digue la plus cĂ©lĂšbre (et la plus imposante) se trouvant Ă Brolio sur la commune de Castiglion Fiorentino.
Le projet de Fossombroni, qui, Ă l'Ă©poque, trouva des exĂ©cuteurs efficaces comme Federico Capei de Lucignano et les ingĂ©nieurs qui lui succĂ©dĂšrent, Alexandre Manetti (en 1838) et Carlo Possenti (en 1860), a portĂ© ses fruits au terme de peu dâannĂ©es. Giovan Battista Del Corto rappelle dans son Histoire du Valdichiena comment Fossombroni, en prenant sa retraite en 1828, avait pu admirer avec satisfaction les progrĂšs du travail effectuĂ© et « signalait dans lâatmosphĂšre purifiĂ©e la premiĂšre apparition des martinets Ă Foiano et ailleurs ».
En effet, en trĂšs peu dâannĂ©es, le paysage changea complĂštement. La vallĂ©e s'assĂ©cha, le terrain redevint fertile et cultivable, la malaria disparut et les habitants purent de nouveau habiter la plaine avec lâappui des communes et du gouvernement florentin qui, se souvenant de la grande richesse agricole Ă lâĂ©poque Ă©trusque et romaine, voulaient revenir Ă ces grands rendements pour satisfaire les besoins alimentaires.
Le succĂšs de lâassainissement pour endiguer le val di Chiana fut source dâinspiration pour dâautres ingĂ©nieurs, Manetti, le premier dâentre tous, qui travailla ensuite Ă lâassainissement des vastes Ă©tendues de Maremma.
Le Valdichiana de NapolĂ©on Ă lâUnitĂ© italienne
[modifier | modifier le code]La Campagne d'Italie, menĂ©e par NapolĂ©on en 1796, eut pour consĂ©quence l'occupation française des Ă©tats prĂ©-unitaires, le grand-duchĂ© de Toscane inclus. En val di Chiana, Ă ce moment-lĂ , les travaux dâassainissement battaient leur plein et les Français ne sây opposĂšrent pas. NapolĂ©on fut fortement frappĂ© par le talent de Fossombroni, au point quâil sâexclama : « Quel malheur ! Un si grand ministre pour un si petit Ătat! ».
En 1799, le val di Chiana fut au centre dâun mouvement anti-français nommĂ© Viva Maria qui, pendant un temps trĂšs bref, libĂ©ra les habitants de lâAretin et atteignit mĂȘme Sienne.
L'histoire rappelle comment les Français, aprĂšs leur victoire Ă Marengo (), prirent le contrĂŽle de l'Italie jusqu'en 1814. A la Restauration, le Grand-duchĂ© de Toscane fut reconstituĂ© et les travaux dâassainissement du val di Chiana sâachevĂšrent. La qualitĂ© de vie des habitants du val di Chiana sâamĂ©liora progressivement et ils participĂšrent en masse au plĂ©biscite par lequel, le , la Toscane fut annexĂ©e au royaume de Sardaigne et ensuite au royaume d'Italie.
La reprise économique et la Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Les annĂ©es qui ont suivi lâUnitĂ© italienne ont vu une amĂ©lioration constante de la vie des habitants du Val di Chiana. Les terres, de nouveau fertiles, furent intensĂ©ment cultivĂ©es ou dĂ©diĂ©es Ă lâĂ©levage, selon les conditions du mĂ©tayage. Ceci permit lâafflux de nombreux paysans venant de la pĂ©riphĂ©rie et la vallĂ©e se repeupla en lâespace de quelques dĂ©cennies.
AprĂšs avoir connu une brĂšve pĂ©riode de brigandage (ce qui Ă©tait plutĂŽt habituel dans les campagnes italiennes dâalors), pendant lequel sâaffirma la renommĂ©e du bandit local Gnicche, le val di Chiana sâengagea dĂ©finitivement vers la normalitĂ©.
Celle-ci cependant fut bouleversĂ©e par le passage du front lors de la Seconde Guerre mondiale. Aux nombreux militaires provenant du val di Chiana, tombĂ©s dans les batailles auxquelles prirent part les divisions italiennes, et aux Ă©trangers morts localement lors des Ă©changes de coups de feu entre les Allemands et les alliĂ©s (Ă Foiano della Chiana, il y aujourdâhui un cimetiĂšre militaire anglais), il faut ajouter les innombrables victimes civiles parmi lesquelles on retient surtout les « Martyrs de Civitella ». Cet Ă©pisode, un des plus tragiques de l'histoire italienne, eut lieu le , lorsque les soldats allemands de la division « Hermann Göring », en garnison dans la ville, massacrĂšrent 266 civils Ă la suite du meurtre de deux autres soldats par des partisans. Les destructions furent si nombreuses (toujours Ă Civitella, un bombardement alliĂ© dĂ©truisit Ă peu prĂšs complĂštement l'ancienne rocca longobarda dans laquelle sâĂ©taient rĂ©fugiĂ©s quelques Allemands) qu'elles rendirent trĂšs difficile la reprise de l'aprĂšs-guerre.
