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Mellionnec

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Mellionnec
Mellionnec
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Pierre-Yves DANIEL
2026-2032
Code postal 22110
Code commune 22146
Démographie
Gentilé Mellionnecois
Population
municipale
443 hab. (2023 en évolution de +11,03 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 32″ nord, 3° 17′ 43″ ouest
Altitude 230 m
Min. 143 m
Max. 281 m
Superficie 24,22 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rostrenen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Mellionnec
Liens
Site web www.mellionnec.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Mellionnec [mɛljɔnɛk], est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Cette commune rurale de 399 habitants en 2021 fait partie du Kreiz Breizh et plus spécifiquement du Kost ar C'hoad. Longtemps tournée vers l'agriculture de subsistance, l'activité économique et culturelle du village connaît un développement important dans les années 2000 avec l'ouverture de commerces et structures de l'économie sociale et solidaire et l'implantation d'une école de cinéma.

Géographie

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Mellionnec, petit bourg du Kreiz Breizh (Centre-Bretagne), se situe à la limite du Morbihan. Mellionnec fait partie du pays Pourlet, (anciennement Pays Gwenedour) caractérisé autrefois par ses costumes aux mille boutons. Ce pays faisait partie autrefois du diocèse de Vannes et Mellionnec et sa voisine Plélauff en étaient les paroisses les plus reculées au Nord. Dans le mot Gwenedour on retrouve en effet le nom breton Gwened autrement dit, pays de Vannes.

Mellionnec est à la limite de l'ancien évêché de Cornouaille et le clocher de son église paroissiale, à deux chambres de cloches, est de style léonard, car la paroisse était aussi peu éloignée de l'évêché de Léon[1].

Relief et hydrographie

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La commune est vallonnée et possède de nombreux petits monticules. L'altitude varie entre 143 m (canal de Nantes à Brest) et 281 m (au sud-ouest au voisinage du village de Botkoll). Le bourg occupe le sommet d'une colline qui culmine à 237 mètres d'altitude. De nombreux cours d'eau de taille modeste arrosent le territoire communal, plusieurs y ayant leur source (le finage communal constitue une ligne de partage des eaux), dont le Scorff qui prend sa source à proximité du village de Saint-Auny, le ruisseau de Restmenguy qui coule en direction du nord et passe à l'ouest du bourg de Mellionnec et le Doré, qui matérialise la limite à l'est entre Mellionnec et Plélauff. Ces deux derniers cours d'eau se jettent dans le canal de Nantes à Brest au niveau des étangs de la Pitié[2] et appartiennent au bassin versant du Blavet. Le canal de Nantes à Brest matérialise la limite communale sur une très courte distance au nord-est de la commune. De plus, l'Ellé a sa source dans la commune voisine de Plouray, mais celle-ci est toute proche de la limite communale avec Mellionnec.

Mellionnec : routes et réseau hydrographique.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, le Scorff, le Doré[3] et le Restmenguy[4],[5],[Carte 1].

Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 396 km. Il prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes, après avoir traversé 82 communes[6].

Le Scorff, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Ploërdut et se jette dans le Blavet en limite de Lorient et de Lanester, après avoir traversé 18 communes[7].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Mellionnec[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 098 mm, avec 16,5 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rostrenen à 7 km à vol d'oiseau[14], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 146,6 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Paysages et habitat

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Mellionnec présente un paysage traditionnel de bocage (dans ses parties cultivées) avec un (habitat dispersé en écarts formés de hameaux (appelés localement villages) et fermes isolées. Éloignée des grandes villes et des principaux axes de communication, la commune a conservé son caractère rural.

Mellionnec n'est desservi que par des routes d'importance secondaire : les deux principales, qui se croisent dans le bourg, sont la D 23 (qui vers le nord-ouest va vers Rostrenen, et vers le sud-est vers Guémené-sur-Scorff, via Langoëlan) et la D 76 qui vient côté nord-est de Gouarec et va, côté sud-ouest, vers Plouray.

Le canal de Nantes à Brest est désormais fermé à la navigation pour le tronçon concernant Mellionnec.

Entrée du bourg de Mellionnec.

Au , Mellionnec est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rostrenen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[19]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

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Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,5 % 36
Terres arables hors périmètres d'irrigation 23,5 % 572
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 14,4 % 352
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 38,0 % 927
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,6 % 88
Forêts de feuillus 12,9 % 314
Forêts mélangées 4,6 % 111
Forêt et végétation arbustive en mutation 1,5 % 37
Source : Corine Land Cover[22]

En breton le nom de la commune est Melioneg (souvent prononcé « Méc'héneuc »).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parrochia de Meillonec en 1265, Parrochia de Mellionnec en 1278, Meillonec en 1291 et vers 1330, Meillonnec en 1387 et en 1448, Melienec en 1477, Mellonnec en 1516[23].

Panneau bilingue français- breton.

