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Pterosauromorpha

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Pterosauromorpha
Description de cette image, également commentée ci-après
Reconstitution du squelette de Lagerpeton chanarensis (éléments connus représentés en blanc)
239.48–66 Ma
851 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Sauropsida
Sous-classe Diapsida
Infra-classe Archosauromorpha
Clade Archosauria
Clade Avemetatarsalia
Clade Ornithodira
Clade † Pterosauromorpha

Clade

† Pterosauromorpha
Padian, 1997

Familles de rang inférieur

Description de cette image, également commentée ci-après
Pterosauromorpha synapomorphies

Les Pterosauromorpha (signifiant « formes semblables aux ptérosaures »), sont un clade fossile, et constituent l'une des deux divisions principales des Ornithodira avec les Dinosauromorpha, deux clades vivants car incluant les oiseaux Aves.

Localisation sur la carte de La Rioja (Argentine)
Localisation de La Rioja (Argentine) en Argentine
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Localisation sur la carte de La Rioja.

Le clade des Pterosauromorpha est décrit en 1997 par le paléontologue américain Kevin Padian (1951-)[1],[2].

Selon Paleobiology Database en 2026, ce clade des Pterosauromorpha a huit-cent-cinquante-une collections référencées de fossiles, du Longobardien du Trias moyen au Maastrichtien du Crétacé supérieur, c'est-à-dire datent de 239,48-66 Ma avant notre ère[2].

Liste des familles

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Selon PaleoDB en , le clade des Pterosauromorpha est constitué de deux taxons[2] :

  • †Lagerpetidae Arcucci, 1986 ; famille avec 22 collections référencées de fossiles, et sept espèces fossiles ;
  • †Pterosauria Kaup, 1834 ; ordre avec 831 collections référencées de fossiles[3].

Le clade vivant des Dinosauromorpha, selon PaleoDB en , n'est donc pas classé dans les Pterosauromorpha fossiles mais dans le clade vivant des Ornithodira[4].

Description

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Ce groupe inclut les ptérosaures ainsi que tous les taxons qui leur sont plus étroitement apparentés qu'aux dinosaures et à leurs proches parents (c'est-à-dire les Dinosauromorpha)[5]. Outre les ptérosaures, les Pterosauromorpha comprennent également le clade basal des Lagerpetidae ainsi que d'autres ornithodires du Trias supérieur (tels que Scleromochlus)[6],[7],[8],[9].

Classification

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Le nom Pterosauromorpha a été créé à l'origine par Emil Kuhn-Schnyder et Hans Rieber (1986) pour désigner une sous-classe de reptiles distincte des Archosauria et incluant les ptérosaures[10]. En 1997, Kevin Padian a classé les Pterosauromorpha comme un clade d'archosaures et a proposé une définition phylogénétique pour ce groupe : « Pterosauria et tous les archosaures ornithodires plus proches d'eux que des dinosaures »[1]. Brian Andres et Kevin Padian ont redéfini les Pterosauromorpha comme suit : « Le clade constitué de Pterodactylus antiquus (à l'origine Ornithocephalus) (Sömmerring 1812) (Pterosauria) et de tous les organismes ou espèces partageant avec lui un ancêtre commun plus récent qu'avec Alligator mississippiensis (à l'origine Crocodilus) (Daudin 1802) (Suchia) et Compsognathus longipes Wagner 1859 (Dinosauromorpha) »[5],[11].

Les Lagerpetidae étaient traditionnellement considérés comme le groupe de dinosauromorphes ayant divergé le plus tôt. Par conséquent, aucun reptile autre que les ptérosaures véritables n'était inclus dans les Pterosauromorpha[12],[13]. La seule exception notable était un petit reptile nommé Scleromochlus, dont le placement au sein du clade lui-même restait controversé en raison du mauvais état de conservation de ses restes, par ailleurs complets. Différentes analyses phylogénétiques l'ont identifié soit comme un ptérosauromorphe basal[6],[7], soit comme un avemétatarsalien basal (ni aphanosaurien ni ptérosaure), soit comme un dinosauromorphe basal[13], soit comme un archosauriforme basal[14]. Cette situation a créé un fossé important entre les ptérosaures, parfaitement adaptés au vol, et leurs ancêtres terrestres, car les premiers ptérosaures étaient déjà capables de voler[13].

