Acta fabula
ISSN 2115-8037

Volume 15, numéro 3
titre article

1Les vingt Ă©tudes du Parcours dix-neuviĂ©miste de Michel Crouzet, prĂ©cĂ©dĂ©es d’un entretien avec Michel Arrous1, rĂ©alisĂ© Ă  Paris en novembre 2011 et intitulĂ© « Les Romantiques et “notre modernitĂ©â€Â Â», bien qu’écrites sĂ©parĂ©ment, prĂ©sentent une cohĂ©rence et une progression remarquables. Elles situent les romantiques par rapport Ă  la modernitĂ©, interprĂštent le Romantisme comme passion de vivre la littĂ©rature et comme promotion de l’imaginaire, en mĂȘme temps qu’elles proposent une histoire de la poĂ©tique romantique, de la crĂ©ation et de la lecture. Elles sont une protestation en faveur du paradoxe de l’artiste et de la « vraie rhĂ©torique ». Ces vingt Ă©tudes, novatrices et polĂ©miques, articulent aussi une histoire Ă©crite contre l’« ancienne » nouvelle critique (synthĂ©tisĂ©e dans l’idĂ©ologie et les pratiques du structuralisme), contre ses mythes et ses mĂ©thodes. L’entretien qui les prĂ©cĂšde offre une leçon nĂ©cessaire de compĂ©tence littĂ©raire et critique et nous invite Ă  lire le xixe siĂšcle littĂ©raire.

2La nouvelle Ă©dition revue, corrigĂ©e et augmentĂ©e d’un long essai, Le Rouge et le Noir, Essai sur le romanesque stendhalien, nous propose aussi une lecture complice et alerte du chef-d’Ɠuvre de Stendhal. L’intelligence critique et l’écriture Ă©nergique de M. Crouzet n’oublient ni les lecteurs du passĂ© ni la critique traditionnelle ; elles accompagnent la libertĂ© des lecteurs prĂ©sents Ă  travers les possibilitĂ©s et les dangers de la critique moderne.

La « vraie rhĂ©torique » : pour une poĂ©tique de l’effet

3M. Crouzet dĂ©masque les mĂ©thodes et les fonctions de la critique moderne, (« structuraliste ») qui se caractĂ©rise par un formalisme falsifiĂ© (« fausse rhĂ©torique »). Par la mĂȘme occasion il justifie son choix de la rhĂ©torique ancienne, celui de la « vraie rhĂ©torique ». L’histoire littĂ©raire avait oubliĂ©, selon lui, le problĂšme du style mais « travaillait honnĂȘtement Ă  mettre les Ă©lĂšves en contact avec les textes » ; la lecture psychanalytique des textes avait banalisĂ© le romantisme, escamotĂ© son paradoxe et ignorĂ© le travail rhĂ©torique de l’artiste ; la critique structuraliste a supprimĂ© toute dimension historique, a donnĂ© l’hĂ©gĂ©monie au paradigme scientifique, a Ă©vacuĂ© l’individu (l’homme) de son Ă©criture, a expliquĂ© l’invention rationnellement, par des causes ; en d’autres termes, elle a supprimĂ© les paradoxes. Toutes ces mĂ©thodes critiques ont rĂ©cusĂ© l’auteur et fait l’économie des finalitĂ©s du texte. Elles ont oubliĂ© l’effet et le lecteur ; en revanche, pour la rhĂ©torique, « ancĂȘtre et rĂ©cusation du structuralisme2 », l’effet est capital.

4La rhĂ©torique donne la prioritĂ© au travail et au talent, aux formes et Ă  l’éthique. Tous les romantiques ont affirmĂ© l’impossibilitĂ© de sĂ©parer la forme et le fond, conflit qui est au cƓur de leur mystĂšre ; s’ils ont conscience rhĂ©torique et raisonnent en termes d’art (l’hĂ©ritage classique), ils sont contraints en mĂȘme temps de recourir Ă  la transcendance de l’inspiration. La rhĂ©torique classique respecte ce paradoxe et le Romantisme est une esthĂ©tique de la dissonance, de la synthĂšse des contraires, une poĂ©tique fondĂ©e sur la parodie. La parodie du Romantisme est sa seule dĂ©finition.