[24]La toponymie du nom Mellionnec correspond au nom breton melchon voulant dire trèfle, qui est une variante de meillion au même sens. Le suffixe eg est l'endroit où il y a... Donc nous pouvons dire qu'à Mellionnec auparavant se trouvait un champ de trèfle suffisamment important pour que ce lieu soit reconnu de par cette caractéristique. Mellionnec peut aussi désigner un « lieu à violettes », de mellion (violette)[25], comme le gallois meillionog, ou une fourmilière ''merieneg''.

Préhistoire

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Un menhir est répertorié dans la commune, au nord de Cornec[26] et un second, daté du néolothique, situé au "camp de Hacadour"[27] se trouve à proximité du canal de Nantes à Brest.

La voie romaine allant de Castennec à Vorgium (Carhaix) traverse la commune, passant par Botcol, Kerdoué et Trégarantec[28].

Mellionnec serait issu d'un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plélauff, ou peut-être de celle de Plouray[28].

On fait mention de la paroisse de Mellionnec dans des chartes du XIIIe siècle relatives aux seigneurs du Léon (seigneurs de la paroisse avant les ducs de Rohan) et dans des actes de donation à l'abbaye de Bon-Repos, mais il y a tout lieu de croire qu'elle existait bien avant[29].

Seigneuries et maisons nobles

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Corps principal et pavillons d'entrée du château de Trégarantec.

Selon un aveu de 1471 la châtellenie de Gouarec, un des trois membres de la vicomté de Rohan, « s'étendait sur treize paroisses ou trèves : Plouray, Mellionec, Plouguernével, Saint-Gilles, Gouarec, Plélauf, Lescouët, Penret ou Perret, Sainte-Brigitte, Silfiac, Cléguérec (partie nord), Saint-Aignan, Saint-Caradec, Trégomel. La résidence seigneuriale, dans cette châtellenie, était le château de Penret, aussi appelé le château des Salles[30], en Sainte-Brigitte »[31].

Corps ouest du manoir du Poul.
Le manoir du Poul vu de profil.

La seigneurie de Trégarantec était la plus importante seigneurie de la paroisse. Elle disposait du droit de moyenne et basse justice. Les seigneurs de Trégarantec étaient des vassaux des seigneurs de Guémené. Ils avaient leurs écussons peints dans les vitres de l'église paroissiale avec ceux des seigneurs du Poul. La seigneurie passa successivement entre les mains de différentes familles au cours des siècles. Les premiers seigneurs de Trégarantec portaient le nom de leur terre. Ainsi le plus ancien seigneur dont le nom nous soit parvenu se nommait Alain de Trégarantec et vivait en , date à laquelle il figure dans une vente faîte par Alice de Hennebont à Geoffroy de Rohan. Les armes de cette famille étaient : d'azur à trois pals d'argent. Louise de La Forest, dame de Kermanant, rend aveu pour la terre de Trégarantec en 1539. Le domaine appartient en 1620 à Charles de Maillé qui le vend à Yves, sieur de la Tour, qui le cède en 1622, à Pierre de Perrien et Hélène Urvoy sa femme. Louis de Perrien, fils de Pierre, possédait le domaine en 1663 et en 1680, il est entre les mains de René Jégou, sieur de Paule et de Trégarantec. Son fils, François René Jégou, mourut en 1721, laissant ses terres à son héritier, François Barthélémy Jégou, sieur du Laz. Ce dernier mourut en 1745. Son fils, Michel Marie Jégou, rendit aveu le [32].

En plus du château de Trégarantec, il y avait dans la paroisse les manoirs du Poul[33], de Restambleiz, de Kergourant et de Kerhelegouarch. Le sieur du Poul, dans un aveu rendu à la cour de Guémené en 1628, déclare qu'il a un écusson dans l'église paroissiale de Mellionnec dans la vitre du côté de l'Évangile. Le manoir du Poul était au XVIIIe siècle aux mains des de Robien, sieur de Pontlo. Ils appartenaient à une des plus prestigieuses familles de Bretagne. Ils étaient de proches parents de Monsieur de Robien, président au mortier du parlement de Bretagne. Malheureusement, René Gabriel de Robien, qui résidait au manoir du Poul, ne faisait pas honneur à sa famille. Selon la légende, il y faisait danser nues des paysannes ingénues. Homme de mauvaise vie, il fréquentait notamment Marion du Faouët et sa troupe de voleurs de grand chemin[34]. Son père le fit enfermer chez les sœurs de la Charité à Pontorson en 1752. Il recouvra la liberté en 1767 au décès de son père puis s'exila avec sa femme un temps à Jersey pour fuir ses créanciers car il était couvert de dettes[33].

Temps modernes

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Carte de Cassini de la paroisse de Mellionnec et de ses environs (1787).

L'église de Mellionnec a été construite en 1647.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Mellionnec en 1778 :

« Melionec [Mellionnec] : à 15 lieues un quart au Nord-Ouest de Vannes, son évêché ; à 24 lieues trois quarts de Rennes ; et à 4 lieues un sixième de Corlai [ Corlay ], sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'Ordinaire, ressortit à Hennebon [