
Michel Crouzet critique : pour une poĂ©tique de lâeffet
1Les vingt Ă©tudes du Parcours dix-neuviĂ©miste de Michel Crouzet, prĂ©cĂ©dĂ©es dâun entretien avec Michel Arrous1, rĂ©alisĂ© Ă Paris en novembre 2011 et intitulĂ© « Les Romantiques et ânotre modernité⠻, bien quâĂ©crites sĂ©parĂ©ment, prĂ©sentent une cohĂ©rence et une progression remarquables. Elles situent les romantiques par rapport Ă la modernitĂ©, interprĂštent le Romantisme comme passion de vivre la littĂ©rature et comme promotion de lâimaginaire, en mĂȘme temps quâelles proposent une histoire de la poĂ©tique romantique, de la crĂ©ation et de la lecture. Elles sont une protestation en faveur du paradoxe de lâartiste et de la « vraie rhĂ©torique ». Ces vingt Ă©tudes, novatrices et polĂ©miques, articulent aussi une histoire Ă©crite contre lâ« ancienne » nouvelle critique (synthĂ©tisĂ©e dans lâidĂ©ologie et les pratiques du structuralisme), contre ses mythes et ses mĂ©thodes. Lâentretien qui les prĂ©cĂšde offre une leçon nĂ©cessaire de compĂ©tence littĂ©raire et critique et nous invite Ă lire le xixe siĂšcle littĂ©raire.
2La nouvelle Ă©dition revue, corrigĂ©e et augmentĂ©e dâun long essai, Le Rouge et le Noir, Essai sur le romanesque stendhalien, nous propose aussi une lecture complice et alerte du chef-dâĆuvre de Stendhal. Lâintelligence critique et lâĂ©criture Ă©nergique de M. Crouzet nâoublient ni les lecteurs du passĂ© ni la critique traditionnelle ; elles accompagnent la libertĂ© des lecteurs prĂ©sents Ă travers les possibilitĂ©s et les dangers de la critique moderne.
La « vraie rhĂ©torique » : pour une poĂ©tique de lâeffet
3M. Crouzet dĂ©masque les mĂ©thodes et les fonctions de la critique moderne, (« structuraliste ») qui se caractĂ©rise par un formalisme falsifiĂ© (« fausse rhĂ©torique »). Par la mĂȘme occasion il justifie son choix de la rhĂ©torique ancienne, celui de la « vraie rhĂ©torique ». Lâhistoire littĂ©raire avait oubliĂ©, selon lui, le problĂšme du style mais « travaillait honnĂȘtement Ă mettre les Ă©lĂšves en contact avec les textes » ; la lecture psychanalytique des textes avait banalisĂ© le romantisme, escamotĂ© son paradoxe et ignorĂ© le travail rhĂ©torique de lâartiste ; la critique structuraliste a supprimĂ© toute dimension historique, a donnĂ© lâhĂ©gĂ©monie au paradigme scientifique, a Ă©vacuĂ© lâindividu (lâhomme) de son Ă©criture, a expliquĂ© lâinvention rationnellement, par des causes ; en dâautres termes, elle a supprimĂ© les paradoxes. Toutes ces mĂ©thodes critiques ont rĂ©cusĂ© lâauteur et fait lâĂ©conomie des finalitĂ©s du texte. Elles ont oubliĂ© lâeffet et le lecteur ; en revanche, pour la rhĂ©torique, « ancĂȘtre et rĂ©cusation du structuralisme2 », lâeffet est capital.
4La rhĂ©torique donne la prioritĂ© au travail et au talent, aux formes et Ă lâĂ©thique. Tous les romantiques ont affirmĂ© lâimpossibilitĂ© de sĂ©parer la forme et le fond, conflit qui est au cĆur de leur mystĂšre ; sâils ont conscience rhĂ©torique et raisonnent en termes dâart (lâhĂ©ritage classique), ils sont contraints en mĂȘme temps de recourir Ă la transcendance de lâinspiration. La rhĂ©torique classique respecte ce paradoxe et le Romantisme est une esthĂ©tique de la dissonance, de la synthĂšse des contraires, une poĂ©tique fondĂ©e sur la parodie. La parodie du Romantisme est sa seule dĂ©finition.