En effet, une fois la guerre terminĂ©e, presque tous les centres du val di Chiana subirent un dĂ©peuplement qui n'a pris fin qu'avec le « boom Ă©conomique » des annĂ©es 1960. Il sâensuivit une phase dâaccroissement dĂ©mographique notable.
Ăconomie
[modifier | modifier le code]Lâassainissement a portĂ© ses fruits et, aujourdâhui, le val di Chiana est une des zones agricoles les plus fertiles d'Italie. Un pourcentage notable de la population locale a une activitĂ© dans le secteur primaire (agriculture, Ă©levage et activitĂ©s liĂ©es) au travers dâexploitations agricoles mais aussi, pour partie, au travers de cultivateurs individuels, possĂ©dant des propriĂ©tĂ©s plus ou moins importantes.
Secteur primaire
[modifier | modifier le code]Lâagriculture florissante, grĂące au dĂ©veloppement dĂ» Ă une politique dâassainissement ininterrompue, produit aujourdâhui des rĂ©coltes Ă©levĂ©es de cĂ©rĂ©ales (blĂ©, maĂŻs, tournesol, orge), des lĂ©gumes (chou noir, chou-fleur, bette toscane, oignon rouge, laitue des quatre saisons, laitue de Sant'Anne, tomate beefsteak, tomate cĆur de bĆuf, tomate en grappes, courgette ronde, haricot sallâochio, haricot romain) et des fruits (principalement la pomme et la pĂȘche). L'Ă©levage porcin, bovin, ovin (entre autres, la production du porc toscan) et de la volaille est rĂ©pandu. Dans la localitĂ© de Manciano la Misericordia (commune de Castiglion Fiorentino), il y a mĂȘme des Ă©levages d'autruches.
Toutefois une série de produits typiques et renommés méritent une citation particuliÚre.
Vin
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Le val di Chiana est un terroir de vins recherchés (blancs et rouges) depuis l'époque étrusque. Des endroits au Nord du val di Chiana appartiennent au Chianti, tandis que dans le reste de la vallée est répandue la production du Bianco Vergine du Valdichiana, un des vins blancs les plus appréciés en Italie et dans le monde. La production provient généralement pour moitié de viticulteurs qui, aprÚs la vendange, apportent leur raisin aux caves coopératives.
Ci-dessous le détail des principaux vins du val di Chiana avec leur dénomination.
- Bianco Vergine della Valdichiana D.O.C.
- Valdichiana Bianco Vergine Frizzante D.O.C.
- Valdichiana Chardonnay D.O.C.
- Valdichiana Grechetto D.O.C.
- Valdichiana Sangiovese D.O.C.
- Valdichiana Vin Santo D.O.C.
- Valdichiana Vin Santo riserva D.O.C.
- Valdichiana rosato D.O.C.
- Valdichiana rosso D.O.C.
- Valdichiana spumante D.O.C.
- Chianti Colli Aretini D.O.C.G.
- Colli dell'Etruria Centrale D.O.C.
- Colli della Toscana Centrale I.G.T.
- Cortona D.O.C.
- Rosso di Montepulciano D.O.C.
- Vin Santo di Montepulciano D.O.C.
- Toscano I.G.T.
Huile dâolive
[modifier | modifier le code]La salubrité du climat, la richesse de la terre et le paysage typiquement vallonné ont fait que le val di Chiana est la terre d'excellentes huiles d'olive. Les cultivateurs apportent leur récolte individuelle pour le broyage.
Lâhuile principale du val di Chiana est Colline di Arezzo qui est une variĂ©tĂ© du Toscano. Celle-ci a obtenu l'IGP (Indicazione Geografica Protetta) (D.M. du MinistĂšre des Politiques Agricoles, Alimentaires et ForestiĂšres datĂ© du ), mais peut aussi avoir le label DOP (reg. no 694 du ) et, dans ce cas, elle est accompagnĂ©e dâune mention gĂ©ographique additionnelle (ex. : « Colline di Arezzo », mais Ă©galement dâautres variantes comme « Colline Senesi », « Montalbano », « Seggiano », « Colline di Firenze », etc.).
