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Dériveur

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Ketch dessiné par EugÚne Cornu, dériveur lesté habitable de 12,08 m lancé en 1962[1].

Un dériveur est un voilier monocoque dont une partie importante du plan antidérive, la « dérive », est rétractable. On peut distinguer les dériveurs sans lest (dériveurs légers) et les dériveurs avec lest (dériveurs lestés, dériveurs intégraux).

La dérive est la piÚce immergée qui permet au dériveur de remonter au vent, jusqu'au prÚs serré. On ne pourrait remonter sans elle qu'à 90 degrés du vent, inimaginable pour la navigation. La dérive, au vent arriÚre, ne sert plus : l'équipier peut donc la remonter, ce qui limite la surface de frottement dans l'eau et permet au bateau de gagner en vitesse.

Le plan antidĂ©rive peut ĂȘtre composĂ© d'une seule dĂ©rive logĂ©e dans un puits placĂ© dans l'axe de la coque, ou bien de deux dĂ©rives dĂ©calĂ©es en latĂ©ral soit dans des puits soit Ă  l'extĂ©rieur de la coque. Deux dĂ©rives peuvent aussi ĂȘtre dĂ©calĂ©es en longitudinal.

Dériveur léger

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Deux dériveurs légers : un « Cap Sud » et une Caravelle, un modÚle école.

Le dériveur léger est un voilier de construction légÚre, généralement ponté sur l'avant et dont le plan antidérive est assuré par une dérive non lestée en bois, en métal ou en stratifié, amovible ou pivotante. Au centre de la coque se trouve le puits de dérive dans lequel se positionne la dérive : descendue aux allures du prÚs ou du travers, elle est relevée en vent arriÚre.

L'absence de lest et de quille fixe rend le dériveur léger vif, évolutif et amusant à mener. L'équipage maintient l'équilibre du bateau en se déplaçant latéralement : en position de rappel, les pieds retenus par des sangles de rappel, ou bien complÚtement en dehors du bateau, assis sur une planche de rappel étendue à l'extérieur (peu fréquent), ou accroché à un cùble de trapÚze).

Un dĂ©riveur lĂ©ger peut chavirer (ou « dessaler ») en cas d'erreur de conduite. Ce n'est qu'un petit incident, car les dĂ©riveurs modernes sont conçus pour ĂȘtre redressĂ©s par leur Ă©quipage et repartir en quelques minutes. Le port d'un habillement adaptĂ© Ă  la tempĂ©rature de l'eau et de l'air, Ă  la force du vent et Ă  l'intensitĂ© du soleil est conseillĂ©, car l'Ă©quipage ne dispose pas d'autres protections Ă  bord. Le port permanent d'un gilet de sauvetage contribue Ă  rendre cette activitĂ© sans grand danger, notamment si elle est pratiquĂ©e dans le cadre d'un club.

Différents dériveurs légers

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Les dériveurs ont marqué l'histoire de la voile légÚre, soit par le succÚs populaire de leur série, soit par l'accÚs au statut de série internationale ou de série olympique. Les dériveurs sont le plus souvent menés en solitaire ou en double.

  • Les dĂ©riveurs en solitaire les plus connus sont l'Optimist, le X4, le Laser, le Moth Europe, la Yole OK et le Finn. La sĂ©rie internationale des Moth est une sĂ©rie de dĂ©riveurs lĂ©gers Ă  restrictions (dont les dimensions doivent suivre les rĂšgles de la sĂ©rie) pouvant ĂȘtre Ă©quipĂ©s de foils et capables de dĂ©jauger entiĂšrement comme un hydroptĂšre.

Le 505 (prononcer cinq-o-cinq) est un dériveur de compétition à deux équipiers (on dit aussi dériveur en double) ; il a été créé en 1954 par John Westell à la demande d'Alain Cettier, alors président de la classe des Caneton. C'est sur ce bateau qu'ont été rassemblées pour la premiÚre fois toutes les caractéristiques typiques d'un dériveur : coque planante, configuration de coque (tulipage) et des caissons favorisant la position de rappel, trapÚze, spinnaker, trappes d'évacuation de l'eau, réserves de flottabilité.

On assiste en 2010 au dĂ©veloppement de dĂ©riveurs innovants : le Buzz, le Topaz, le Laser, le Laser radial, l'Open Bic, le Laser 2000, le Cruz (le successeur de la Caravelle) et l'Iso (un dĂ©riveur de vitesse). Le recours aux technologies de mise en Ɠuvre sous vide des composites permettent d'abaisser les poids de coque ; les matĂ©riaux de voile actuels permettent de proposer des plans de voilures novateurs, Ă  surface variable et autorĂ©gulĂ©e.

Des dériveurs transportables dans un coffre de voiture existent : le Tiwal (gonflable, tient dans 2 sacs), le Reverso Air (rigide, emboitable).

Dériveur lesté

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Un cotre de croisiÚre muni de dérives latérales

Le dériveur lesté est un voilier muni d'une quille longue ou d'un aileron lesté extérieur à la coque (généralement en fonte) destiné à assurer la pose à l'échouage, la stabilité et une partie de l'effet antidérive, et d'une dérive pivotant ou coulissant à l'intérieur de l'aileron. Quand l'aileron est peu profond, le puits de dérive peut dépasser de l'aileron et pénétrer dans la coque.

Le Trismus illustre le concept de dériveur lesté ; il présente deux dérives placées en tandem. Sa quille longue lestée à semelle large lui permet de s'échouer sans béquille.

Dériveur intégral

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En l'absence de quille, le lest d'un dĂ©riveur intĂ©gral est placĂ© Ă  l'intĂ©rieur de la coque dont les fonds sont gĂ©nĂ©ralement plats, ce qui rĂ©duit encore le tirant d'eau ; le poids du lest doit ĂȘtre augmentĂ© pour compenser la diminution du bras de levier de redressement.

Les dériveurs lestés et intégraux habitables peuvent accéder à des mouillages peu profonds grùce à leur faible tirant d'eau ; ils peuvent s'échouer facilement, leur stabilité étant donnée par la largeur du fond de la coque, par des béquilles d'échouage ou par des doubles safrans qui en tiennent lieu.

Notes et références

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  1. ↑ « Aquarius – Patrimoine Maritime et Fluvial Français » (consultĂ© le )

Voir aussi 

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Bibliographie

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  • Manon Borsi, La Pratique du dĂ©riveur

Articles connexes

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Liens externes

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