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William Sheller

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William Sheller
William Sheller en 1976. Photo d'identité (Sacem).
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
William Jean HandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
William Jean DesbƓufVoir et modifier les donnĂ©es sur Wikidata
Pseudonyme
William ShellerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
Autres informations
Instrument
Labels
Genres artistiques
Distinctions
Discographie
Discographie de William Sheller (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

William Sheller, nĂ© William DesbƓuf[2] (nom modifiĂ© plus tard en William Hand[3],[a]) le Ă  Paris[4] 17e, est un auteur-compositeur-interprĂšte français.

Artiste prolifique depuis les annĂ©es 1970, William Sheller bĂ©nĂ©ficie d'une formation approfondie en musique classique[5]. Composant initialement des Ɠuvres classiques[6], c'est dans le domaine de la variĂ©tĂ© qu'il se fera connaĂźtre. L'influence de sa formation classique se manifeste par un style musical sophistiquĂ©, alliant parfois des Ă©lĂ©ments de la musique classique avec de la musique pop[4].

William Sheller se fait connaĂźtre du grand public en 1975 avec le titre Rock'n'Dollars. La mĂȘme annĂ©e sort son premier album de chansons, William Sheller, presque entiĂšrement Ă©crit et composĂ© par lui[4]. L'artiste dĂ©nombre un total de vingt-huit albums studios, albums en public et autres formats, vendus Ă  prĂšs de deux millions d'exemplaires rien qu'en France[7],[8]. Parmi ses plus grands succĂšs figurent entre autres Dans un vieux rock 'n' roll, Le Carnet Ă  spirale, J'me gĂȘnerais pas pour dire que j't'aime encore, Oh ! J'cours tout seul, Les Filles de l'aurore, Un homme heureux et Les Machines absurdes[7].

Enfance et apprentissage

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William DesbƓuf naĂźt le dans le 17e arrondissement de Paris, fils de Colin Thomas MacLeod[9], soldat amĂ©ricain, et de Paulette DesbƓuf. Sa mĂšre le kidnappe, si bien qu'il ne connaĂźt pas son vrai pĂšre. Lorsqu’il a trois ans, sa mĂšre dĂ©cide d’aller tenter sa chance aux États-Unis avec son compagnon Jack Hand et emmĂšne son fils ; ils s’installent dans une petite ville de l'Ohio avec le nouvel amant amĂ©ricain de sa mĂšre[10]. Tout petit, William cĂŽtoie de grands musiciens de jazz amĂ©ricains, amis de la famille comme Kenny Clarke, Dizzy Gillespie, ou Miles Davis. Leur frĂ©quentation ouverte est source de problĂšmes sĂ©rieux Ă  cause de la sĂ©grĂ©gation, et le jazz devient une « musique Ă  engendrer des bagarres ». C'est pourquoi il affirme longtemps ne pas aimer cette musique.

À l'Ăąge de sept ans, William rentre dĂ©finitivement en France. Il est pris en charge par sa famille maternelle qui travaille dans le milieu du théùtre. Sa grand-mĂšre, ouvreuse au théùtre des Champs-ÉlysĂ©es, et son grand-pĂšre, chef dĂ©corateur Ă  l'OpĂ©ra Garnier, lui permettent d’assister Ă  des centaines de spectacles, aussi bien cĂŽtĂ© salle que cĂŽtĂ© coulisses, Ă  « l’envers du dĂ©cor », au sens strict du terme. Si bien qu’à dix ans, William a dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© de son destin : il veut « faire comme Beethoven ». Ses parents approuvent le projet sans restriction, estimant que « cela devait se terminer comme ça ». L'apprenti compositeur s’initie d'abord au piano pour servir de support Ă  ses compositions. Afin de les perfectionner, il achĂšte un traitĂ© d'harmonie d’Yves Margat auquel, de son propre aveu, il ne comprend que peu de choses.

Il s'arrange pour rencontrer ce monsieur Margat en allant directement sonner Ă  son appartement parisien, aprĂšs quelques recherches. Margat est un ancien disciple de Gabriel FaurĂ©. La rencontre arrive, William Sheller lui prĂ©sente alors ses compositions. Yves Margat indique Ă  la mĂšre de l'adolescent que celui-ci a beaucoup de retard pour suivre un parcours normal et que s'il dĂ©sire faire une carriĂšre de musicien classique, il doit arrĂȘter son cursus scolaire au profit du conservatoire. Paulette accepte l'arrĂȘt en classe de seconde, sachant que son fils n'a plus d'intĂ©rĂȘt que pour la musique. Yves Margat lui apprend non seulement le piano et la composition, mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire, la littĂ©rature, etc. LancĂ© dans la composition de musique sĂ©rielle, qui l’ennuie profondĂ©ment, il se prĂ©pare trĂšs sĂ©rieusement au prix de Rome.