5C’est dans cet esprit que M. Crouzet lit Paul-Louis Courier, et Le Pamphlet des pamphlets (1824), son dernier texte, porteur d’une poĂ©tique nĂ©gative, est un Ă©loge ironique du genre, et qu’il analyse dans Fragoletta d’Henri de Latouche un trait constant du xixe siĂšcle : la rĂ©versibilitĂ© du mythique et du poĂ©tique ; ou le jeu et le sĂ©rieux dans le théùtre de Musset, ces Ă©lĂ©ments du paradoxe dont M. Crouzet propose l’explication et dĂ©cĂšle la poĂ©tique.

6Si la critique a eu tendance Ă  dissocier le roman de la prĂ©face de Mademoiselle de Maupin, M. Crouzet quant Ă  lui, veut justifier l’unitĂ© d’un texte qui sous la forme polĂ©mique et sous la forme romanesque, combine le roman de l’artiste et le roman de l’Androgyne. L’androgyne, forme totale, comme paradoxe, comme rĂ©union des contraires, est l’équivalent de la dualitĂ© de l’artiste. À ce titre, M. Crouzet situe Les Jeunes France (1833)3, dans la lignĂ©e des Ɠuvres paradoxe (comme Les Grotesques ou Mademoiselle de Maupin) oĂč la vĂ©ritĂ© se dĂ©guise et s’inverse. Gautier, comme Flaubert, comme le romantisme, est hantĂ© et fascinĂ© par le clichĂ©. Ridiculisant le clichĂ©, le Romantisme se retourne contre lui‑mĂȘme, refuse les catĂ©gories et cultive l’antithĂšse et l’oxymore, mais dĂšs qu’il se rĂ©pĂšte et dĂ©finit sa poĂ©tique par une topique (les topoĂŻ de l’antitopos classique), par un lexique, par un code rhĂ©torique, sa diffĂ©rence devient normalitĂ©. VoilĂ  « ce qui pose tout le problĂšme du Romantisme : comment Ă©chapper Ă  la redite, Ă  l’imitation, au lieu commun ? ». M. Crouzet s’écarte de l’interprĂ©tation courante, celle qui veut que Gautier se moque d’un romantisme dĂ©jĂ  vieilli ou banalisé ; il entre au cƓur du paradoxe de l’artiste. Cette antipoĂ©tique cache une poĂ©tique : parodier le romantisme c’est le formuler, on peut l’admirer et se moquer Ă  la fois. Celle‑ci serait la leçon critique de Gautier : le refus romantique de l’Ɠuvre faite, close, finie.

7À propos d’AurĂ©lia, M. Crouzet pose le problĂšme de l’interprĂ©tation du rĂȘve littĂ©raire. Laissant en marge les possibles explications des profondeurs de la psychologie ou de la critique psychanalytique, il considĂšre que le rĂȘve littĂ©raire relĂšve « moins d’une quelconque clĂ© des songes que d’un type de rĂ©cit, de la recherche d’un type d’effet d’étrangeté ». Il ne postule pas que tout  rĂȘve a un sens, et ce n’est pas son authenticitĂ© qui compte mais ses effets sur le lecteur, son rĂ©sultat littĂ©raire. M. Crouzet y dĂ©cĂšle une forme onirique qui n’est pas arbitraire, une rhĂ©torique lucide du rĂ©cit de rĂȘve, Ă  partir de considĂ©rations toutes grammaticales. Le Promontoire du Songe4 de Victor Hugo peut Ă©galement se lire en mĂȘme temps comme art poĂ©tique, comme traitĂ© de l’inspiration et comme une thĂ©orie du fabuleux. Voici la nouveautĂ© qui nous dĂ©couvre M. Crouzet, sceptique par rapport aux approches « dĂ©constructionnistes » qui font d’Hugo un « mallarmĂ©en », un adorateur du langage ; le critique situe ainsi Hugo Ă  sa place d’auteur, loin de la tentation nihiliste et conscient de ses moyens comme de ses effets.