5Câest dans cet esprit que M. Crouzet lit Paul-Louis Courier, et Le Pamphlet des pamphlets (1824), son dernier texte, porteur dâune poĂ©tique nĂ©gative, est un Ă©loge ironique du genre, et quâil analyse dans Fragoletta dâHenri de Latouche un trait constant du xixe siĂšcle : la rĂ©versibilitĂ© du mythique et du poĂ©tique ; ou le jeu et le sĂ©rieux dans le théùtre de Musset, ces Ă©lĂ©ments du paradoxe dont M. Crouzet propose lâexplication et dĂ©cĂšle la poĂ©tique.
6Si la critique a eu tendance Ă dissocier le roman de la prĂ©face de Mademoiselle de Maupin, M. Crouzet quant Ă lui, veut justifier lâunitĂ© dâun texte qui sous la forme polĂ©mique et sous la forme romanesque, combine le roman de lâartiste et le roman de lâAndrogyne. Lâandrogyne, forme totale, comme paradoxe, comme rĂ©union des contraires, est lâĂ©quivalent de la dualitĂ© de lâartiste. Ă ce titre, M. Crouzet situe Les Jeunes France (1833)3, dans la lignĂ©e des Ćuvres paradoxe (comme Les Grotesques ou Mademoiselle de Maupin) oĂč la vĂ©ritĂ© se dĂ©guise et sâinverse. Gautier, comme Flaubert, comme le romantisme, est hantĂ© et fascinĂ© par le clichĂ©. Ridiculisant le clichĂ©, le Romantisme se retourne contre luiâmĂȘme, refuse les catĂ©gories et cultive lâantithĂšse et lâoxymore, mais dĂšs quâil se rĂ©pĂšte et dĂ©finit sa poĂ©tique par une topique (les topoĂŻ de lâantitopos classique), par un lexique, par un code rhĂ©torique, sa diffĂ©rence devient normalitĂ©. Voilà « ce qui pose tout le problĂšme du Romantisme : comment Ă©chapper Ă la redite, Ă lâimitation, au lieu commun ? ». M. Crouzet sâĂ©carte de lâinterprĂ©tation courante, celle qui veut que Gautier se moque dâun romantisme dĂ©jĂ vieilli ou banalisé ; il entre au cĆur du paradoxe de lâartiste. Cette antipoĂ©tique cache une poĂ©tique : parodier le romantisme câest le formuler, on peut lâadmirer et se moquer Ă la fois. Celleâci serait la leçon critique de Gautier : le refus romantique de lâĆuvre faite, close, finie.
7Ă propos dâAurĂ©lia, M. Crouzet pose le problĂšme de lâinterprĂ©tation du rĂȘve littĂ©raire. Laissant en marge les possibles explications des profondeurs de la psychologie ou de la critique psychanalytique, il considĂšre que le rĂȘve littĂ©raire relĂšve « moins dâune quelconque clĂ© des songes que dâun type de rĂ©cit, de la recherche dâun type dâeffet dâĂ©trangeté ». Il ne postule pas que tout  rĂȘve a un sens, et ce nâest pas son authenticitĂ© qui compte mais ses effets sur le lecteur, son rĂ©sultat littĂ©raire. M. Crouzet y dĂ©cĂšle une forme onirique qui nâest pas arbitraire, une rhĂ©torique lucide du rĂ©cit de rĂȘve, Ă partir de considĂ©rations toutes grammaticales. Le Promontoire du Songe4 de Victor Hugo peut Ă©galement se lire en mĂȘme temps comme art poĂ©tique, comme traitĂ© de lâinspiration et comme une thĂ©orie du fabuleux. Voici la nouveautĂ© qui nous dĂ©couvre M. Crouzet, sceptique par rapport aux approches « dĂ©constructionnistes » qui font dâHugo un « mallarmĂ©en », un adorateur du langage ; le critique situe ainsi Hugo Ă sa place dâauteur, loin de la tentation nihiliste et conscient de ses moyens comme de ses effets.