Mais les Beatles inflĂ©chissent involontairement la trajectoire toute tracĂ©e : un jour oĂč son piano est parti en rĂ©paration, William s'entraĂźne chez une amie qui lui fait Ă©couter de la musique « moderne ». Il repart avec des disques sous le bras et, quelques heures plus tard, il abandonne tout pour aller faire du rock. Au dĂ©sespoir de son maĂźtre, qui lui dit : « Mais avec le bagage que vous avez, vous n'allez tout de mĂȘme pas faire le saltimbanque ! » William se joint alors aux Worst (« Les Pires »), un groupe de rock niçois spĂ©cialisĂ© dans les « concerts-galĂšres » assortis de cachets misĂ©rables.

Arrangeur et orchestrateur

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TrĂšs jeune, William DesbƓuf se choisit comme nom de scĂšne « Sheller », en mĂ©langeant les noms des deux Ă©crivains Percy Bysshe Shelley et Friedrich von Schiller[11]. À partir de la fin des annĂ©es 1960, il travaille comme compositeur et arrangeur pour les orchestrations d'artistes de variĂ©tĂ©s. En 1968, il connaĂźt le succĂšs grĂące Ă  My Year Is a Day, interprĂ©tĂ© par Les IrrĂ©sistibles[12], dont il a composĂ© la musique[13]. Cette chanson, Ă©galement interprĂ©tĂ©e par Dalida en français et en italien, fait le tour du monde. L’argent gagnĂ© est immĂ©diatement investi dans la composition d’une messe de mariage psychĂ©dĂ©lique offerte en 1969 en cadeau Ă  un couple d’amis. ÉditĂ©e en 1972, Lux aeterna « s'est vendue comme des cages Ă  lions »[14] (sic) Ă  seulement deux mille exemplaires[15],[16]. En 1969, toujours, il participe au projet Popera Cosmic avec Guy Skornik et François Wertheimer en signant les arrangements du disque Les Esclaves.

AprĂšs My Year Is a Day, William essaie de chanter sur trois 45 tours. Devant l’insuccĂšs, il renonce Ă  l’interprĂ©tation et continue ses travaux d’arrangeur, orchestrateur ou compositeur pour toutes sortes de chanteurs (Jacques Blanchard, Costa Cordalis, etc.) ou musiques de films (Erotissimo, Trop petit mon ami)[17].

Comme Lux aeterna a touchĂ© l’oreille de Barbara, celle-ci lui propose en 1973 de venir vivre chez elle pour rĂ©aliser les arrangements de son album La Louve. C’est elle qui lui suggĂšre de se remettre Ă  chanter et l’aide Ă  trouver une maison de disques. En raison de cela, il dĂ©sapprouvera et critiquera de façon acerbe Patrick Bruel lorsque ce dernier fera un album et un concert de reprises de la chanteuse[18].

Dans les années 1970 et 1980, en parallÚle de sa carriÚre de chanteur, Sheller continue son travail d'arrangeur et de compositeur, entre autres pour Nicoletta, Françoise Hardy, Joe Dassin ou Marie-Paule Belle[17].

Des albums « pop » aux concerts symphoniques

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En 1975, William Sheller sort son premier album, William Sheller[19], avec le concours des musiciens du groupe de rock Alice[20]. La chanson Rock'n'dollars, moquerie faussement anglophone écrite en cinq minutes, devient un tube et propulse son auteur dans la roue infernale du show-biz, des émissions de télé en play-back complet et des magazines pour adolescents. Le premier album connaßt un énorme succÚs, se vendant à 500 000 exemplaires durant les mois qui suivent[21]. Sheller est partout, en télé, en radio, et la maison de disques organise de longues tournées promotionnelles[21]. Trois albums sortent en trois ans.

En 1979, usé et rendu malheureux par sa vie médiatique si éloignée de ses aspirations initiales, l'artiste s'isole et part enregistrer l'album Nicolas à Los Angeles[22] avec plusieurs musiciens de renom tels que le batteur du groupe Yes, Alan White[23] (également batteur de John Lennon), Jim Keltner (batteur de chacun des Beatles durant leur carriÚre solo) Steve Lukather (Toto) ou encore James Newton Howard. Bien que ceux-ci l'encouragent à rester à Los Angeles, William préfÚre rentrer en France pour s'occuper de ses enfants.

