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Sûreté ferroviaire

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Sûreté ferroviaire
Surveillance générale
Logo de l'organisation
Logo de la Sûreté ferroviaire.
Situation
Création 10 août 1939[1],[2]

(hĂ©ritiĂšre de la police gĂ©nĂ©rale des chemins de fer de l'État créée en 1914)

Type Police ferroviaire
SiĂšge Paris
Organisation
Effectifs 3 000 (2022)[3]
Organisations affiliées SNCF

La SĂ»retĂ© ferroviaire est la police ferroviaire de la SociĂ©tĂ© nationale des chemins de fer français (SNCF) en France, dont la mission est de protĂ©ger, assister et sĂ©curiser tant les voyageurs que le personnel et les biens sur l’ensemble du rĂ©seau SNCF. Elle peut Ă©galement intervenir auprĂšs de tous les autres opĂ©rateurs ferroviaires utilisant le rĂ©seau ferrĂ© français s'ils en font la demande.

Souvent simplement appelé police ferroviaire, ce service a connu au cours de son histoire différents noms : SUGE (Service de surveillance générale de la SNCF), SIS (Service Interne de Sécurité), SUFE, Police des chemins de fer, Police du rail, Brigade du Rail, la CinquiÚme, Police ferroviaire, Police SNCF et Police du transport ferroviaire.

La Sûreté ferroviaire fait partie de l'entité internationale nommée COLPOFER (en) (Collaboration des services de police ferroviaire et de sécurité)[4].

Agents de la sûreté ferroviaire SNCF à Strasbourg (Bas-Rhin).

DĂšs la crĂ©ation des premiĂšres compagnies de chemin de fer, une grande libertĂ© fut laissĂ©e par l’État aux compagnies pour gĂ©rer les gares avec leurs propres agents.

Comme cela a Ă©tĂ© inscrit dans les cahiers des charges des compagnies concessionnaires de chemins de fer entre 1836 et 1843. Par exemple dans le Cahier des charges pour l’établissement d’un chemin de fer de Paris Ă  Versailles, ayant son point de dĂ©part sur la rive gauche de la Seine rĂ©digĂ© Ă  Paris le , il Ă©tait Ă©crit :

« Article 42. Les agents et gardes que la compagnie Ă©tablira, soit pour opĂ©rer la perception des droits, soit pour la surveillance et la police du chemin et des ouvrages qui en dĂ©pendent, pourront ĂȘtre assermentĂ©s et seront, dans ce cas, assimilĂ©s aux gardes champĂȘtres. »

Par la suite, la lĂ©gislation sur la police des chemins de fer fit son apparition avec la loi du . Loi complĂ©tĂ©e par l'ordonnance royale du [5] qui est le texte fondateur de la surveillance policiĂšre dans les gares jusqu'Ă  nos jours (il fut modifiĂ© par le dĂ©cret du , portant rĂšglement d'administration publique sur la police, la sĂ»retĂ© et l'exploitation des chemins de fer et remplacĂ© par dĂ©cret du portant rĂšglement d'administration publique sur la Police, la sĂ»retĂ© et l'exploitation des Voies ferrĂ©es d'IntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et d'IntĂ©rĂȘt local. Ces textes sont les ancĂȘtres du dĂ©cret du ). C'est dans cette ordonnance Ă  l'article 73 que l'on peut lire : « Tout agent employĂ© sur les Chemins de fer sera revĂȘtu d'un uniforme ou porteur d'un signe distinctif ; les cantonniers, gardes-barriĂšres et surveillants pourront ĂȘtre armĂ©s d'un sabre. »

GrĂące Ă  ces textes, les compagnies avaient obtenu la reconnaissance d’une police privĂ©e laissĂ©e aux soins de ses agents, que ceux-ci soient chefs de gare, gardes-barriĂšres, surveillants ou gardiens de dĂ©pĂŽts.

Durant le XIXe siÚcle, les compagnies de chemins de fer contestÚrent vivement la surveillance des gares mise en place par la police officielle.

« [...] Cette derniĂšre appliquait surtout une stratĂ©gie de garde statique (planton), rĂ©alisĂ©e par des policiers, avec un faible niveau, le plus souvent recrutĂ©s sans concours car issu de l'armĂ©e (en fin de service) et formĂ©s sur le tas. Les compagnies avaient en effet une tout autre conception de la police des gares, plus efficace selon elles, qu’elles opposaient aux pratiques policiĂšres classiques, dĂ©bordĂ©es par la modernitĂ© du chemin de fer. Leur modĂšle passait par la sĂ©lection d’agents compĂ©tents, ayant une forte capacitĂ© d’initiative pour faire face Ă  l’alĂ©a ; des agents fortement mobiles ou dispersĂ©s, arpentant la gare en tous sens, capables d’intervenir sur le champ et surveillĂ©s par des ingĂ©nieurs opĂ©rant des rondes pĂ©riodiques dans l’espace des gares[6]. [...] »

En application de cette vision les compagnies créÚrent, au début du XXe siÚcle, leurs différents services de surveillance policiÚre de leur réseau. Ces services prirent leur essor durant la période de la PremiÚre Guerre mondiale, qui vit une explosion du nombre de vols de marchandises confiées aux compagnies de chemins de fer.

