Claudel, poÚte français ?
1Quoi de plus fondamental que la langue pour un Ă©crivain ? Et cependant, si les travaux dâHenri Guillemin et plus tard de GĂ©rald Antoine avaient pu dessiner les linĂ©aments dâune stylistique de Claudel, il manquait aux Ă©tudes claudĂ©liennes un ouvrage de synthĂšse sur le rapport du poĂšte Ă la langue. Câest cette lacune que vient heureusement combler lâouvrage dâEmmanuelle KaĂ«s, Paul Claudel et la langue, paru en 2011.
2Les limites du livre sont indiquĂ©es dĂšs lâintroduction : le champ chronologique est celui de la dĂ©cennie 1920â1930, « moment grammatical » de la critique française et de Claudel luiâmĂȘme. Câest la pĂ©riode des RĂ©flexions et propositions sur le vers français, du Soulier de Satin, mais Ă©galement des textes brefs (discours, articles) sur la grammaire, oĂč le discours de Claudel sur la langue est de loin le plus fourni. Cette restriction chronologique nâexclut Ă©videmment pas des excursions hors de cette pĂ©riode, quâil sâagisse de TĂȘte dâOr, en amont, ou des réécritures tardives des drames claudĂ©liens. Autre limite pointĂ©e dans lâintroduction : le domaine de la traduction est exclu de lâĂ©tude, comme dĂ©jĂ suffisamment Ă©tudiĂ© par la critique â ce qui peut paraĂźtre discutable, le rapport Ă la langue y Ă©tant dĂ©cisif. Lâobjet dâĂ©tude ainsi dĂ©fini est, ainsi que le montre E. KaĂ«s, dâune grande richesse et peut servir de point dâancrage pour apprĂ©hender lâensemble de lâĆuvre de Claudel.
3Remarquable, lâouvrage lâest par bien des aspects, et particuliĂšrement en ce quâil tresse continuellement histoire, linguistique et poĂ©tique, renouvelant notre comprĂ©hension de lâĂ©criture claudĂ©lienne. Lâhistoire, en effet, est sans cesse prĂ©sente, par le biais dâune contextualisation rigoureuse qui, Ă©tayĂ©e par de nombreux documents, fait surgir aux yeux du lecteur lâarriĂšreâplan indispensable Ă la comprĂ©hension des prises de position de Claudel sur la langue.
Politique de la langue
4Câest probablement dans la premiĂšre partie de lâouvrage que le recours Ă lâhistoire est prĂ©dominant. Il permet de faire Ă©merger la dimension proprement « politique » et « polĂ©mique » â deux termes mis en valeur par E. KaĂ«s â du rapport de Claudel Ă la langue. ConsacrĂ©s respectivement aux « prĂ©supposĂ©s de la critique antiâclaudĂ©lienne », au « recours claudĂ©lien aux savoirs linguistiques » et Ă la question du « gĂ©nie de la langue » vue par Claudel diplomate, les trois premiers chapitres montrent en effet un Claudel tout entier dans le dĂ©bat dâidĂ©es et parfaitement conscient des enjeux politiques de ses prises de position. DerriĂšre les attaques de la critique antiâclaudĂ©lienne qui stigmatise lâobscuritĂ© et le caractĂšre Ă peine français de la langue de Claudel se cache un nationalisme de droite proche de lâAction française. Leur violence est rappelĂ©e par la reproduction en annexe dâarticles ou dâextraits de livres consacrĂ©s Ă Claudel, signĂ©s Lasserre, ThĂ©rive ou Souday, adversaires fĂ©roces de Claudel. Le reproche principal et lâenjeu fondamental de cette querelle critique rĂ©side dans la contradiction entre lâhermĂ©tisme de la langue de Claudel qui met en pĂ©ril la fonction de communication du langage littĂ©raire et le projet « catholique » du