La « vraie rhĂ©torique » lit l’effet de rĂ©alisme

8Contrairement Ă  la critique formaliste, qui nĂ©glige les rapports de l’Ɠuvre Ă  l’Histoire, Ă  la sociĂ©tĂ© et Ă  la rĂ©alitĂ©, semblant se cantonner dans la question de « la littĂ©rarité » et de « l’autorĂ©fĂ©rencialité » de l’Ɠuvre d’art, M. Crouzet tient Ă  souligner la prĂ©sence de l’Histoire et le poids de « la rĂ©alité » dans le romanesque stendhalien5. Les « faits divers » et leurs discours, dans les journaux comme dans les audiences de la cour d’Assises, livrent un « romanesque » premier et spontanĂ© que Stendhal ne cessera de rĂ©cupĂ©rer. M. Crouzet affirme que Le Rouge « ne peut ĂȘtre abordĂ© sans rĂ©fĂ©rence Ă  ce « romanesque ». Journaux et romans sont en pleine continuitĂ© et jouent tous deux d’une rhĂ©torique de l’antithĂšse, de l’accumulation des contraires et des contradictions. Julien est un hĂ©ros problĂ©matique qui a de l’emprise sur le lecteur moderne. L’audace de Stendhal est de montrer un hĂ©ros qui n’est pas un hĂ©ros « sympathique », un hĂ©ros qui est nĂ© d’une nĂ©gation de l’hĂ©roĂŻsme traditionnel. Sur la rĂ©ception de ce personnage, il y aurait toute une histoire Ă  Ă©crire ; M. Crouzet l’inaugure par une synthĂšse riche et suggestive. Sur l’ellipse du dĂ©nouement du Rouge, oĂč la critique depuis Faguet6 a vu une faute esthĂ©tique, M. Crouzet suggĂšre une nouvelle lecture : l’ellipse par laquelle Stendhal a racontĂ© l’une des scĂšnes clĂ© du roman (avec occultation de toute pensĂ©e intĂ©rieure), sera lue comme une lacune qui est de rĂšgle pour tout instant d’énergie, et comme « un effet de mystĂšre » que la critique doit respecter.

9À partir de l’expĂ©rience de Julien, M. Crouzet analyse le sens ambigu de l’Aristocratie chez Stendhal, son rapport au Romantisme et regarde les oublis de la critique moderne: les leçons pratiques de dĂ©sinvolture, les Ă©pisodes du duel et de l’habit bleu ont Ă©tĂ© curieusement dĂ©laissĂ©s par la critique qui ne voit dans la carriĂšre de Julien que les thĂšmes de l’ambition et de l’hypocrisie et nĂ©glige sa formation aristocratique. Faire de sa mort le chef-d’Ɠuvre de sa vie et l’achĂšvement de lui-mĂȘme est un paradoxe si incroyable que la critique a de la peine Ă  le considĂ©rer. « Stendhal fait partie des romanciers qui veulent avant tout cacher les conventions du roman et casser les systĂšmes » ; s’il Ă©chappe aux prĂ©tentions des conventions narratives c’est qu’il les connaissait trop bien pour en faire les pions d’un jeu. Pour cerner son originalitĂ©, M. Crouzet replace Le Rouge dans son contexte artistique. La modernitĂ©, en 1830, a favorisĂ© une esthĂ©tique ou plutĂŽt une anti-esthĂ©tique, « le culte du laid », le frĂ©nĂ©tique (le versant nihiliste du romantisme). Le Rouge appelle une lecture ouverte, nĂ©cessairement interdisciplinaire et transversale. Parfait connaisseur de la tradition critique, comme de la critique moderne, M. Crouzet rĂ©instaure dans le processus critique ce va‑et‑vient lourd de sens entre la rĂ©alitĂ© et l’Ɠuvre d’art, entre le texte et sa rĂ©fĂ©rence extĂ©rieure. M. Crouzet pratique une critique qui rĂ©cupĂšre la chair de l’Ɠuvre, son contenu humain, social et historique.