Et c'est lors de la création de la SNCF en 1937, aprÚs la nationalisation des grands compagnies privées nationales, que la SNCF absorba en son sein les différents services chargés de la découverte et de la répression des vols des anciennes compagnies, notamment :

Le commissaire de Police Oudaille, crĂ©ateur de la police gĂ©nĂ©rale des chemins de fer de l'État (plus vieil ancĂȘtre de la Surveillance gĂ©nĂ©rale SNCF).
  • la police gĂ©nĂ©rale des chemins de fer de l’État, 1914-1932, qui intervenait sur les rĂ©seaux de l’État. Elle avait pour mission d'enquĂȘter et de surveiller les marchandises dans les gares parisiennes, puis dĂšs 1916 dans toutes les gares du rĂ©seau de l'État grĂące Ă  une « brigade volante ». Par sa crĂ©ation () ce service peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme l'ancĂȘtre de tous les autres. Ce service fut dissout en Ă  la suite du dĂ©cĂšs du commissaire Oudaille qui Ă©tait le crĂ©ateur et le directeur de ce service. Il fut remplacĂ© par le Service de surveillance des chemins de fer de l’État ;
La crĂ©ation d'une Police SpĂ©ciale dans les gares de l'État. Le Journal des Transports, , p. 357.
  • le Service de surveillance des chemins de fer de l’État, 1932-1939, qui fait suite Ă  la Police GĂ©nĂ©rale des Chemins de fer de l'État, 1914-1932 ;
  • le service de surveillance policiĂšre du rĂ©seau de la sociĂ©tĂ© PLM dit service de la police mobile du rĂ©seau, 1918-1939 (ce service Ă©tait placĂ© sous l'autoritĂ© du chef de la 5e division de la PLM, ce qui lui valut le surnom de « La CinquiĂšme » au sein de la sociĂ©tĂ© cheminote, surnom dont la Suge hĂ©rita car elle dĂ©pendait Ă  ses dĂ©buts de la 5e division de la SNCF) ;
  • le service spĂ©cial de la Compagnie du Nord (nommĂ© plus tard Service de rĂ©pression des vols et des fraudes) 1918-1939. Ce service fut le premier Ă  utiliser des chiens pour accompagner ses agents dans leurs missions. Et cela jusqu’à la nationalisation des compagnies (1938). Ce service disposait Ă©galement d'un chenil installĂ© Ă  BĂ©con-les-BruyĂšres, en banlieue parisienne, de 1922 Ă  1932 date de sa suppression ;
  • les polices spĂ©ciales de la Compagnie des chemins de fer du Midi (le Service de gardiennage des gares et la brigade spĂ©ciale de surveillance dite « la SpĂ©ciale » ou la « BSS ») 1919-1939[2].

Quant Ă  la crĂ©ation de la police ferroviaire actuelle, elle est dĂ©cidĂ©e le par M. Surleau pour ĂȘtre effective au et cela en rĂ©organisant les anciens services des anciennes compagnies en une organisation unique, calquĂ©e sur l'organisation du service de surveillance de la rĂ©gion Ouest (chemins de fer de l’État) (Service de Surveillance des chemins de fer de l’État, ex police gĂ©nĂ©rale des chemins de fer de l'État créée en 1914). Elle Ă©tait chargĂ©e de dĂ©pister et de rĂ©primer les vols de marchandises remises Ă  la SNCF. Elle est formĂ©e de vingt-quatre brigades rĂ©gionales et d'une brigade appelĂ©e Paris Route (puis brigade SCETA) chargĂ©e du camionnage en rĂ©gion parisienne ; en complĂ©ment une brigade nationale est chargĂ©e de renforcer les autres brigades mais aussi de s'assurer de leur bon fonctionnement. Cela fait de la police ferroviaire française une des plus anciennes institutions de la SNCF et le premier service commun Ă  avoir Ă©tĂ© créé.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’augmentation importante des vols de marchandises amena la SNCF Ă  augmenter considĂ©rablement les effectifs de sa police des chemins de fer, composĂ©e de la surveillance gĂ©nĂ©rale et de la surveillance locale.

