Charles Lenepveu
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Compositeur, professeur d'université, théoricien |
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Conservatoire de Paris (Ă partir de ) |
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Charles-Ferdinand Lenepveu est un compositeur et pédagogue français, né le à Rouen[1] et mort le à Paris (7e arr.).
Biographie
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Fils dâun avocat Ă la cour d'appel de Rouen, il obtient un baccalaurĂ©at de lettres en 1859 puis monte Ă Paris faire des Ă©tudes de droit Ă la FacultĂ©, tout en suivant des leçons de solfĂšge et dâharmonie au Conservatoire de Paris avec Augustin Savard.
Il remporte le premier prix du concours de composition lancĂ© par la SociĂ©tĂ© des beaux-arts de Caen Ă lâoccasion de la cĂ©lĂ©bration du centiĂšme anniversaire de la fondation de la SociĂ©tĂ© dâagriculture et de commerce. Sa cantate est exĂ©cutĂ©e le Ă lâhĂŽtel de ville de Caen.
Il obtient lâannĂ©e suivante son admission au Conservatoire de Paris dans la classe dâAmbroise Thomas, grĂące Ă lâappui de Savard. AprĂšs avoir Ă©tudiĂ© le contrepoint, la fugue et la composition idĂ©ale pendant deux ans, il est reçu second en loge au prix de Rome en 1865, et remporte le Grand prix au concours dĂ©finitif avec sa cantate Renaud dans le jardin dâArmide, exĂ©cutĂ©e le dans la salle des concerts du Conservatoire. Il revient Ă Paris en avec la partition d'un opĂ©ra-comique, Le Florentin, quâil soumet Ă lâun des concours de composition dramatique du ministĂšre des Beaux-Arts et remporte en . Il reprend parallĂšlement ses Ă©tudes de contrepoint et fugue avec Charles-Alexis Chauvet, alors organiste Ă lâĂ©glise de la Sainte-TrinitĂ©. En attendant la reprĂ©sentation toujours repoussĂ©e de son opĂ©ra Ă cause de la guerre franco-prussienne de 1870 et des Ă©vĂšnements politiques qui s'ensuivent, il compose une messe de Requiem, exĂ©cutĂ©e pour la premiĂšre fois Ă Bordeaux le au profit des victimes et des orphelins de guerre ; des fragments en sont exĂ©cutĂ©s Ă Paris en 1872 par la SociĂ©tĂ© des concerts du Conservatoire, puis aux Concerts populaires en 1873.
AprĂšs de nombreuses dĂ©marches, Le Florentin est enfin reprĂ©sentĂ© Ă lâOpĂ©ra-Comique le . Lâaccueil du public est assez favorable[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Bien que nâobtenant jamais plus quâun succĂšs de mode, la musique de ce « compositeur dâun classicisme dĂ©passĂ©[2] » franchit les frontiĂšres. Il fait ainsi reprĂ©senter en 1882 au Covent Garden de Londres un « grand opĂ©ra » intitulĂ© Velleda, tirĂ© des Martyrs de Chateaubriand. Lors de la premiĂšre de la version française, le au théùtre de Rouen, cette Ćuvre est ovationnĂ©e, mais ne dĂ©passa pas les 4 reprĂ©sentations[rĂ©f. nĂ©cessaire].
En 1880, il est nommĂ© professeur dâharmonie puis, en 1894, professeur de composition au Conservatoire de Paris oĂč il forme, entre autres, AndrĂ© Caplet, Paul PiernĂ©, Philippe Gaubert et Achille Philip. Pressenti pour succĂ©der Ă ThĂ©odore Dubois Ă la direction du Conservatoire de Paris, il est mis en cause dans le scandale qui entoure le concours du prix de Rome en 1905 : Ă la fois professeur d'une partie des concurrents et membre du jury, il est accusĂ© d'avoir favorisĂ© l'attribution des six places de logistes Ă ses propres Ă©lĂšves, tandis que Maurice Ravel, Ă l'indignation gĂ©nĂ©rale, a Ă©tĂ© Ă©liminĂ© dĂšs le concours d'essai[3],[4].
Il meurt d'un cancer aux intestins à son domicile 22 rue de Verneuil à Paris[5]. Ses obsÚques sont célébrées à l'église Saint-Thomas-d'Aquin de Paris et à la basilique Notre-Dame de Bonsecours et il est inhumé à Bonsecours (Seine-Maritime)[6].
Ćuvres
[modifier | modifier le code]- La Jeune Captive, mélodie pour voix et piano (1869)
- Ballade pour piano (1870)
- Barcarole pour piano (1870)
- Berceuse pour piano (1870)
- Caprice pour piano (1870)
- Messe de Requiem pour soli, chĆur mixte, orchestre et grand orgue (1872-1893)
- La Dormeuse, mélodie pour voix et piano (1873)
- Le Florentin, opéra-comique en trois actes, livret de Henri de Saint-Georges, créé à l'Opéra-Comique le
- La Caravane pour chĆur d'hommes a cappella (1875)
- O salutaris pour voix et orgue (1878)
- Velléda, opéra en quatre actes, livret de Augustin Challamel et Jules Chantepie, créé à Covent Garden le
- Jeanne dâArc, drame lyrique en trois parties, poĂšme de Paul Allard, créé Ă la cathĂ©drale de Rouen le 1er
- IphigĂ©nie, scĂšne lyrique pour soli, chĆur mixte et orchestre, livret de E. Guinand (1887)
- Hymne funÚbre et triomphal à la mémoire des soldats morts pour la patrie (1889)
- La Fils de la Vierge, mélodie pour voix et piano (1890)
- Ode triomphale Ă Jeanne dâArc, poĂšme de Paul Allard, cantate pour soli, chĆur mixte et orchestre (1892)
- Rappelle-toi, mélodie pour voix et piano
- Chanson, mélodie pour voix et piano
- Je ne le dirai pas, mélodie pour voix et piano
- L'Anniversaire, opéra-comique en un acte, livret d'Alexandre Bisson
- Le Retour de Jeanne, opéra-comique en un acte, livret d'Alexandre Bisson
- Salve Regina, pour mezzo-soprano, baryton, harpe et orgue
Distinctions
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Officier de la Légion d'honneur (décret du 14 décembre 1900). Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1887 puis officier en 1900[7].
Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.
Commandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie[8]
Il est Ă©lu Ă lâAcadĂ©mie des beaux-arts en 1896.
Hommages
[modifier | modifier le code]Une rue de Rouen, située derriÚre le musée Le Secq des Tournelles, a reçu son nom, ainsi qu'une rue de Bonsecours, à cÎté de Rouen.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â Rue de lâĂcole[rĂ©f. nĂ©cessaire].
- â Centre dâart, esthĂ©tique et littĂ©rature (CAEL) - UniversitĂ© de Rouen-Normandie, Regards sur lâopĂ©ra : Du ballet comique de la Reine Ă lâOpĂ©ra de PĂ©kin, Paris, Presses universitaires de France, , 259 p. (lire en ligne).
- â « Vers le dĂ©but du mois de mai 1905 s'ouvrait le concours prĂ©liminaire aux Ă©preuves du prix de Rome. Dix-neuf concurrents se prĂ©sentaient : ils appartenaient aux classes de MM. FaurĂ©, Lenepveu et Widor. [...] RĂ©sultat : seuls sont reçus six Ă©lĂšves de M. Lenepveu, le seul professeur qui fĂ»t en mĂȘme temps membre du jury. Parmi les candidats refusĂ©s se trouvaient Mlle Fleury, Ă©lĂšve de M. Widor, et M. Ravel, Ă©lĂšve de M. G. FaurĂ©, tous deux seconds prix de Rome Ă l'un des prĂ©cĂ©dents concours. [...] Comment se fait-il que deux seconds prix de Rome ne soient mĂȘme plus jugĂ©s digne de concourir ? Et la constitution du jury ne le rend-elle pas suspect ? Et le rĂ©sultat du concours ne confirme-t-il pas ces soupçons, avec une sorte de candeur naĂŻve et stupĂ©fiante ? N'est-ce pas le cas, ou jamais, de rĂ©viser un jugement oĂč se sourit Ă elle-mĂȘme la plus bĂ©ate iniquité ? » â Louis Laloy, Le Mercure musical, no 2, , p. 85 (lire en ligne sur Gallica).
- â « L'Ă©chec manigancĂ© d'un jeune et audacieux compositeur au concours de Rome suscite un tollĂ© gĂ©nĂ©ral ; les journaux quotidiens s'en emparent et multiplient les interviews ; le retoquĂ© y rĂ©colte un renom subit, tandis que M. Lenepveu en dĂ©gringole de ses rĂȘves directoriaux, car « l'Administration  » mĂȘme s'en Ă©meut : un Gabriel FaurĂ© nommĂ© par un ministre, sur la proposition d'un secrĂ©taire d'Ătat. » â Jean Marnold, Le Mercure musical, 15 juin 1905, pp. 449-50 (lire en ligne sur Gallica).
- â Henri Quittard, « Charles Lenepveu », Le Figaro,â , p. 2 (lire en ligne)
- â « Inhumations », Journal de Rouen,â , p. 4 (lire en ligne)
- â « Cote LH/1586/32 », base LĂ©onore, ministĂšre français de la Culture
- â Journal de Rouen 1910.
Annexes
[modifier | modifier le code]Sources
[modifier | modifier le code]- Adolphe Bitard, Dictionnaire de biographie contemporaine, française et étrangÚre, Paris, A. Lévy & Cie, (lire en ligne), p. 185.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Raoul de Saint-Arroman, Charles Lenepveu, étude biographique, Paris, Le Journal musical, , 86 p.
- Franck Petit, « Charles Lenepveu, une gloire musicale de Rouen », Ătudes normandes,
- Franck Petit, Charles Lenepveu, Paris, Mare et Martin, , 218 p. (ISBN 978-2-84934-178-0)Prix Gossier de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen
- « Mort de M. Charles Lenepveu », Journal de Rouen,â , p. 2 col. 2-3 (lire en ligne)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Notice biographique détaillée sur Musica et Memoria.
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
- Compositeur français de la période romantique
- Compositeur français d'opéra
- ĂlĂšve du lycĂ©e Corneille (Rouen)
- ĂlĂšve du Conservatoire national supĂ©rieur de musique et de danse de Paris
- Enseignant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
- Prix de Rome en composition musicale
- Académie des beaux-arts (France)
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1900
- Personnalité liée à la musique classique décorée de la Légion d'honneur
- Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
- Commandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie
- Membre de la Société des compositeurs de musique
- Naissance Ă Rouen
- Naissance dans la Seine-Inférieure
- Naissance en octobre 1840
- DécÚs en août 1910
- DécÚs à 69 ans
- DécÚs dans le 7e arrondissement de Paris