La « vraie rhĂ©torique » lit lâeffet de rĂ©alisme
8Contrairement Ă la critique formaliste, qui nĂ©glige les rapports de lâĆuvre Ă lâHistoire, Ă la sociĂ©tĂ© et Ă la rĂ©alitĂ©, semblant se cantonner dans la question de « la littĂ©rarité » et de « lâautorĂ©fĂ©rencialité » de lâĆuvre dâart, M. Crouzet tient Ă souligner la prĂ©sence de lâHistoire et le poids de « la rĂ©alité » dans le romanesque stendhalien5. Les « faits divers » et leurs discours, dans les journaux comme dans les audiences de la cour dâAssises, livrent un « romanesque » premier et spontanĂ© que Stendhal ne cessera de rĂ©cupĂ©rer. M. Crouzet affirme que Le Rouge « ne peut ĂȘtre abordĂ© sans rĂ©fĂ©rence Ă ce « romanesque ». Journaux et romans sont en pleine continuitĂ© et jouent tous deux dâune rhĂ©torique de lâantithĂšse, de lâaccumulation des contraires et des contradictions. Julien est un hĂ©ros problĂ©matique qui a de lâemprise sur le lecteur moderne. Lâaudace de Stendhal est de montrer un hĂ©ros qui nâest pas un hĂ©ros « sympathique », un hĂ©ros qui est nĂ© dâune nĂ©gation de lâhĂ©roĂŻsme traditionnel. Sur la rĂ©ception de ce personnage, il y aurait toute une histoire Ă Ă©crire ; M. Crouzet lâinaugure par une synthĂšse riche et suggestive. Sur lâellipse du dĂ©nouement du Rouge, oĂč la critique depuis Faguet6 a vu une faute esthĂ©tique, M. Crouzet suggĂšre une nouvelle lecture : lâellipse par laquelle Stendhal a racontĂ© lâune des scĂšnes clĂ© du roman (avec occultation de toute pensĂ©e intĂ©rieure), sera lue comme une lacune qui est de rĂšgle pour tout instant dâĂ©nergie, et comme « un effet de mystĂšre » que la critique doit respecter.
9Ă partir de lâexpĂ©rience de Julien, M. Crouzet analyse le sens ambigu de lâAristocratie chez Stendhal, son rapport au Romantisme et regarde les oublis de la critique moderne: les leçons pratiques de dĂ©sinvolture, les Ă©pisodes du duel et de lâhabit bleu ont Ă©tĂ© curieusement dĂ©laissĂ©s par la critique qui ne voit dans la carriĂšre de Julien que les thĂšmes de lâambition et de lâhypocrisie et nĂ©glige sa formation aristocratique. Faire de sa mort le chef-dâĆuvre de sa vie et lâachĂšvement de lui-mĂȘme est un paradoxe si incroyable que la critique a de la peine Ă le considĂ©rer. « Stendhal fait partie des romanciers qui veulent avant tout cacher les conventions du roman et casser les systĂšmes » ; sâil Ă©chappe aux prĂ©tentions des conventions narratives câest quâil les connaissait trop bien pour en faire les pions dâun jeu. Pour cerner son originalitĂ©, M. Crouzet replace Le Rouge dans son contexte artistique. La modernitĂ©, en 1830, a favorisĂ© une esthĂ©tique ou plutĂŽt une anti-esthĂ©tique, « le culte du laid », le frĂ©nĂ©tique (le versant nihiliste du romantisme). Le Rouge appelle une lecture ouverte, nĂ©cessairement interdisciplinaire et transversale. Parfait connaisseur de la tradition critique, comme de la critique moderne, M. Crouzet rĂ©instaure dans le processus critique ce vaâetâvient lourd de sens entre la rĂ©alitĂ© et lâĆuvre dâart, entre le texte et sa rĂ©fĂ©rence extĂ©rieure. M. Crouzet pratique une critique qui rĂ©cupĂšre la chair de lâĆuvre, son contenu humain, social et historique.