Une Ă©quipe mobile de surveillance (appartenant Ă  la surveillance gĂ©nĂ©rale) de 176 agents fut mĂȘme créée en pour assurer la protection des trains sur les parcours qui Ă©taient reconnus comme Ă©tant ceux oĂč les vols Ă©taient les plus frĂ©quents, ou d'assurer la surveillance inopinĂ©e de certaines gares, la nuit.

L'armistice signĂ© le met les chemins de fer français et la SNCF Ă  disposition de l'Occupant. Pour les Allemands, la surveillance gĂ©nĂ©rale reprĂ©sente la police des chemins de fer. Mais les dirigeants du service indiquent aux services allemands qu'ils dĂ©pendent non pas de l’État mais bien des Chemins de fer.

À la suite d'une confĂ©rence des chefs de service de l'exploitation le , il fut prescrit que : « Sauf instructions ultĂ©rieures contraires de M. le Directeur GĂ©nĂ©ral, le Service de Surveillance GĂ©nĂ©rale ne doit pas intervenir dans l'action anticommuniste. Toutefois, il doit signaler les cas oĂč les fouilles de paniers font dĂ©couvrir des tracts. ». Mais la derniĂšre partie de la note n'est pas transmise par un grand nombre de responsables locaux et le service trouve ainsi le moyen d'Ă©viter de dĂ©noncer les diffĂ©rents mouvements de la rĂ©sistance.

Policiers du Rail, nuit et jour les hommes de la SNCF luttent contre les pilleurs de trains. La surveillance générale (Suge) SNCF en 1945.

Grùce à ces initiatives, le service sort de la guerre sans avoir l'image d'un service de collaborateurs. Paradoxalement, pendant toute la période de l'occupation allemande le personnel restera armé et sera pourvu d'une plaque d'identification métallique (en forme de losange) bilingue allemand/français (à compter du en zone nord d'occupation et du en zone sud alors elle aussi occupée).

Cette plaque sera remplacĂ©e par la suite Ă  partir du par une plaque bilingue français/anglais elle-mĂȘme remplacĂ©e en par une nouvelle.

La surveillance gĂ©nĂ©rale fut chargĂ©e aprĂšs la Seconde Guerre mondiale de la rĂ©pression des actes dommageables au patrimoine de la compagnie. La crĂ©ation de la surveillance gĂ©nĂ©rale n'entraĂźna pas la suppression du Service de surveillance des Ă©tablissements dĂ©nommĂ© « Surveillance locale », terminologie gĂ©nĂ©rique dĂ©signant tant la protection des bagages et marchandises que celle du gardiennage des locaux (directions, arrondissements
). Les agents affectĂ©s aux circonscriptions exploitations (CEX) Ă©taient dotĂ©s d'une carte de couleur beige et du mĂȘme port d'arme que ceux de la surveillance gĂ©nĂ©rale (SUGE). Les derniĂšres « locales » ne subsistant plus que dans les CEX Ă  Paris furent dissoutes dans le milieu des annĂ©es 1980.

Au fil du temps la violence contre le personnel et les voyageurs a fait réorienter les missions de la SUGE : en 2000, 80 % des effectifs étaient consacrés à lutter contre les atteintes aux personnes[7].

Sûreté ferroviaire aux abords de la gare de l'Est à Paris en juillet 2014.

Dans la perspective de l’ouverture Ă  la concurrence, la SNCF a radicalement changĂ© les missions de la SUGE pour en faire un service supplĂ©mentaire pour les voyageurs.

Avant les annĂ©es 1990, l’activitĂ© de la SUGE Ă©tait surtout orientĂ©e vers les problĂšmes internes Ă  l'entreprise ainsi que ceux créés par des clients indĂ©licats ou des tiers. Les agents de la SUGE Ă©taient uniquement recrutĂ©s en interne, ils avaient journellement des relations professionnelles avec les autres employĂ©s de la SNCF.

De plus, au moment de la guerre d'Algérie apparurent certaines pratiques liées aux mesures de police prises à cette époque (fouilles des véhicules, des paniers ou sacs) qui perdurÚrent sans justification dans le temps laissant aux cheminots contrÎlés un sentiment d'injustice.

Dans la mĂȘme veine, l'encadrement de la SUGE a entretenu avec les syndicats dominants de la SNCF des relations conflictuelles allant jusqu'Ă  la lutte anti-syndicale; en cela, ils furent moins avisĂ©s que leur prĂ©dĂ©cesseurs. Le surnom commun de la SUGE Ă©tait « la CinquiĂšme » (surnom dont la SUGE hĂ©rita car elle dĂ©pendait Ă  ses dĂ©buts de la 5e Division de la SNCF), et qui se transforma par jeu de mots pour les syndicats comme l'abrĂ©viation de « la CinquiĂšme colonne ».