Lâhuile Colline di Arezzo est une huile dâune couleur vert intense avec des tonalitĂ©s tendant vers le jaune verdĂątre, avec un parfum fruitĂ© pĂ©nĂ©trant et d'un saveur piquante et lĂ©gĂšrement amĂšre qui, avec le temps, s'attĂ©nue, ainsi quâun arriĂšre-goĂ»t persistant.
Chianina
[modifier | modifier le code]- Pour approfondir, voir Chianina
Miel
[modifier | modifier le code]L'excellent miel local est rarement produit aujourd'hui par des apiculteurs professionnels : généralement, le miel qui est vendu est récolté directement par les habitants possédant des ruches.
Lâorigine vĂ©gĂ©tale du miel chianino (c'est-Ă -dire nectar dont se nourrissent les abeilles) est principalement lâacacia, le tournesol, le sainfoin et, le plus prĂ©cieux, lâarbousier.
Sinon, on produit le simple miel millefiori.
Secteur secondaire
[modifier | modifier le code]Le « boom Ă©conomique », dĂ©jĂ citĂ©, des annĂ©es 1960 a conduit Ă la naissance et au dĂ©veloppement de centres industriels dans les agglomĂ©rations du val di Chiana. Si on excepte Arezzo, les autres restent des centres Ă prĂ©dominance agricole, ils mĂ©ritent nĂ©anmoins que lâon mentionne les principaux types dâindustries qui y sont installĂ©s. La prĂ©sence d'une terre trĂšs fertile a Ă©videmment stimulĂ© la naissance d'industries alimentaires (fabriques de pĂątes, Ă©levages de volaille, fabriques de confiture, une grande sucrerie). Le secteur textile est Ă©galement dĂ©veloppĂ©, ainsi que lâindustrie du bĂątiment (le retour Ă la campagne a fortement remodelĂ© de vastes zones du val di Chiana) et de lâorfĂšvrerie. Au niveau artisanal, on doit citer la production de cĂ©ramique (Brolio et Marciano).
Secteur tertiaire
[modifier | modifier le code]Ces derniĂšres annĂ©es, le val di Chiana a augmentĂ© considĂ©rablement sa frĂ©quentation touristique. Si le tourisme touche dĂ©jĂ depuis longtemps Arezzo et les bourgs de Cortona et de Montepulciano, l'intĂ©rĂȘt historico-artistique prĂ©sentĂ© par beaucoup d'autres localitĂ©s (pas seulement les chefs-lieux de commune), il s'est dĂ©placĂ© aussi sur des nouveaux objectifs. En effet, lâafflux touristique est considĂ©rable Ă Castiglion Fiorentino, Ă Lucignano, Ă Foiano della Chiana, Ă Monte San Savino (et dans sa commune le splendide chĂąteau de Gargonza), San Casciano dei Bagni, Chiusi, Sinalunga, Trequanda et Torrita di Siena, et ceci s'est traduit par une trĂšs forte occupation hĂŽteliĂšre.
Le tourisme touche aussi la campagne elle-mĂȘme. Nombreux sont ceux qui dĂ©cident de passer une journĂ©e ou plus au grand air en faisant des randonnĂ©es, du cheval ou du tout-terrain. Dans les structures dâagrotourisme du val di Chiana sont proposĂ©es des activitĂ©s diverses : Ă©ducatives, sportives, agricoles, culturelles ou rĂ©crĂ©atives. Le tout aux fins de recueillir cette spĂ©cificitĂ© du territoire (Ćnologie et gastronomie, histoire, artisanat, nature, art, archĂ©ologie) qui caractĂ©risent le val di Chiana depuis des siĂšcles.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Giovan Battista Del Corto, Storia della Val di Chiana, Arezzo, 1898.
- AA. VV., Cortona e la Valdichiana - Diari di viaggio 1860-1924, Banca Popolare dell'Etruria e del Lazio, 1998.
- F. Bargagli Petrucci, Montepulciano, Chiusi e la Val di Chiana senese, Bergamo, 1932.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â Eduard Reyer, « L'Idrografia della Val di Chiana », Bollettino della SocietĂ Geografica Italiana,â , p. 126â129 (ISSN 2974-5780 et 1121-7820, DOI 10.36253/bsgi-3392, lire en ligne, consultĂ© le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- La carte Val di Chiana de Léonard.
- La carte Val di Chiana et La Joconde.