10Par rapport Ă  Madame Bovary, il soulĂšve le problĂšme critique de l’identification d’un  style Ă©pique7 et pose une hypothĂšse de lecture qui consiste Ă  lire ce roman « faire “comme” l’épopĂ©e, [et] d’[y] appliquer une sorte de schĂ©ma stylistique ». L’épique doit Ă©merveiller, provoquer l’admiration. La phrase exclamative, le « et », l’inversion, les images dans les comparaisons, sont des moyens d’amplification ou d’hyperbole, des traits du style Ă©pique devenus clichĂ©s dont Flaubert se saisit dĂ©libĂ©rĂ©ment. M. Crouzet le dĂ©montre dans sa magnifique analyse de l’épisode de la « casquette » au commencement du roman oĂč il lit l’évocation homĂ©rique (les casquettes se font casques dans la mĂ©taphore du combat).

11La valeur historique de l’Éducation Sentimentale est acquise. Le fil romanesque (l’histoire d’un amour), qui joue le rĂŽle dominant, se tisse avec le fil de l’histoire (l’esprit d’une Ă©poque et d’une gĂ©nĂ©ration). M. Crouzet tente une autre voie d’analyse, une lecture en termes de poĂ©tique : Flaubert se heurte Ă  un problĂšme de mĂ©thode crĂ©atrice ; toute diction de l’histoire relĂšve d’un « genre », d’une rhĂ©torique, d’un type de discours. Flaubert a choisi une rhĂ©torique qui lui permet d’évoquer l’histoire par la fiction, indirectement : aucun fragment de l’histoire n’échappe au point de vue, Ă  la restriction de champ des personnages fictifs. La rĂ©ponse littĂ©raire de Flaubert est une poĂ©tique de l’ironie8.

12Manette Salomon9 lui fournit le terrain idĂ©al pour l’étude du rĂ©el.

Le rĂ©el, celui du rĂ©alisme au premier chef rĂ©cusant les adversaires de la « reprĂ©sentation », est le rĂ©sultat d’une construction, qui intervient dans les notes saisies sur le vif, les documents, les observations, au niveau le plus Ă©lĂ©mentaire du façonnement. Pas de rĂ©alitĂ© littĂ©raire sans mise en forme, pas de mise en forme littĂ©raire sans rĂ©alitĂ©.

13Du rĂ©el Ă  l’Ɠuvre il y a l’intervention du style, le choix d’une rhĂ©torique.

14Dans la poĂ©tique des Goncourt, M. Crouzet dĂ©couvre un double mouvement : si le gĂ©nĂ©ral est banal et commun, il faut le particulariser toujours (Ă©mietter, atomiser : on tend Ă  la somme, Ă  la collection totale, mais aussi au dĂ©sordre absolu), mais un mouvement inverse va s’imposer aussi, un mouvement qui ensemble et fait surgir le « rĂ©el » Ă  travers l’allĂ©gorie qui assure l’unitĂ© et le sens. Ce constant dĂ©placement rhĂ©torique va toujours du centre (l’homme, le sujet) Ă  la pĂ©riphĂ©rie (ses actes, ses Ă©lĂ©ments, ses objets, saisis Ă  part, sĂ©parĂ©s, comme des parties qui ne supposent pas le tout). De la synecdoque Ă  l’allĂ©gorie, et inversement, le sujet humain devient le point commun et central. Dans Manette Salomon le rĂ©el s’engage dans une prĂ©sentation paradoxale, sublime et grotesque, tragique et bouffonne.