Dans le domaine des appellations cheminotes parfois exagérées, les cadres chargés (tous services confondus) de s'assurer de la masse de travail journalier sur un poste précis étaient appelés « le Comité de la hache ».

Malgré les évolutions, la SUGE en conserve une image parfois négative en interne[7],[8].

Si une rĂ©putation sulfureuse a Ă©tĂ© attribuĂ©e Ă  la SUGE, il faut rappeler que 90 % des affaires traitĂ©es mettaient en cause des tiers extĂ©rieurs Ă  la SNCF pour des vols de marchandises ou de bagages, des cambriolages, des vols Ă  la tire (pickpockets), des escroqueries par chĂ©quiers volĂ©s


L’évolution de la SUGE a commencĂ© dans la rĂ©gion parisienne au dĂ©but des annĂ©es 1990. Le moteur de cette Ă©volution Ă©tait le mĂ©contentement croissant du personnel SNCF et des voyageurs vis-Ă -vis des dĂ©gradations, des vols et des violences croissants dans les RER et les trains de banlieue. Pour rĂ©pondre Ă  la peur de la dĂ©linquance, le pouvoir politique crĂ©e une nouvelle unitĂ© de police en rĂ©gion parisienne : la Brigade de sĂ»retĂ© des chemins de fer (BSCF) qui Ă©voluera au grĂ© du temps en d'autres entitĂ©s. Cette police est subventionnĂ©e en totalitĂ© par la SNCF.

En complĂ©ment, il est demandĂ© Ă  la Direction Centrale de la SNCF d'appuyer ce nouveau corps de police par du personnel en tenue. Par ce fait, la SNCF a rĂ©orientĂ© le travail de la SUGE en lui assignant comme tĂąche prioritaire la sĂ©curisation des trains et des gares. Cette rĂ©orientation a transformĂ© le travail des agents qui ont dĂšs lors dĂ» travailler en uniforme. Il en a Ă©tĂ© de mĂȘme pour la RATP concernant cette nouvelle organisation.

L’ancienne SUGE, en civil, n’avait aucune visibilitĂ© pour la clientĂšle. Son utilitĂ© pour la SNCF est donc devenue obsolĂšte quand les enjeux ont changĂ© et que les objectifs ont Ă©tĂ© redĂ©finis. D’une logique de rĂ©pression des dĂ©linquants, la SUGE est passĂ©e Ă  une logique de prĂ©sence et de dissuasion : il faut patrouiller en uniforme dans la gare, que les agents se voient, que leur travail se fasse au vu et au su de tous[8]. Les cheminots ont donc eu une autre perception de la SUGE en tant que collĂšgues.

Les transformations des missions de la SUGE s’inscrivent dans une logique commerciale et traduisent les enjeux commerciaux en matiĂšre de sĂ©curitĂ© de la SNCF. Pour la direction des gares Ă  la SNCF, la clientĂšle doit ĂȘtre rassurĂ©e quand elle montre des apprĂ©hensions[9].

C'est entre 2000 et 2001 que la transition d'une SUGE en civil armée à une SUGE en uniforme fut terminée, car le port de l'uniforme fut rendu obligatoire et le civil interdit (la tenue civile fut réautorisé non armée en 2007 et avec armes en 2016).

Avec la mise en place d'uniformes la SNCF décida en 1994 de donner l'appellation Police ferroviaire comme appellation publique à la Surveillance générale (sans toutefois abroger l'appellation Surveillance générale, SUGE, qui reste le nom interne du service).

En 1997, avec l'ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire l'avenir de la SUGE se posa. Plusieurs options furent envisagées pour pouvoir faire bénéficier aux concurrents ferroviaires des prestations de la SUGE : transformation de la SUGE en filiale du groupe SNCF, intégration de la SUGE à RFF, etc[10]. La question n'a pas été tranchée et fait partie de la réforme ferroviaire entamée par le gouvernement en 2013.

C'est la loi du relative Ă  la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure qui a « lĂ©galisé » l’existence de la SUGE (mais aussi des services Ă©quivalents de la RATP)[11], aprĂšs que des interrogations se soient fait jour sur la lĂ©gitimitĂ© de ce service Ă  exercer, notamment vis-Ă -vis des usagers, des missions Ă  la limite des prĂ©rogatives des forces de l’ordre.

