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Charles Lenepveu

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Charles Lenepveu
Biographie
Naissance
DécÚs
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Conservatoire de Paris (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Mouvement
MaĂźtres
Genre artistique
Distinctions
Tombe de Charles Lenepveu (cimetiĂšre de Bonsecours).

Charles-Ferdinand Lenepveu est un compositeur et pédagogue français, né le à Rouen[1] et mort le à Paris (7e arr.).

La maison natale de Charles Lenepveu Ă  Rouen.

Fils d’un avocat Ă  la cour d'appel de Rouen, il obtient un baccalaurĂ©at de lettres en 1859 puis monte Ă  Paris faire des Ă©tudes de droit Ă  la FacultĂ©, tout en suivant des leçons de solfĂšge et d’harmonie au Conservatoire de Paris avec Augustin Savard.

Il remporte le premier prix du concours de composition lancĂ© par la SociĂ©tĂ© des beaux-arts de Caen Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration du centiĂšme anniversaire de la fondation de la SociĂ©tĂ© d’agriculture et de commerce. Sa cantate est exĂ©cutĂ©e le Ă  l’hĂŽtel de ville de Caen.

Il obtient l’annĂ©e suivante son admission au Conservatoire de Paris dans la classe d’Ambroise Thomas, grĂące Ă  l’appui de Savard. AprĂšs avoir Ă©tudiĂ© le contrepoint, la fugue et la composition idĂ©ale pendant deux ans, il est reçu second en loge au prix de Rome en 1865, et remporte le Grand prix au concours dĂ©finitif avec sa cantate Renaud dans le jardin d’Armide, exĂ©cutĂ©e le dans la salle des concerts du Conservatoire. Il revient Ă  Paris en avec la partition d'un opĂ©ra-comique, Le Florentin, qu’il soumet Ă  l’un des concours de composition dramatique du ministĂšre des Beaux-Arts et remporte en . Il reprend parallĂšlement ses Ă©tudes de contrepoint et fugue avec Charles-Alexis Chauvet, alors organiste Ă  l’église de la Sainte-TrinitĂ©. En attendant la reprĂ©sentation toujours repoussĂ©e de son opĂ©ra Ă  cause de la guerre franco-prussienne de 1870 et des Ă©vĂšnements politiques qui s'ensuivent, il compose une messe de Requiem, exĂ©cutĂ©e pour la premiĂšre fois Ă  Bordeaux le au profit des victimes et des orphelins de guerre ; des fragments en sont exĂ©cutĂ©s Ă  Paris en 1872 par la SociĂ©tĂ© des concerts du Conservatoire, puis aux Concerts populaires en 1873.

AprĂšs de nombreuses dĂ©marches, Le Florentin est enfin reprĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra-Comique le . L’accueil du public est assez favorable[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Bien que n’obtenant jamais plus qu’un succĂšs de mode, la musique de ce « compositeur d’un classicisme dĂ©passĂ©[2] » franchit les frontiĂšres. Il fait ainsi reprĂ©senter en 1882 au Covent Garden de Londres un « grand opĂ©ra » intitulĂ© Velleda, tirĂ© des Martyrs de Chateaubriand. Lors de la premiĂšre de la version française, le au théùtre de Rouen, cette Ɠuvre est ovationnĂ©e, mais ne dĂ©passa pas les 4 reprĂ©sentations[rĂ©f. nĂ©cessaire].

En 1880, il est nommĂ© professeur d’harmonie puis, en 1894, professeur de composition au Conservatoire de Paris oĂč il forme, entre autres, AndrĂ© Caplet, Paul PiernĂ©, Philippe Gaubert et Achille Philip. Pressenti pour succĂ©der Ă  ThĂ©odore Dubois Ă  la direction du Conservatoire de Paris, il est mis en cause dans le scandale qui entoure le concours du prix de Rome en 1905 : Ă  la fois professeur d'une partie des concurrents et membre du jury, il est accusĂ© d'avoir favorisĂ© l'attribution des six places de logistes Ă  ses propres Ă©lĂšves, tandis que Maurice Ravel, Ă  l'indignation gĂ©nĂ©rale, a Ă©tĂ© Ă©liminĂ© dĂšs le concours d'essai[3],[4].

Il meurt d'un cancer aux intestins à son domicile 22 rue de Verneuil à Paris[5]. Ses obsÚques sont célébrées à l'église Saint-Thomas-d'Aquin de Paris et à la basilique Notre-Dame de Bonsecours et il est inhumé à Bonsecours (Seine-Maritime)[6].