poĂšte qui implique en droit une dimension apostolique. Câest en partie pour leur rĂ©pondre que Claudel, dans son « moment grammatical », sâintĂ©resse Ă la linguistique â car ce nâest jamais sur le terrain du style, remarque E. KaĂ«s, quâil rĂ©pond Ă ses dĂ©tracteurs. Lâobjet du deuxiĂšme chapitre est donc dâĂ©tablir aussi rigoureusement que possible les sources de Claudel en matiĂšre de linguistique (elles sont maigres), et dâobserver les surprenantes convergences qui existent entre son discours sur la langue et les thĂ©ories linguistiques contemporaines. Claudel, comme Charles Bally quâil nâa probablement pas lu, prend pour rĂ©fĂ©rence la langue parlĂ©e contre la langue Ă©crite, privilĂ©giant la spontanĂ©itĂ© de la langue orale sur des rĂšgles grammaticales sclĂ©rosĂ©es et faisant ainsi preuve dâun libĂ©ralisme aux antipodes des principes de la critique nĂ©oâclassique de droite. Objet du troisiĂšme chapitre, les confĂ©rences consacrĂ©es Ă la langue et Ă la littĂ©rature françaises que Claudel prononce au Japon en 1922 constituent une mĂȘme rĂ©ponse Ă la critique conservatrice. Claudel y parle cependant non pas dâabord en tant quâĂ©crivain, mais bien en tant que diplomate, et câest revĂȘtu de sa fonction politique quâil aborde les grands mythes culturels français, le « gĂ©nie de la langue » et la « clartĂ© française », pour en modifier subtilement la teneur. En effet, il les extrait de leur intemporalitĂ© pour les rĂ©introduire dans lâhistoire : le « gĂ©nie de la langue » nâest pas donnĂ© mais construit, Ă la fois par la littĂ©rature et par un peuple en mouvement qui crĂ©e la langue dans lâarĂšne politique. Lâimaginaire rĂ©volutionnaire et romantique est alors prĂ©gnant (ce qui nâest pas toujours le cas chez Claudel) et marque la vive opposition de Claudel aux valeurs conservatrices du maurrassisme.
Du mot au style
5Les trois chapitres suivants, qui forment une seconde partie dans lâouvrage, sont consacrĂ©s aux  soubassements thĂ©oriques de la stylistique claudĂ©lienne. Ce nâest plus « la langue » dans son ensemble, mais les diffĂ©rents niveaux du discours qui y sont analysĂ©s : le mot, puis la phrase et enfin le style. LâexposĂ© sur le lexique, au quatriĂšme chapitre, met au jour la puissance de la rĂȘverie poĂ©tique de Claudel autour du signifiant comme du signifiĂ©. Du cĂŽtĂ© du signifiant, E. KaĂ«s, Ă la suite de G. Genette dans Mimologiques, sâintĂ©resse Ă lâintrigante rĂ©flexion de Claudel sur les idĂ©ogrammes. Elle montre que les IdĂ©ogrammes occidentaux peuvent ĂȘtre compris comme la raison du conservatisme de Claudel en matiĂšre dâorthographe, « unique limite Ă son libĂ©ralisme linguistique » (p. 181). Est alors pointĂ©e une contradiction rĂ©elle entre le primat accordĂ© Ă la langue parlĂ©e dâune part et dâautre part lâimportance dâune forme graphique fixe. Cette derniĂšre peut cependant ĂȘtre malmenĂ©e, ou tout du moins dĂ©construite, ainsi que le montrent Ă la fois la pratique des vers coupĂ©s au milieu du mot dans les premiers drames (TĂȘte dâOr, La Ville) et les poĂšmes de Cent phrases pour Ă©ventails oĂč « lâintĂ©gritĂ© graphique » (p. 195) est remise en question. E. KaĂ«s y voit le dĂ©sir de Claudel de « mettre Ă lâĂ©preuve la fonction de communication du langage » (p. 197) : la