En 2006, il fut décidé au sein de la SNCF de transformer l'appellation Police ferroviaire par celle de Sûreté ferroviaire, à la suite de la fusion de la Surveillance générale et de la sûreté (appellation devenue indispensable pour éviter la confusion avec le nouveau Service national de la police ferroviaire (SNPF) de la police nationale créé en 2006[12] et qui fut jugée plus commerciale par la SNCF). Cette mutation de l'appellation du service fut effective fin 2009 avec l'arrivée d'un nouvel uniforme[13]. La transition d'appellation et le changement d'uniforme furent réellement terminés fin 2010[14].

En 2011, le gouvernement se lance dans une politique de sĂ©curisation des rĂ©seaux de transports en Île-de-France Ă  la suite d'une forte hausse de la dĂ©linquance. Afin de rĂ©aliser cette politique le ministre de l'IntĂ©rieur, Claude GuĂ©ant, demande Ă  la SNCF de recruter 300 agents de sĂ»retĂ© ferroviaire sur un an ce qui fait passer les effectifs de la SUGE de 2 400 Ă  2 700 agents entre 2010 et fin 2011[15].

Le service est composĂ© de cheminots sous statut SNCF, assermentĂ©s, agréés au relevĂ© d'identitĂ© (avec une compĂ©tence nationale) et dĂ©tenteurs d'une autorisation du port d’arme de catĂ©gories B et D (ex 4e et 6e catĂ©gories). Ils sont chargĂ©s dans leur domaine de compĂ©tence d’assurer la sĂ©curitĂ© des personnes (voyageurs et agents), la protection des biens et installations de la SNCF et le respect du Code des transports[16] (Anciennement Loi du sur la police des chemins de fer[17]), du DĂ©cret no 2019-726 du [18] (ex dĂ©cret du [19] et ex dĂ©cret du [20]) et des ArrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux types du relatif Ă  la police dans les parties des gares de chemins de fer d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de leurs dĂ©pendances accessibles au public[21]].

En 2014, 2 873 agents sont dĂ©ployĂ©s sur le rĂ©seau ferrĂ© français. PrĂšs de 60 % sont affectĂ©s Ă  l'Île-de-France[22]

Dans le cadre de la rĂ©forme ferroviaire[23], la SUGE est rattachĂ©e depuis le Ă  l'Ă©tablissement public SNCF, sociĂ©tĂ© mĂšre du groupe , et ses compĂ©tences sont Ă©tendues Ă  l'ensemble des entreprises ferroviaires (mĂȘme Ă©trangĂšres) utilisatrices du rĂ©seau ferrĂ© national afin qu'elles puissent bĂ©nĂ©ficier de ce service avec leur accord[24] (DĂ©cret no 2015-845 du )[25]. La SUGE fait donc partie intĂ©grante du nouveau groupe public ferroviaire SNCF. Le service de sĂ»retĂ© interne de la SNCF, composĂ© essentiellement de la « surveillance gĂ©nĂ©rale » ( « la SUGE » ), est l’entitĂ© qui, au sein de l’EPIC de tĂȘte du groupe public ferroviaire, est chargĂ©e de la sĂ©curitĂ© sur les emprises ferroviaires nĂ©cessaires Ă  l’exploitation de services de transport ferroviaire et dans les vĂ©hicules de transport public qui y sont affectĂ©s[26].

Le , un attentat est dĂ©jouĂ© dans le train Thalys no 9364 reliant Amsterdam Ă  Paris[27]. Les premiĂšres forces de sĂ©curitĂ© Ă  pĂ©nĂ©trer l'arme au poing aprĂšs que la situation a Ă©tĂ© maĂźtrisĂ©e par trois passagers dans la voiture 12 du Thalys et Ă  Ă©vacuer le terroriste Ă©taient composĂ©es de trois agents de la Surveillance GĂ©nĂ©rale d'Arras et de trois agents de la Police Nationale[28]. Le prĂ©sident de la SNCF, Guillaume Pepy, annonce alors le renforcement des patrouilles dans les trains avec 3 000 agents de la SĂ»retĂ© ferroviaire. Selon lui, la fermeture des quais et le contrĂŽle systĂ©matique des bagages ne sont pas envisageables en raison d'un trafic vingt fois plus Ă©levĂ© que pour le transport aĂ©rien, les contrĂŽles peuvent en revanche ĂȘtre faits alĂ©atoirement[29].

Par la suite, les agents de la Surveillance GĂ©nĂ©rale SNCF ont Ă©galement Ă©tĂ© les premiers intervenants avec les convoyeurs de fonds Loomis, Ă  porter assistance aux trois policiers attaquĂ©s au marteau, le , sur le parvis de Notre-Dame, Ă  proximitĂ© de la sortie RER du mĂȘme nom[30],[31].

Ancien blason de la SUGE (2010-2023).