Quelques mois plus tard, Ă  l’automne 1980, il dĂ©couvre l’immense plaisir de faire de la scĂšne, ce qui le sauve moralement et donne une nouvelle direction Ă  sa carriĂšre. Il perfectionne son art pianistique avec le pianiste-compositeur pĂ©dagogue Michel Sogny, rencontrĂ© la mĂȘme annĂ©e. AprĂšs quelques concerts en province, William Sheller fait ses dĂ©buts sur une scĂšne parisienne le Ă  Bobino. Un an plus tard, il foule pour la premiĂšre fois les planches de l'Olympia et y enregistre son premier album en public.

En 1982, Ă  la suite d'un problĂšme douanier, William Sheller est contraint de se produire seul au piano sans ses musiciens. Un peu plus tard, il expĂ©rimente Ă©galement le quintette avec piano et quatuor Ă  cordes, en compagnie de l’ensemble belge Halvenalf. Mais c’est Ă  partir de 1987, avec Univers, qu'il est totalement libre du contenu d'un album et peut donner libre cours Ă  son inspiration, mĂȘlant musique savante et chanson populaire. Sheller refuse mĂȘme la prĂ©sence de membres d'Universal dans les studios durant l'enregistrement[24]. Le titre Les Miroirs dans la boue restera un classique de la carriĂšre de Sheller, avec Ă  la basse Jannick Top du groupe Magma[25]. Cet album est classĂ© disque d'or[24].

Dans l'album Ailleurs, sorti en 1989, William Sheller mélange avec bonheur la chanson à la musique symphonique et crée une piÚce inspirée de la musique impériale japonaise.

William Sheller a composĂ© de nombreuses piĂšces pour orchestre créées lors de concerts classiques ou de festivals, comme la Suite française, créée au festival de Montpellier en 1985. En , il donne une sĂ©rie de concerts au Palais des congrĂšs de Paris avec un orchestre symphonique de soixante-dix musiciens placĂ© sous la direction de Louis LangrĂ©e. À cette occasion est créé son Concerto pour violoncelle et orchestre, sous l'archet de Jean-Philippe Audin, dĂ©jĂ  violoncelliste solo sur Ailleurs.

En 1991, l'album live piano-voix Sheller en solitaire, Ă  contre-courant de la musique Ă©lectronique en vogue, remporte un immense succĂšs (800 000 albums vendus, dont 200 000 en un mois). Le titre inĂ©dit, Un homme heureux, s'impose comme la chanson emblĂ©matique de Sheller. Ray Charles prĂ©voit mĂȘme de la reprendre mais meurt avant l'enregistrement de cette version[26].

William Sheller sort ensuite un album rock en 1994, Albion, enregistré en Angleterre avec, notamment, le guitariste Steve Bolton (ayant travaillé, entre autres, avec David Bowie). Il faudra ensuite attendre 2000 pour écouter Les Machines absurdes, premiÚre expérience shellerienne de musique électronique assortie de cordes, sur des textes surréalistes.

En , le Quatuor Parisii enregistre un ensemble de piĂšces pour quatuor Ă  cordes Ă©crites par le compositeur. En 2004, Sheller compose une symphonie commandĂ©e par le festival de musique classique de Sully-sur-Loire. L’Ɠuvre est créée le par l'orchestre Ostinato, placĂ© sous la direction de Jean-Luc Tingaud.

La mĂȘme annĂ©e, William Sheller renoue avec la formule piano-voix en proposant Épures, suite de mĂ©lodies dĂ©pouillĂ©es enregistrĂ©es chez lui sur son propre piano. Au dĂ©but de l'annĂ©e 2005, il effectue une grande tournĂ©e avec orchestre pour fĂȘter ses trente ans de succĂšs. Celle-ci donne lieu au premier DVD de sa carriĂšre, Parade au Cirque Royal, enregistrĂ© Ă  Bruxelles en . À la fin de la mĂȘme annĂ©e, William Sheller repart pour une deuxiĂšme tournĂ©e, accompagnĂ© cette fois par le Quatuor Stevens.

En paraßt Ostinato, un album entiÚrement consacré à la musique symphonique de William Sheller, interprétée par l'orchestre Ostinato. Puis, le , sort William Sheller et le quatuor Stevens live, version CD de deux concerts avec piano et quatuor à cordes enregistrés à Lannion en .

Octobre 2008 voit la parution de son album Avatars, pour lequel l'artiste a choisi de renouer avec un style pop-rock progressif.

Le mois suivant, il dĂ©clare au magazine L'Express son intĂ©rĂȘt, voire son admiration, pour des artistes tels que Juliette, Vincent Delerm, Diane Dufresne, Barbara, Nicoletta, VĂ©ronique Sanson, The Beatles, Pink Floyd, Igor Stravinsky, FrĂ©dĂ©ric Chopin, Maurice Ravel, Franz Schubert, Charles Aznavour, Jacques Brel, LĂ©o FerrĂ©, Georges Brassens, Arctic Monkeys et Tokio Hotel[27].