15M. Crouzet rend compte de l’oxymore et analyse son pouvoir d’expansion dans Les Diaboliques10, oĂč la figure loin de rester figure de rhĂ©torique devient figure narrative et vĂ©ritable vision du monde11.

L’oxymore pose que toute vĂ©ritĂ© est aussi son contraire, que la quĂȘte de la vĂ©ritĂ© est un mouvement ironique d’affirmation-nĂ©gation. La totalitĂ© est Ă©voquĂ©e par l’union des contraires.

16L’oxymore est alors un dĂ©fi critique, « comment les Ă©tudier ? », se demande M. Crouzet. En les classant, en fonction de la nature de l’incompatibilitĂ© des termes ? Il pose une rĂšgle clĂ© de sa propre critique :

L’oxymore n’existe que par un effort du lecteur, ou par son adhĂ©sion aux codes et valeurs de l’écrivain ; la figure de rhĂ©torique est perçue d’une maniĂšre variable, personnelle et subjective.

17Barbey pratique la pointe Ă  n’importe quel prix. Et c’est par lĂ  que doit commencer une analyse formelle de son oeuvre, et notamment « par l’analyse de la forme maĂźtresse de son « discours » qui est lĂ , dans l’esprit.

18L’écrivain, prĂ©occupĂ© de son Ɠuvre et de ses effets, cherchera « l’opportunité », « la justesse », « la puissance dramatique » ou « l’agencement efficace », car la rĂ©alitĂ© est l’effet d’une construction dont il se rend compte lui‑mĂȘme. Une rhĂ©torique du rĂ©el est une mĂ©thode de crĂ©ation de l’effet de rĂ©el. Tel est le but de M. Crouzet : travailler Ă  dĂ©terminer la stratĂ©gie rhĂ©torique de l’écriture de Courier, Latouche, Musset, Gautier, Nerval, Flaubert, Hugo, Les Goncourt, Barbey d’Aurevilly, Maupassant, Bourget, et les stratĂ©gies rhĂ©toriques de Stendhal12, peut‑ĂȘtre son auteur prĂ©fĂ©ré ?

19La « vraie rhĂ©torique » revient donc au lecteur, porte son attention Ă  la finalitĂ© du texte, Ă  l’effet de BeautĂ©, Ă  la crĂ©ation de plaisir. Elle rĂ©tablit l’auteur lucide Ă  la place qui est la sienne, reconnaĂźt dans le texte l’aspect subjectif et passionnel, car tout discours relĂšve d’une intention et d’un sens. M. Crouzet ose lire cette antithĂšse. Voici le choix de lecture critique qu’il nous propose, la « vraie rhĂ©torique », attentive aux trois instances : l’auteur, son texte, et son lecteur. Cette rhĂ©torique sert Ă©galement Ă  dĂ©finir sa propre Ă©criture  critique :

Elle repose sur une analyse des passions et de leurs relations avec les discours [
] s’adresse Ă  l’homme total, elle rend les idĂ©es sensibles, elle dispose la vĂ©ritĂ© pour qu’elle soit compatible avec le dĂ©sir [
] C’est donc le discours qui s’adresse au cƓur et Ă  l’imagination par opposition au discours impersonnel et objectif de la raison.

20Comme Jean Starobinski, Michel Crouzet signale l’urgence de dĂ©fendre notre expĂ©rience du monde contre les simplifications abstraites et forcĂ©es. Son « acuitĂ© perceptive » et son aptitude Ă  l’accueil, fait de sa critique une expĂ©rience d’appel : l’énergie de son Ɠuvre appelle l’énergie d’une lecture, d’une relecture. Sa « vraie rhĂ©torique » lie l’émotion Ă  sa base matĂ©rielle, fait apparaĂźtre un ensemble de rapports rĂ©els et concrets, et retrouve dans le style et ses effets un acte vivant de communication humaine.