La SUGE Ă©tant l'un des acteurs essentiels dans la protection des rĂ©seaux ferroviaires, a vu dans ce contexte de lutte antiterroriste[32] ses pouvoirs largement augmentĂ©s (fouilles de bagages, palpations, consultation de certains fichiers, retour de la verbalisation en civil et au civil armĂ©[33], crĂ©ation de nouveaux dĂ©lits)[34],[35],[36],[37],[38]. Les mesures proposĂ©es ont Ă©tĂ© examinĂ©es dans le cadre de la proposition de loi dĂ©posĂ©e par le dĂ©putĂ© PS Gilles Savary a Ă©tĂ© dĂ©battue Ă  partir de fin au Parlement, qui simplifiait et renforçait la lutte contre la fraude[39],[37],[38]. La loi dĂ©finitive fut votĂ©e le , loi no 2016-339[40]. Toujours dans le mĂȘme contexte de lutte antiterroriste les effectifs de la SUGE doivent augmenter de 500 agents, pour atteindre 3300 agents, Ă  la demande du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.

Face Ă  la montĂ©e en puissance de ce service et Ă  la croissance de ses prĂ©rogatives, le lĂ©gislateur a prĂ©vu la crĂ©ation d'un code de dĂ©ontologie par la loi du . Ce code a Ă©tĂ© Ă©tabli par un dĂ©cret pris en Conseil d'État[41],[42].

Afin de faciliter les délais d'intervention de la Surveillance générale de la SNCF, le code de la route attribue certaines prérogatives à ce service.

Les vĂ©hicules routiers de la SĂ»retĂ© ferroviaire sont repris dans le code de la route comme Ă©tant des vĂ©hicules d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral bĂ©nĂ©ficiant de facilitĂ©s de passage[43],[44]. À ce titre, ils dĂ©tiennent des avertisseurs sonore et lumineux spĂ©ciaux qu'ils peuvent utiliser dans les cas nĂ©cessitĂ©s par l'urgence de leur mission et sous rĂ©serve de ne pas mettre en danger les autres usagers.

Lors de l'activation de ces avertisseurs sonore et lumineux, les rÚgles sur les vitesses maximales autorisées et à l'emploi des avertisseurs la nuit ou en agglomération ne leur sont plus applicable sur autoroute et route express, les dispositions relatives[45],[46]. L'utilisation de ces prorogatives données par le code de la route sont réglementées[47].

Certains lĂ©gislateurs ont Ă©mis le souhait de voir les prĂ©rogatives routiĂšres de la SĂ»retĂ© ferroviaire Ă©tendues en attribuant Ă  ces vĂ©hicules d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral le caractĂšre prioritaire dans la circulation. Leur permettant entre autres de ne pas respecter les arrĂȘts au feu rouge en cas d'intervention dont la nature peut justifier une arrivĂ©e prioritaire sur un lieu prĂ©sentant un danger important[48]. Ce souhait n'a pour l'instant pas Ă©tĂ© suivi de changement dans la rĂšglementation[49].

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, les pouvoirs de la Sûreté ferroviaire ont été augmentés. Durant l'état d'urgence sanitaire, le décret no 2020-663 du [50] (prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire) a donné pour mission de faire respecter les obligations imposées par cette législation d'exception (contrÎle des attestations dérogatoires de déplacement, port du masque etc.). Prérogatives qui ont été confirmées et prolongées à la sortie de l'état d'urgence sanitaire par le décret no 2020-860 du [51].

La Sûreté ferroviaire a complété l'effort des forces de sécurité intérieure dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 dans les transports ferroviaires.

Agents de la Sûreté ferroviaire à Dijon (CÎte d'or).
Sûreté ferroviaire à proximité d'une gare à Strasbourg (Bas-Rhin), en accompagnement de la Police nationale.

Les missions principales du service sont la prĂ©vention des infractions, intervenir sur les faits de sĂ»retĂ© et assurer la sĂ»retĂ© Ă©conomique et financiĂšre de l’entreprise (lutte contre la fraude et la dĂ©linquance financiĂšre tant interne qu'externe Ă  l'entreprise)[52],[53]. L'on peut rĂ©sumer ses missions en quatre mots : Conseiller, PrĂ©venir, ProtĂ©ger et Intervenir.

Ces missions sont réalisées en tenue d'uniforme ou en tenue civile armée. Ils ont aussi la possibilité de travailler sur la voie publique (décret no 2019-726 du anciennement décret 2007-1322 du )[54],[55].