forme habituelle de la langue est brisĂ©e tandis que sâimpose avec force lâidiosyncrasie dâun individu. Fautâil y voir la lĂ©gitimation des critiques adressĂ©es Ă Claudel quâE. KaĂ«s prĂ©sentait dans le chapitre 1 ? Lâauteur ne le dit pas, mais on se trouve alors face Ă la contradiction fondamentale qui marque le rapport de Claudel Ă la langue : celuiâci rĂ©fute lâaccusation dâhermĂ©tisme, dit sâinscrire dans le « commun » de la langue et sâexprime pourtant dans une langue Ă©minemment idiolectale. Câest la mĂȘme idiosyncrasie forte qui est Ă lâĆuvre dans le rapport pour le moins fantaisiste de Claudel Ă lâĂ©tymologie ou dans sa pratique de la nĂ©ologie : quoiquâil sâagisse dâexprimer les potentialitĂ©s de la langue, ou de faire rĂ©sonner une langue autre (par exemple le latin biblique dans les commentaires exĂ©gĂ©tiques) Ă lâintĂ©rieur de sa propre parole, sâaffirme avec force un rapport personnel, individuel Ă la langue. Jacques RiviĂšre parle Ă propos des Odes de la « formidable propriĂ©tĂ© des mots » de Claudel, de leur « justesse Ă©norme » (lettre citĂ©e, p. 367) qui fait que, paradoxalement, Claudel est Ă peine un poĂšte français. Si, Ă propos de cette lettre et de la « langue dramatique » de Claudel, E. KaĂ«s souligne Ă juste titre la « vraie rupture entre son propos thĂ©orique qui privilĂ©gie la langue telle quâon la parle et sa langue dâĂ©crivain Ă©prouvĂ©e comme Ă©cart par rapport Ă lâusage » (p. 366), il semble que cette contradiction eĂ»t pu ĂȘtre mise en avant dĂšs le chapitre consacrĂ© au lexique.
6LâĂ©tude de lâunitĂ© grammaticale supĂ©rieure, la phrase, entremĂȘle considĂ©rations linguistiques (la phrase comme « geste », dans la lignĂ©e de Marcel Jousse), histoire littĂ©raire et remarques esthĂ©tiques. Ă travers les jugements de Claudel sur ses prestigieux devanciers â éloge de Pascal et de Rimbaud, Ă©reintement de Hugo et de Flaubert pour ne citer quâeux â se dessine en effet lâesthĂ©tique claudĂ©lienne de la phrase dâoĂč, une fois de plus, lâintention polĂ©mique nâest pas absente. La phrase, ainsi que le montre E. KaĂ«s, est vĂ©ritablement pour Claudel « le lieu du style », le lieu de cet « ïambe fondamental » tant glosĂ© par la critique claudĂ©lienne et dont lâauteur renouvelle ici lâinterprĂ©tation. Son importance dans lâesthĂ©tique claudĂ©lienne est telle que, dans le texte majeur que constituent les RĂ©flexions et propositions sur le vers français, Claudel se livre Ă une « occultation du vers libre » (p. 300) au profit de la prose. Le constat de ce paradoxe conduit E. KaĂ«s Ă dĂ©velopper une passionnante lecture du cĂ©lĂšbre essai. Quelle sera en dĂ©finitive la phrase claudĂ©lienne ? Une phrase complexe bien charpentĂ©e, sur le modĂšle de la pĂ©riode latine, « à incidentes », oĂč les diffĂ©rents constituants ont tendance à « sâautonomiser ». On rejoint alors des considĂ©rations proprement stylistiques. Câest cependant au chapitre suivant (« De la langue au style ») que le style est abordĂ© pour lui-mĂȘme. E. KaĂ«s y Ă©tudie de maniĂšre fort intĂ©ressante le paradoxe et la contradiction fondamentale de lâattitude claudĂ©lienne, quâelle exprime en termes de « dĂ©nĂ©gation » (p. 311) : « alors que la critique lui reproche un dĂ©tournement idiosyncrasique de la langue