  • La Jeune Captive, mĂ©lodie pour voix et piano (1869)
  • Ballade pour piano (1870)
  • Barcarole pour piano (1870)
  • Berceuse pour piano (1870)
  • Caprice pour piano (1870)
  • Messe de Requiem pour soli, chƓur mixte, orchestre et grand orgue (1872-1893)
  • La Dormeuse, mĂ©lodie pour voix et piano (1873)
  • Le Florentin, opĂ©ra-comique en trois actes, livret de Henri de Saint-Georges, créé Ă  l'OpĂ©ra-Comique le
  • La Caravane pour chƓur d'hommes a cappella (1875)
  • O salutaris pour voix et orgue (1878)
  • VellĂ©da, opĂ©ra en quatre actes, livret de Augustin Challamel et Jules Chantepie, créé Ă  Covent Garden le
  • Jeanne d’Arc, drame lyrique en trois parties, poĂšme de Paul Allard, créé Ă  la cathĂ©drale de Rouen le 1er
  • IphigĂ©nie, scĂšne lyrique pour soli, chƓur mixte et orchestre, livret de E. Guinand (1887)
  • Hymne funĂšbre et triomphal Ă  la mĂ©moire des soldats morts pour la patrie (1889)
  • La Fils de la Vierge, mĂ©lodie pour voix et piano (1890)
  • Ode triomphale Ă  Jeanne d’Arc, poĂšme de Paul Allard, cantate pour soli, chƓur mixte et orchestre (1892)
  • Rappelle-toi, mĂ©lodie pour voix et piano
  • Chanson, mĂ©lodie pour voix et piano
  • Je ne le dirai pas, mĂ©lodie pour voix et piano
  • L'Anniversaire, opĂ©ra-comique en un acte, livret d'Alexandre Bisson
  • Le Retour de Jeanne, opĂ©ra-comique en un acte, livret d'Alexandre Bisson
  • Salve Regina, pour mezzo-soprano, baryton, harpe et orgue

Distinctions

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Il est Ă©lu Ă  l’AcadĂ©mie des beaux-arts en 1896.

Une rue de Rouen, située derriÚre le musée Le Secq des Tournelles, a reçu son nom, ainsi qu'une rue de Bonsecours, à cÎté de Rouen.

Notes et références

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  1. ↑ Rue de l’École[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  2. ↑ Centre d’art, esthĂ©tique et littĂ©rature (CAEL) - UniversitĂ© de Rouen-Normandie, Regards sur l’opĂ©ra : Du ballet comique de la Reine Ă  l’OpĂ©ra de PĂ©kin, Paris, Presses universitaires de France, , 259 p. (lire en ligne).
  3. ↑ « Vers le dĂ©but du mois de mai 1905 s'ouvrait le concours prĂ©liminaire aux Ă©preuves du prix de Rome. Dix-neuf concurrents se prĂ©sentaient : ils appartenaient aux classes de MM. FaurĂ©, Lenepveu et Widor. [...] RĂ©sultat : seuls sont reçus six Ă©lĂšves de M. Lenepveu, le seul professeur qui fĂ»t en mĂȘme temps membre du jury. Parmi les candidats refusĂ©s se trouvaient Mlle Fleury, Ă©lĂšve de M. Widor, et M. Ravel, Ă©lĂšve de M. G. FaurĂ©, tous deux seconds prix de Rome Ă  l'un des prĂ©cĂ©dents concours. [...] Comment se fait-il que deux seconds prix de Rome ne soient mĂȘme plus jugĂ©s digne de concourir ? Et la constitution du jury ne le rend-elle pas suspect ? Et le rĂ©sultat du concours ne confirme-t-il pas ces soupçons, avec une sorte de candeur naĂŻve et stupĂ©fiante ? N'est-ce pas le cas, ou jamais, de rĂ©viser un jugement oĂč se sourit Ă  elle-mĂȘme la plus bĂ©ate iniquité ? » – Louis Laloy, Le Mercure musical, no 2, , p. 85 (lire en ligne sur Gallica).
  4. ↑ « L'Ă©chec manigancĂ© d'un jeune et audacieux compositeur au concours de Rome suscite un tollĂ© gĂ©nĂ©ral ; les journaux quotidiens s'en emparent et multiplient les interviews ; le retoquĂ© y rĂ©colte un renom subit, tandis que M. Lenepveu en dĂ©gringole de ses rĂȘves directoriaux, car « l'Administration  » mĂȘme s'en Ă©meut : un Gabriel FaurĂ© nommĂ© par un ministre, sur la proposition d'un secrĂ©taire d'État. » – Jean Marnold, Le Mercure musical, 15 juin 1905, pp. 449-50 (lire en ligne sur Gallica).
  5. ↑ Henri Quittard, « Charles Lenepveu », Le Figaro,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  6. ↑ « Inhumations », Journal de Rouen,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  7. ↑ « Cote LH/1586/32 », base LĂ©onore, ministĂšre français de la Culture
  8. ↑ Journal de Rouen 1910.
  • Adolphe Bitard, Dictionnaire de biographie contemporaine, française et Ă©trangĂšre, Paris, A. LĂ©vy & Cie, (lire en ligne), p. 185.

Bibliographie

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Liens externes

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