Les agents de la SUGE peuvent relever par procĂšs-verbal les infractions Ă  la Police du transport ferroviaire et obtenir l'identitĂ© du contrevenant par recueil et relevĂ© d’identitĂ©[56], procĂ©der Ă  l'interpellation des auteurs de crimes et dĂ©lits en vertu des articles 53 et 73 du code de procĂ©dure pĂ©nale[57]. Ils peuvent rĂ©aliser la saisie des marchandises et mises en vente sans autorisation, rĂ©aliser des injonctions de descendre du train, des injonctions Ă  sortir des enceintes ferroviaires, interdire l'accĂšs aux trains ainsi que de rĂ©aliser des Inspections visuelles, fouilles de bagages et des palpations de sĂ©curitĂ©.

Pour réaliser ses missions, plusieurs services existent au sein de la SUGE :

  • UnitĂ© cynophile : les agents cynophiles viennent en appui des agents SUGE suivant les missions prĂ©vues et cela depuis la crĂ©ation de leur service en 1981[58],[59] (les premiers maĂźtres-chiens ont fait leur entrĂ©e Ă  la SUGE dans les annĂ©es 1970). Le pĂŽle d'activitĂ© cynophile se trouve Ă  Villeneuve-Saint-Georges dans la rĂ©gion de Paris Sud-Est. Dans les annĂ©es 1990, il y avait en moyenne 62 Ă©quipages cynophiles sur le territoire national. À ce jour (2014) il n'en reste plus que 20 opĂ©rationnels. En plus des chiens de dĂ©fense, la SUGE dispose aussi de chien dĂ©tecteur d'explosifs. Fin 2017, la SUGE dispose dans ses rangs de 20 Ă©quipes cynophiles de dĂ©tection d'explosif opĂ©rationnelles sur le rĂ©seau ferroviaire[60] et devrait passer Ă  30 unitĂ©s d'ici 2018. UnitĂ© rattachĂ©e Ă  la direction de la sĂ»retĂ© au sein du dĂ©partement des forces projetables spĂ©cialisĂ©es.
  • Cellules et groupes d'investigations :
    • SĂ»retĂ© Ă©conomique et financiĂšre (SEF) : ce groupe est chargĂ© de la lutte contre la fraude et la dĂ©linquance financiĂšre tant interne qu'externe Ă  l'entreprise. Cette activitĂ© est chargĂ©e de procĂ©der Ă  toutes les investigations pour lutter contre les vols et escroqueries envers les clients et la SNCF. Son rĂŽle est de prĂ©venir les atteintes aux intĂ©rĂȘts financiers et intellectuels de l'entreprise.
    • Groupe de Protection des biens des voyageurs (ex; SĂ»retĂ© des biens des clients) dite Ă©quipe Vol tir train (VTT) : ce groupe en civil est chargĂ© de la lutte contre les pickpockets. UnitĂ© rattachĂ©e Ă  la direction de la sĂ»retĂ© au sein du dĂ©partement des forces projetables spĂ©cialisĂ©es.
    • CAPR (cellule d'appui de protection du RĂ©seau), et CAPM (cellule d'appui de protection des mĂ©taux) : cellules chargĂ©es de la lutte contre les vols de mĂ©taux et dĂ©lits ciblant les infrastructures. Directement rattachĂ©es aux Directions de Zone SĂ»retĂ©, ces cellules disposent de moyens techniques spĂ©cifiques[61] et de prĂ©rogatives Ă©largies[62]. La CAPR est, dans son domaine de compĂ©tence, Ă  la fois une cellule de coordination des moyens, de centralisation et de diffusion des informations, ainsi qu'une unitĂ© opĂ©rationnelle.
    • Groupe fret infra tag (FIT) : composĂ© de cellules qui enquĂȘtent sur le vol de fret, les manques de sĂ©curitĂ© dans les infrastructures et l'identification des tagueurs[63],[64].
  • Équipe d'assistance rapide (EAR)[65]: une EAR est basĂ©e Ă  proximitĂ© des gares de Paris-Est et Paris-Nord, composĂ©e de 95 agents commerciaux et de la SĂ»retĂ© ferroviaire qui a pour but d'assister les voyageurs lors des situations perturbĂ©es[66] sur toute l'Île-de-France. 