La première itération de l'analyse phylogénétique réalisée par Kammerer et al. (2020) a rétabli les lagerpétidés comme des dinosauromorphes basaux, ce qui correspond au point de vue traditionnel. Cependant, la seconde itération, incluant Scleromochlus, a identifié les Lagerpetidae comme les ptérosauromorphes les plus basaux et *Scleromochlus* comme le taxon frère des ptérosaures[6]. Dans une étude utilisant la micro-tomodensitométrie (micro-CT), Ezcurra et al. (2020) ont mis en évidence des similitudes supplémentaires, notamment la présence, dans les os de certains lagerpétidés, de grands canaux semi-circulaires rappelant ceux des ptérosaures. On suppose que de grands canaux semi-circulaires sont associés à des modes de locomotion arboricoles, aériens ou terrestres agiles, ainsi qu'à des mouvements rapides. Le flocculus, région du cerveau facilitant la transmission d'informations, était également volumineux tant chez les ptérosaures que chez les lagerpétidés, bien que dans une moindre mesure. Lorsque Ezcurraet al. (2020) ont intégré Scleromochlus à leur analyse, ils l'ont identifié comme le ptérosauromorphe le plus basal, formant le groupe frère d'un clade regroupant les lagerpétidés et les ptérosaures[7]. Baron (2021) a mené sa propre analyse, confirmant le lien de parenté entre les lagerpétidés et les ptérosaures[8].

« Cela concerne les canaux semi-circulaires [de l'oreille], qui permettent de s'orienter dans l'espace en trois dimensions. La forme de ces canaux est corrélée à l'écologie et à la manière dont on bouge la tête ; en somme, cela détermine si l'on est agile ou non. De nombreux animaux capables de voler possèdent des canaux semi-circulaires présentant une forme très large et caractéristique, car le vol implique une évolution dans un espace tridimensionnel bien plus vaste »Sterling Nesbitt[15]

Kellner et al. (2022) ont décrit Maehary, un petit archosaure du Trias supérieur découvert au Brésil. Tout comme les lagerpétidés, il a été interprété comme un ptérosauromorphe basal. Il est à noter que le maxillaire gauche de Maehary avait été initialement attribué à Faxinalipterus avant d'être reclassé comme appartenant à un lagerpétidé[9]. Contrairement à cette classification initiale, les analyses phylogénétiques menées par Müller et al. (2023) et Müller (2024) ont identifié Maehary comme un pseudosuchien gracilisuchidé plutôt que comme un ptérosauromorphe[16],[17]. Dans leur étude sur Scleromochlus, Foffa et al. (2023) ont noté que la position phylogénétique de Maehary demeure incertaine en raison de la nature fragmentaire de son matériel[18].

Nesbitt et al. (2011)[12]

Ornithodira
Dinosauromorpha

Lagerpetidae



Dinosauriformes



Pterosauromorpha

Pterosauria



Ezcurra et al. (2020)[7]

Ornithodira

Dinosauromorpha


Pterosauromorpha

Lagerpetidae



Pterosauria




Kellner et al. (2022)[9]

Ornithodira

Dinosauromorpha


Pterosauromorpha


Maehary




Lagerpetidae



Pterosauria






Une analyse réalisée par Garcia & Müller (2025) a révélé que les lagerpétidés sont paraphylétiques par rapport aux ptérosaures et que Faxinalipterus n'est pas un ptérosauromorphe, mais un taxon frère des Ornithodira, plus étroitement apparenté aux ornithodiriens qu'à Mambachiton et aux Aphanosauria.

Cladogramme de 2025 par Garcia & Muller[19]