commune, Claudel, dans les rĂ©ponses quâil lui apporte, ne cesse de souligner le continuum qui unit lâusage poĂ©tique de la langue Ă la langue de tous. [âŠ] La tension [est] Ă©vidente entre lâapproche thĂ©orique des questions de langue et de style et lâĂ©criture du poĂšte et du dramaturge, qui donne au lecteur le sentiment dâun idiolecte puissant. » Comment Claudel conçoitâil le style ? Non comme une langue Ă part qui pourrait sâacquĂ©rir Ă force de travail (sont ici visĂ©s Flaubert ou ValĂ©ry), mais comme le prolongement, lâactualisation et lâexemplification dâun sens innĂ© de la langue qui nâest pas propre Ă lâĂ©crivain. Le propos de ce dernier nâest pas de « faire de lâart », mais bien plutĂŽt de rĂ©pondre Ă un « besoin dâexpression » irrĂ©pressible. Il nây a donc pas rupture, selon Claudel, entre lâĂ©crivain et son lecteur. Telle est la maniĂšre dont, sur le plan thĂ©orique, Claudel rĂ©pond aux accusations dâhermĂ©tisme â ce quâa parfaitement compris RiviĂšre qui, dans la lettre dĂ©jĂ mentionnĂ©e, souligne la « justesse » et la « propriĂ©té » de la langue de Claudel ; mais cellesâci sont telles que Claudel en devient presque « barbare ». Peut-on cependant en rester lĂ , et cette justification quâapporte Claudel Ă ses dĂ©tracteurs nâestâelle pas en partie guidĂ©e, une fois de plus, par les nĂ©cessitĂ©s de la polĂ©mique ? En dâautres termes, dans quelle mesure Claudel croitâil Ă une inscription de son style dans le « commun » de la langue ? Il paraĂźt en effet parfaitement conscient de la dimension fortement idiosyncrasique de son usage de la langue lorsquâil Ă©crit Ă lâune de ses filleule, Ă propos des psaumes : « On les a bien traduits dans toutes les langues, pourquoi ne les traduirais-je pas en claudĂ©lien1 ? » Et dans un brouillon de la prĂ©face de Paul Claudel rĂ©pond les psaumes, il sâexclame : « Câest le polclaudel que je parle ! ». La tension entre rupture et continuitĂ© par rapport Ă un usage commun de la langue est donc probablement plus forte quâE. KaĂ«s ne le dit, et la contradiction semble insoluble puisque le lecteur nâest pas le seul Ă Ă©prouver ce « sentiment dâun idiolecte puissant » que Claudel sait revendiquer.
De la théorie à la pratique
7Ă ces six chapitres sâajoutent un septiĂšme et un « épilogue » qui, par le changement dâobjet quâils manifestent, demandent Ă ĂȘtre traitĂ©s Ă part. Dernier chapitre de lâouvrage, « lâentier de la langue » sort de lâĂ©tude des textes thĂ©oriques de Claudel, jusquâalors dominante, pour examiner sa pratique dâĂ©crivain, et plus prĂ©cisĂ©ment la façon dont Claudel exploite toute lâĂ©tendue des potentialitĂ©s linguistiques du français. Deux pĂ©riodes sont alors examinĂ©es, dâune part celle du premier théùtre de Claudel oĂč se multiplient les mots « du terroir » et les variations socioâlinguistiques, dâautre part celle des réécritures tardives des drames oĂč Claudel tente de se dĂ©barrasser du lyrisme par lâutilisation dâun langage populaire â pratique qui dĂ©ment le conservatisme thĂ©orique quâE. KaĂ«s rappelle avec insistance sans souligner explicitement cette nouvelle contradiction. Lâauteur, Ă la suite de la critique claudĂ©lienne, y voit un « échec ». Mais peutâon dire pour autant que Claudel confonde « dĂ©libĂ©rĂ©ment le sujet lyrique et la