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Esprit

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Huile sur toile de Nikolaos Gysis (1884).

D'un point de vue mĂ©taphysique, l' esprit dĂ©signe le principe de pensĂ©e lui-mĂȘme, la rĂ©alitĂ© pensante, la facultĂ© de pensĂ©e s'opposant Ă  la matiĂšre, Ă  la chair, etc.

Une psychologie de l'esprit en action est automatiquement la psychologie d'un esprit exceptionnel, la psychologie d'un esprit que tente l'exception : l'image nouvelle greffée sur une image ancienne.
  • L'eau et les rĂȘves — Essai sur l'imagination de la matiĂšre (1942), Gaston Bachelard, Ă©d. Le Livre de Poche, coll. « Biblio Essais », 1993  (ISBN 978-2-253-06100-7), partie VII, chap. Introduction : Imagination et matiĂšre, p. 25
Que ni nos pensĂ©es, ni nos passions, ni les idĂ©es formĂ©es par l’imagination n’existent hors de l’esprit, c’est ce que chacun accordera. Pour moi, il n’est pas moins Ă©vident que les diverses sensations ou idĂ©es imprimĂ©es sur les sens, quelque mĂȘlĂ©es ou combinĂ©es qu’elles soient (c’est-Ă -dire quelques objets qu’elles composent par leurs assemblages), ne peuvent pas exister autrement qu’en un esprit qui les perçoit....Car pour ce qu’on dit de l’existence absolue des choses qui ne pensent point, existence qui serait sans relation avec ce fait qu’elles sont perçues, c’est ce qui m’est parfaitement inintelligible. Leur esse consiste dans le percipi, et il n’est pas possible qu’elles aient une existence quelconque, hors des esprits ou choses pensantes qui les perçoivent.
Si les profondeurs de notre esprit recĂšlent d'Ă©tranges forces capables d'augmenter celles de la surface, ou de lutter victorieusement contre elles, il y a tout intĂ©rĂȘt Ă  les capter, Ă  les capter d'abord, pour les soumettre ensuite, s'il y a lieu, au contrĂŽle de notre raison.

James Joyce

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La phrase d'Aristote prenait corps parmi les vers bredouillĂ©s et s'en allait flottant par le studieux silence de la bibliothĂšque Sainte-GeneviĂšve oĂč il avait lu soir aprĂšs soir, Ă  l'abri du pĂ©chĂ© parisien. Tout contre, un Siamois frĂȘle compulsait un traitĂ© de stratĂ©gie. Cerveaux nourris et se nourrissant autour de moi ; sous les lampes Ă  incandescence Ă©pinglĂ©s, avec des antennes faiblement palpitantes ; et dans le noir de mon esprit un aĂŻ, un paresseux du monde souterrain, ombrageux, ennemi du jour, remuant ses plis Ă©cailleux de monstre. La pensĂ©e est la pensĂ©e de la pensĂ©e. ClartĂ© tranquille. L'Ăąme est en somme tout ce qui est ; l'Ăąme est la forme des formes.
  • Ulysse (1922), James Joyce (trad. Auguste Morel), Ă©d. Gallimard, coll. « Folio », 1957  (ISBN 2-07-040018-2), p. 41
Jadis l'esprit Ă©tait dieu, puis il s'est fait homme et maintenant il se fait mĂȘme plĂšbe.
  • parce que tout le monde a le droit d'apprendre Ă  lire
  • Ainsi parlait Zarathoustra (1885), Friedrich Nietzsche (trad. Georges-Arthur Goldschmidt), Ă©d. Le Livre de Poche, coll. « Les Classiques de Poche », 1972  (ISBN 978-2-253-00675-6), partie I, chap. « Lire et Ă©crire », p. 55
Cultivez votre esprit, augmentez le nombre de vos idées ; en vain la nature vous aura accordé de beaux yeux, (...) si votre esprit est vide
  • TraitĂ© sur l'Ă©ducation des femmes prĂ©cĂ©dé (1903), Pierre Choderlos de Laclos, Ă©d. Pocket, coll. « Agora », 2009  (ISBN 978-2-266-18855-5), partie Des femmes et de leur Ă©ducation, chap. XII. De la parure, p. 103

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