10Par rapport Ă Madame Bovary, il soulĂšve le problĂšme critique de lâidentification dâun  style Ă©pique7 et pose une hypothĂšse de lecture qui consiste Ă lire ce roman « faire âcommeâ lâĂ©popĂ©e, [et] dâ[y] appliquer une sorte de schĂ©ma stylistique ». LâĂ©pique doit Ă©merveiller, provoquer lâadmiration. La phrase exclamative, le « et », lâinversion, les images dans les comparaisons, sont des moyens dâamplification ou dâhyperbole, des traits du style Ă©pique devenus clichĂ©s dont Flaubert se saisit dĂ©libĂ©rĂ©ment. M. Crouzet le dĂ©montre dans sa magnifique analyse de lâĂ©pisode de la « casquette » au commencement du roman oĂč il lit lâĂ©vocation homĂ©rique (les casquettes se font casques dans la mĂ©taphore du combat).
11La valeur historique de lâĂducation Sentimentale est acquise. Le fil romanesque (lâhistoire dâun amour), qui joue le rĂŽle dominant, se tisse avec le fil de lâhistoire (lâesprit dâune Ă©poque et dâune gĂ©nĂ©ration). M. Crouzet tente une autre voie dâanalyse, une lecture en termes de poĂ©tique : Flaubert se heurte Ă un problĂšme de mĂ©thode crĂ©atrice ; toute diction de lâhistoire relĂšve dâun « genre », dâune rhĂ©torique, dâun type de discours. Flaubert a choisi une rhĂ©torique qui lui permet dâĂ©voquer lâhistoire par la fiction, indirectement : aucun fragment de lâhistoire nâĂ©chappe au point de vue, Ă la restriction de champ des personnages fictifs. La rĂ©ponse littĂ©raire de Flaubert est une poĂ©tique de lâironie8.
12Manette Salomon9 lui fournit le terrain idĂ©al pour lâĂ©tude du rĂ©el.
Le rĂ©el, celui du rĂ©alisme au premier chef rĂ©cusant les adversaires de la « reprĂ©sentation », est le rĂ©sultat dâune construction, qui intervient dans les notes saisies sur le vif, les documents, les observations, au niveau le plus Ă©lĂ©mentaire du façonnement. Pas de rĂ©alitĂ© littĂ©raire sans mise en forme, pas de mise en forme littĂ©raire sans rĂ©alitĂ©.
13Du rĂ©el Ă lâĆuvre il y a lâintervention du style, le choix dâune rhĂ©torique.
14Dans la poĂ©tique des Goncourt, M. Crouzet dĂ©couvre un double mouvement : si le gĂ©nĂ©ral est banal et commun, il faut le particulariser toujours (Ă©mietter, atomiser : on tend Ă la somme, Ă la collection totale, mais aussi au dĂ©sordre absolu), mais un mouvement inverse va sâimposer aussi, un mouvement qui ensemble et fait surgir le « rĂ©el » Ă travers lâallĂ©gorie qui assure lâunitĂ© et le sens. Ce constant dĂ©placement rhĂ©torique va toujours du centre (lâhomme, le sujet) Ă la pĂ©riphĂ©rie (ses actes, ses Ă©lĂ©ments, ses objets, saisis Ă part, sĂ©parĂ©s, comme des parties qui ne supposent pas le tout). De la synecdoque Ă lâallĂ©gorie, et inversement, le sujet humain devient le point commun et central. Dans Manette Salomon le rĂ©el sâengage dans une prĂ©sentation paradoxale, sublime et grotesque, tragique et bouffonne.