personne de lâauteur » (p. 372) et quâil sâagisse pour lui de rejoindre le « langage commun » ? La langue populaire, que Claudel associe Ă lâ« enfantin » et au « familier » nâest pas rĂ©servĂ©e aux réécritures des drames, on la trouve Ă©galement dans les traductions des psaumes comme dans les poĂšmes composĂ©s dans ces mĂȘmes annĂ©es. Plus que lâeffacement de lâauteur, câest â me sembleâtâil â le dĂ©sir dâauthenticitĂ© et de sincĂ©ritĂ© qui prĂ©side Ă lâadoption de ce nouveau style, comme en tĂ©moignent les expressions tirĂ©es des lettres Ă J.âL. Barrault qui stigmatisent lâ« accoutrement lyrique » ou encore un « lyrisme tapageur et creux » (citĂ©es p. 370). Nous sommes alors une fois de plus du cĂŽtĂ© du « besoin dâexpression » qui caractĂ©rise la langue littĂ©raire et non de la volontĂ© de « rĂ©introduire les valeurs de lâintersubjectivité » (p. 372). La destruction du lyrisme qui dit, selon E. KaĂ«s, « la fin de tout projet littĂ©raire » (ibid.), est probablement davantage Ă mettre au compte dâun changement dâesthĂ©tique (qui correspond peu ou prou Ă une sortie du symbolisme) et ne signifie pas pour autant la sortie de la littĂ©rature.
8LâĂ©pilogue, intitulĂ© « la baleine et le grammairien », constitue pour finir une belle Ă©tude dâune trentaine de pages consacrĂ©e Ă la « poĂ©tique de la langue dans Le Soulier de satin ». Ăcrite dans les annĂ©es 1920, et par consĂ©quent contemporaine des principaux textes de Claudel sur la grammaire, la langue et le style, la piĂšce met en scĂšne, dans la scĂšne 2 de la TroisiĂšme JournĂ©e, les critiques auxquelles Claudel est en butte. Le conservatisme linguistique, facteur de mort, est tournĂ© en dĂ©rision par le biais dâune violente satire. Ă lâopposĂ© se trouve la baleine, sĂ©minale, qui suscite le dĂ©goĂ»t des pĂ©dants et en qui E. KaĂ«s propose de voir le portrait de lâartiste.
9Par le vaste champ des rĂ©fĂ©rences mobilisĂ©es â notamment linguistiques â mais Ă©galement par le dĂ©tour systĂ©matique par lâhistoire littĂ©raire, Paul Claudel et la langue sâimpose comme un ouvrage de rĂ©fĂ©rence pour la critique claudĂ©lienne. On peut toutefois regretter que le domaine de lâexĂ©gĂšse â qui reprĂ©sente, en volume, la majeure partie de lâĆuvre de Claudel â nâait pas Ă©tĂ© davantage Ă©tudiĂ©. Il nâest pas sĂ»r, par exemple, quâil donne Ă voir une « attitude radicalement diffĂ©rente » (p. 410). Ă nouveau, il convient de distinguer les affirmations tonitruantes par lesquelles Claudel rejette lâexĂ©gĂšse historicoâcritique de la rĂ©alitĂ© de ses lectures et de sa pratique dâexĂ©gĂšte. La langue biblique, en tant quâelle est langue poĂ©tique aussi bien â et mĂȘme plus â quâune autre, est soumise Ă la mĂȘme attention. Elle nâest certes pas « un objet coupĂ© de son contenu sacré » (p. 410) et la forme reste toujours fortement liĂ©e au sens ; mais nâĂ©taitâce pas dĂ©jĂ , par exemple, la spĂ©cificitĂ© des idĂ©ogrammes claudĂ©liens (cf. p. 187) ?
10Premier ouvrage de la sĂ©rie Claudel dans la collection des « Ătudes de littĂ©rature des xxe et xxie siĂšcles » aux Ă©ditions Classiques Garnier, Paul Claudel et la langue est un ouvrage destinĂ© Ă faire date. Reste Ă souhaiter que tous les opus de cette sĂ©rie soient aussi riches et fĂ©conds pour la critique claudĂ©lienne.