Archosauria_&_Avemetatarsalia

Faxinalipterus


Ornithodira

Dinosauromorpha


Pterosauromorpha
Lagerpetidae

Kongonaphon




Lagerpeton




UFSM 11611




Ixalerpeton




PVSJ 883





Dromomeron gigas



Dromomeron romeri






Venetoraptor



"Dromomeron" gregorii











Pterosauria





Liens externes

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Bibliographie

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Publication originale

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pterosauromorpha » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. 1 2 Kevin Padian 1997, p. 1-618.
  2. 1 2 3 (en) Paleobiology Database : †unranked clade Pterosauromorpha Padian, 1997 (ornithodiran) (consulté le ).
  3. ↑ (en) Paleobiology Database : †unranked †order Pterosauria Kaup, 1834 (pterosaur) (consulté le ).
  4. ↑ (en) Paleobiology Database : Clade Dinosauromorpha Benton 1985 (ornithodiran) (consulté le ).
  5. 1 2 (en) K. de Queiroz, Phylonyms : A Companion to the PhyloCode, Boca Raton, CRC Press, , 1324 p. (ISBN 978-1-138-33293-5), « Pterosauromorpha E. Kuhn-Schnyder and H. Rieber 1986 [B. Andres and K. Padian], converted clade name », p. 1195–1199
  6. 1 2 3 (en) C. F. Kammerer, S. J. Nesbitt, J. J. Flynn, L. Ranivoharimanana et A. R. Wyss, « A tiny ornithodiran archosaur from the Triassic of Madagascar and the role of miniaturization in dinosaur and pterosaur ancestry », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 117, no 30,‎ , p. 17932–17936 (ISSN 0027-8424, PMID 32631980, PMCID 7395432, DOI 10.1073/pnas.1916631117 Accès libre, Bibcode 2020PNAS..11717932K)
  7. 1 2 3 4 (en) M. D. Ezcurra, S. J. Nesbitt, M. Bronzati, F. M. Dalla Vecchia, F. L. Agnolin, R. B. J. Benson, F. Brissón Egli, S. F. Cabreira, S. W. Evers, A. R. Gentil et R. B. Irmis, « Enigmatic dinosaur precursors bridge the gap to the origin of Pterosauria », Nature, vol. 588, no 7838,‎ , p. 445–449 (ISSN 0028-0836, PMID 33299179, DOI 10.1038/s41586-020-3011-4, Bibcode 2020Natur.588..445E, S2CID 228077525, lire en ligne)
  8. 1 2 (en) M. G. Baron, « The origin of Pterosaurs », Earth-Science Reviews, vol. 221,‎ (ISSN 0012-8252, DOI 10.1016/j.earscirev.2021.103777, Bibcode 2021ESRv..22103777B)
  9. 1 2 3 A.W.A. Kellner, B. Holgado, O. Grillo, F.A. Pretto, L. Kerber, F.L. Pinheiro, M.B. Soares, C.L. Schultz, R.T. Lopes, A. Araújo et R.T. Müller, « Reassessment of Faxinalipterus minimus, a purported Triassic pterosaur from southern Brazil with the description of a new taxon », PeerJ, vol. 10,‎ (PMID 35529502, PMCID 9074864, DOI 10.7717/peerj.13276 Accès libre)
  10. ↑ (en) E. Kuhn-Schnyder et H. Rieber (trad. de l'allemand), Handbook of Paleozoology, Baltimore, MD, Johns Hopkins University Press, , 394 p. (ISBN 0-8018-2837-6)
  11. ↑ « Pterosauromorpha », sur RegNum (consulté le )
  12. 1 2 S.J. Nesbitt, « The Early Evolution of Archosaurs: Relationships and the Origin of Major Clades », Bulletin of the American Museum of Natural History, vol. 352,‎ , p. 189 (ISSN 0003-0090, DOI 10.1206/352.1 Accès libre, hdl 2246/6112 Accès libre, S2CID 83493714)
  13. 1 2 3 S. J. Nesbitt, R. J. Butler, M. D. Ezcurra, P. M. Barrett, M. R. Stocker, K. D. Angielczyk, R. M. H. Smith, C. A. Sidor, G. Niedźwiedzki, A. G. Sennikov et A. J. Charig, « The earliest bird-line archosaurs and the assembly of the dinosaur body plan », Nature, vol. 544, no 7651,‎ , p. 484–487 (PMID 28405026, DOI 10.1038/nature22037, Bibcode 2017Natur.544..484N, S2CID 9095072, lire en ligne)
  14. ↑ S.C. Bennett, « Reassessment of the Triassic archosauriform Scleromochlus taylori: neither runner nor biped, but hopper », PeerJ, vol. 8,‎ (ISSN 2167-8359, PMID 32117608, PMCID 7035874, DOI 10.7717/peerj.8418 Accès libre)
  15. ↑ Jocelyn LeBlanc, « "Missing Link" in Pterosaurs' Family Tree Has Been Identified » [archive du ], sur Mysterious Universe, Jocelyne LeBlanc,
  16. ↑ R. T. Müller, M. D. Ezcurra, M. S. Garcia, F. L. Agnolín, M. R. Stocker, F. E. Novas, M. B. Soares, A. W. A. Kellner et S. J. Nesbitt, « New reptile shows dinosaurs and pterosaurs evolved among diverse precursors », Nature, vol. 620, no 7974,‎ , p. 589–594 (DOI 10.1038/s41586-023-06359-z Accès libre)
  17. ↑ (en) Rodrigo T. Müller, « A new small-sized predatory pseudosuchian archosaur from the Middle-Late Triassic of Southern Brazil », Scientific Reports, vol. 14, no 1,‎ , p. 12706 (ISSN 2045-2322, PMCID 11189902, DOI 10.1038/s41598-024-63313-3 Accès libre)
  18. ↑ D. Foffa, S. J. Nesbitt, R. J. Butler, S. L. Brusatte, S. Walsh, N. C. Fraser et P. M. Barrett, « The osteology of the Late Triassic reptile Scleromochlus taylori from μCT data », The Anatomical Record, vol. 307, no 4,‎ , p. 1113–1146 (PMID 37846180, DOI 10.1002/ar.25335 Accès libre, hdl 20.500.11820/2411a888-1efb-42d1-a498-fc031145ed86 Accès libre)
  19. ↑ [2025] (en) Maurício S. Garcia et Rodrigo T. Müller, « Triassic pterosaur precursors of Brazil: catalog, evolutionary context, and a new hypothesis for phylogenetic relationships of Pterosauromorpha », Anais da Academia Brasileira de Ciências, vol. 97, no suppl 1,‎ (ISSN 1678-2690, PMID 40008775, DOI 10.1590/0001-3765202520240844, lire en ligne)