Esprit
Apparence

D'un point de vue mĂ©taphysique, l' esprit dĂ©signe le principe de pensĂ©e lui-mĂȘme, la rĂ©alitĂ© pensante, la facultĂ© de pensĂ©e s'opposant Ă la matiĂšre, Ă la chair, etc.
Une psychologie de l'esprit en action est automatiquement la psychologie d'un esprit exceptionnel, la psychologie d'un esprit que tente l'exception : l'image nouvelle greffée sur une image ancienne.
- L'eau et les rĂȘves â Essai sur l'imagination de la matiĂšre (1942), Gaston Bachelard, Ă©d. Le Livre de Poche, coll. « Biblio Essais », 1993 (ISBN 978-2-253-06100-7), partie VII, chap. Introduction : Imagination et matiĂšre, p. 25
Que ni nos pensĂ©es, ni nos passions, ni les idĂ©es formĂ©es par lâimagination nâexistent hors de lâesprit, câest ce que chacun accordera. Pour moi, il nâest pas moins Ă©vident que les diverses sensations ou idĂ©es imprimĂ©es sur les sens, quelque mĂȘlĂ©es ou combinĂ©es quâelles soient (câest-Ă -dire quelques objets quâelles composent par leurs assemblages), ne peuvent pas exister autrement quâen un esprit qui les perçoit....Car pour ce quâon dit de lâexistence absolue des choses qui ne pensent point, existence qui serait sans relation avec ce fait quâelles sont perçues, câest ce qui mâest parfaitement inintelligible. Leur esse consiste dans le percipi, et il nâest pas possible quâelles aient une existence quelconque, hors des esprits ou choses pensantes qui les perçoivent.
- Les Principes de la Connaissance Humaine (1710), George Berkeley, Ă©d. sociales, 1710, chap. ANALYSE RAISONNĂE DES PRINCIPES, p. 23 (texte intĂ©gral sur Wikisource)
Si les profondeurs de notre esprit recĂšlent d'Ă©tranges forces capables d'augmenter celles de la surface, ou de lutter victorieusement contre elles, il y a tout intĂ©rĂȘt Ă les capter, Ă les capter d'abord, pour les soumettre ensuite, s'il y a lieu, au contrĂŽle de notre raison.
- Manifestes du surréalisme (1924), André Breton, éd. Gallimard, coll. « Folio essais », 1985 (ISBN 2-07-032279-3), p. 20
James Joyce
[modifier]La phrase d'Aristote prenait corps parmi les vers bredouillĂ©s et s'en allait flottant par le studieux silence de la bibliothĂšque Sainte-GeneviĂšve oĂč il avait lu soir aprĂšs soir, Ă l'abri du pĂ©chĂ© parisien. Tout contre, un Siamois frĂȘle compulsait un traitĂ© de stratĂ©gie. Cerveaux nourris et se nourrissant autour de moi ; sous les lampes Ă incandescence Ă©pinglĂ©s, avec des antennes faiblement palpitantes ; et dans le noir de mon esprit un aĂŻ, un paresseux du monde souterrain, ombrageux, ennemi du jour, remuant ses plis Ă©cailleux de monstre. La pensĂ©e est la pensĂ©e de la pensĂ©e. ClartĂ© tranquille. L'Ăąme est en somme tout ce qui est ; l'Ăąme est la forme des formes.
- Ulysse (1922), James Joyce (trad. Auguste Morel), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1957 (ISBN 2-07-040018-2), p. 41
Jadis l'esprit Ă©tait dieu, puis il s'est fait homme et maintenant il se fait mĂȘme plĂšbe.
- parce que tout le monde a le droit d'apprendre Ă lire
- Ainsi parlait Zarathoustra (1885), Friedrich Nietzsche (trad. Georges-Arthur Goldschmidt), éd. Le Livre de Poche, coll. « Les Classiques de Poche », 1972 (ISBN 978-2-253-00675-6), partie I, chap. « Lire et écrire », p. 55
Cultivez votre esprit, augmentez le nombre de vos idées ; en vain la nature vous aura accordé de beaux yeux, (...) si votre esprit est vide
- Traité sur l'éducation des femmes précédé (1903), Pierre Choderlos de Laclos, éd. Pocket, coll. « Agora », 2009 (ISBN 978-2-266-18855-5), partie Des femmes et de leur éducation, chap. XII. De la parure, p. 103