15M. Crouzet rend compte de lâoxymore et analyse son pouvoir dâexpansion dans Les Diaboliques10, oĂč la figure loin de rester figure de rhĂ©torique devient figure narrative et vĂ©ritable vision du monde11.
Lâoxymore pose que toute vĂ©ritĂ© est aussi son contraire, que la quĂȘte de la vĂ©ritĂ© est un mouvement ironique dâaffirmation-nĂ©gation. La totalitĂ© est Ă©voquĂ©e par lâunion des contraires.
16Lâoxymore est alors un dĂ©fi critique, « comment les Ă©tudier ? », se demande M. Crouzet. En les classant, en fonction de la nature de lâincompatibilitĂ© des termes ? Il pose une rĂšgle clĂ© de sa propre critique :
Lâoxymore nâexiste que par un effort du lecteur, ou par son adhĂ©sion aux codes et valeurs de lâĂ©crivain ; la figure de rhĂ©torique est perçue dâune maniĂšre variable, personnelle et subjective.
17Barbey pratique la pointe Ă nâimporte quel prix. Et câest par lĂ que doit commencer une analyse formelle de son oeuvre, et notamment « par lâanalyse de la forme maĂźtresse de son « discours » qui est lĂ , dans lâesprit.
18LâĂ©crivain, prĂ©occupĂ© de son Ćuvre et de ses effets, cherchera « lâopportunité », « la justesse », « la puissance dramatique » ou « lâagencement efficace », car la rĂ©alitĂ© est lâeffet dâune construction dont il se rend compte luiâmĂȘme. Une rhĂ©torique du rĂ©el est une mĂ©thode de crĂ©ation de lâeffet de rĂ©el. Tel est le but de M. Crouzet : travailler Ă dĂ©terminer la stratĂ©gie rhĂ©torique de lâĂ©criture de Courier, Latouche, Musset, Gautier, Nerval, Flaubert, Hugo, Les Goncourt, Barbey dâAurevilly, Maupassant, Bourget, et les stratĂ©gies rhĂ©toriques de Stendhal12, peutâĂȘtre son auteur prĂ©fĂ©ré ?
19La « vraie rhĂ©torique » revient donc au lecteur, porte son attention Ă la finalitĂ© du texte, Ă lâeffet de BeautĂ©, Ă la crĂ©ation de plaisir. Elle rĂ©tablit lâauteur lucide Ă la place qui est la sienne, reconnaĂźt dans le texte lâaspect subjectif et passionnel, car tout discours relĂšve dâune intention et dâun sens. M. Crouzet ose lire cette antithĂšse. Voici le choix de lecture critique quâil nous propose, la « vraie rhĂ©torique », attentive aux trois instances : lâauteur, son texte, et son lecteur. Cette rhĂ©torique sert Ă©galement Ă dĂ©finir sa propre Ă©criture critique :
Elle repose sur une analyse des passions et de leurs relations avec les discours [âŠ] sâadresse Ă lâhomme total, elle rend les idĂ©es sensibles, elle dispose la vĂ©ritĂ© pour quâelle soit compatible avec le dĂ©sir [âŠ] Câest donc le discours qui sâadresse au cĆur et Ă lâimagination par opposition au discours impersonnel et objectif de la raison.
20Comme Jean Starobinski, Michel Crouzet signale lâurgence de dĂ©fendre notre expĂ©rience du monde contre les simplifications abstraites et forcĂ©es. Son « acuitĂ© perceptive » et son aptitude Ă lâaccueil, fait de sa critique une expĂ©rience dâappel : lâĂ©nergie de son Ćuvre appelle lâĂ©nergie dâune lecture, dâune relecture. Sa « vraie rhĂ©torique » lie lâĂ©motion Ă sa base matĂ©rielle, fait apparaĂźtre un ensemble de rapports rĂ©els et concrets, et retrouve dans le style et ses effets un acte vivant de communication humaine.