En 2014, aprĂšs plus d'un an et demi de tournĂ©e avec un quatuor Ă  cordes, William Sheller est Ă©puisĂ©. À l'issue de cette sĂ©rie de deux cents concerts Ă©reintants, l'artiste fait un burnout. Son Ă©tat de santĂ© s’aggrave, dĂ©bouchant sur une arythmie cardiaque doublĂ©e d’un ƓdĂšme pulmonaire. Il se fait hospitaliser[28]. L’artiste dĂ©clare que ses problĂšmes cardiaques viennent de ses excĂšs passĂ©s, notamment par la prise de cocaĂŻne pendant les annĂ©es 1960 et 1970[10].

En sort le single Youpylong, chanson inspirĂ©e des Beatles. Il paraĂźt dans l'album Stylus, qui est livrĂ© dans les bacs le suivant. Pour ce disque, Sheller reprend le style de sa derniĂšre tournĂ©e : piano-voix et quatuor Ă  cordes. Il dĂ©clare, cependant, ĂȘtre déçu de ce dernier album Ă  cause de la qualitĂ© de ses textes et d'interventions de « crĂ©tins » sur le disque pendant son hospitalisation[10].

William Sheller sort de sa retraite en à l'occasion de la remise de la Victoire d'honneur couronnant ses quarante ans de carriÚre lors de la cérémonie des Victoires de la musique au Zénith de Paris[29]. Le public présent lui réserve une ovation debout[30].

En , William Sheller s'allonge sur Le Divan de Marc-Olivier Fogiel pour raconter ses années de carriÚre et ses soixante-douze ans de vie[31].

À l'occasion de la publication de son autobiographie William le , il annonce mettre un terme Ă  sa carriĂšre musicale personnelle, bien que guĂ©ri de ses problĂšmes de santĂ©. Il explique ne plus vouloir chanter mais continuer Ă  composer et Ă©crire. Il signe, par exemple, une chanson du prochain album de Nicoletta : Amours et pianos, paru la mĂȘme annĂ©e[32].

Un spectacle à la Philharmonie de Paris en hommage à l'album Sheller en solitaire devait avoir lieu en , mais est annulé en raison de la fermeture des salles de spectacle liée à la pandémie de Covid-19.

Son album Lux aeterna se vend désormais « à prix d'or » au marché de Tokyo[33].

Une version chantée par Dalida de sa chanson My Year is a Day, intitulée Dans la ville endormie, figure dans la bande-originale du 25e film de la saga James Bond : Mourir peut attendre.

Plusieurs générations d'artistes tels que Elton John, Paul McCartney, Billy Joel, Bob Dylan, Eddy de Pretto, Clara Luciani, Benjamin Biolay, Louane se réclament de l'influence de Sheller.

Découvreur de talents

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Au milieu des annĂ©es 1990, William Sheller passe en concert Ă  Dijon. Un jeune apprenti chanteur lui donne une cassette et lui fait lire ses textes. Au bout de vingt secondes de lecture, William Sheller rĂ©pond « Ça raconte des histoires, je vous rappellerai. C'est sĂ»r je vous rappellerai. » Convaincu du talent de Damien Saez, il contribue fortement Ă  sa signature chez Universal.

Il confirme cette anecdote au micro de Laurent Ruquier dans l'Ă©mission On va s'gĂȘner du [34].

Récompenses

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Trois des albums de Sheller sortis aprÚs 2000 se sont classés dans le Top 10 français, dont un à la deuxiÚme place[35].

Sa discographie est certifiée par deux disques de Platine, un Double disque d'Or et trois disques d'Or[36].

Le , lors d'un gala de la chanson française au Palais des CongrÚs de Paris, William Sheller reçoit le Diamant du meilleur compositeur pour J'suis pas bien[37].

Le , lors de la septiÚme cérémonie des Victoires de la musique, il reçoit deux récompenses :

Le , lors de la 9e cĂ©rĂ©monie des Victoires de la musique, il reçoit la Victoire de la meilleure composition de musique de film pour L'Écrivain public.

Parmi les récompenses qui lui sont décernées au fil de sa carriÚre, William Sheller est notamment promu en 2011 au grade d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres[38], puis commandeur en 2019.

En 2014, l'artiste est décoré par l'Académie française de la médaille de vermeil pour l'ensemble de ses chansons dans le cadre de la Grande médaille de la chanson française[39].

Le