5 Ă©quipes se relaient avec un systĂšme d'astreinte pour intervenir tous les jours de l'annĂ©e, y compris de nuit. Les agents sont formĂ©s sur plusieurs items : nĂ©gociation complexe, transbordement, produits Transilien et SNCF Voyages. DĂ©pendant de la rĂ©gion de Paris Nord, l'EAR est un Ă©tablissement Ă  lui seul, et son directeur prend ses ordres directement auprĂšs du Directeur des OpĂ©rations ferroviaires ; la chaĂźne hiĂ©rarchique trĂšs courte permet une trĂšs grande rĂ©activitĂ© et mobilitĂ©. Cette unitĂ© a Ă©tĂ© créée en 2010 Ă  la suite de l'Ă©meute des usagers du en gare Saint-Lazare. Cette Ă©meute faisait suite Ă  une longue grĂšve spontanĂ©e des conducteurs de trains ayant pour origine le futur service 2010 et leurs roulements, les clients ayant Ă©tĂ© laissĂ©s sans informations. Quelques jours plus tard, la fermeture totale de la gare avait Ă©tĂ© dĂ©crĂ©tĂ©e par crainte de dĂ©bordements de foule. Notons qu'une deuxiĂšme EAR existe pour la ville de Lyon avec des missions Ă©quivalentes, composĂ©e de 25 agents commerciaux et 25 agents SUGE[67]. UnitĂ© rattachĂ©e Ă  la direction de la sĂ»retĂ© au sein du dĂ©partement des forces projetables spĂ©cialisĂ©es.
  • Brigade nationale : majoritairement composĂ©e d'agents de maĂźtrises chargĂ©s de renforcer les Brigades rĂ©gionales et de s'assurer de leur bon fonctionnement. Une unitĂ© spĂ©cifique lui fut adjointe créée pour assurer la protection personnelle des prĂ©sidents de la SNCF dans les annĂ©es 1980-1990, Ă  la suite des menaces d'attentats du groupe Action directe. Elle Ă©tait Ă©quipĂ©e de revolvers Manurhin MR73 357 Magnum et de fusils Ă  pompe. Cette unitĂ© a Ă©tĂ© dissoute.
  • UnitĂ© nationale train (UNT) : cette unitĂ© avait comme particularitĂ© d'avoir un temps de rĂ©action trĂšs rapide, les agents devant ĂȘtre en mesure de partir en mission dans un temps trĂšs court. Cette Ă©quipe assurait l'accompagnement de trains de nuit, de trains grandes lignes et de trains partant Ă  l'international. Cette unitĂ© a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e Ă  l'UNIR sous le nom de Groupe d'appui opĂ©rationnel (GAO) en 2012.
  • UnitĂ© nationale d'intervention rapide (UNIR) : unitĂ© créée en 2010 et forte de 150 hommes, elle est dĂ©ployable partout en France en cas de crise quand la situation l’exige afin de renforcer les Ă©quipes locales[68]. L'UNIR a en son sein plusieurs groupes spĂ©cialisĂ©s : le Groupe d'appui opĂ©rationnel (GAO) créé en 2012 et composĂ© de 12 agents; le Groupe de protection des infrastructures (GPI). UnitĂ© rattachĂ©e Ă  la direction de la sĂ»retĂ© au sein du dĂ©partement des forces projetables spĂ©cialisĂ©es.
  • UniversitĂ© de la sĂ»retĂ© (UDS) : lieu de formation de tous les agents de la SĂ»retĂ© ferroviaire, créée en sous le nom d’École nationale sĂ»retĂ©. A obtenu le statut d'organisme de formation en 2018.
  • UnitĂ© de patrouilleurs virtuels : ils patrouillent ainsi de gare en gare, grĂące aux camĂ©ras, afin de dĂ©tecter des situations potentiellement dangereuses, et d’alerter les agents qui sont sur le secteur[69]. GrĂące Ă  cette unitĂ© les agents de la SĂ»retĂ© ferroviaire peuvent dĂ©sormais constater et verbaliser les infractions non tarifaires grĂące Ă  la vidĂ©o-verbalisation[70]. En pratique, l’intervention s’articule de façon complĂ©mentaire entre l’agent constatant les faits (l’opĂ©rateur vidĂ©o) qui alerte l’agent verbalisateur sur place (le rĂ©dacteur du PV), tous deux assermentĂ©s.
  • Poste de commandement national sĂ»retĂ© (PCNS) ex PC SUGE : créé en 2001, pour assister et coordonner ses Ă©quipes SUGE, la SNCF dispose du poste de commandement national sĂ»retĂ© (PCNS) centralisĂ© Ă  Paris et de quatre succursales (« tables ») dĂ©localisĂ©es Ă  Marseille, Lille, Strasbourg et Lyon. Le PCNS compte 60 opĂ©rateurs agents de la SĂ»retĂ© ferroviaire qui rĂ©pondent aux appels des agents SNCF et leur viennent en aide 24h/24 et 7j/7.
  • Centre national de tĂ©lĂ©-protection sĂ»retĂ© (CNTS) depuis 2014, ex-Centre national de tĂ©lĂ©surveillance (CNT), situĂ© Ă  Paris, ce centre est chargĂ© de la surveillance de tous les systĂšmes d'alarme des infrastructures ferroviaires. Il s'occupe de rĂ©ceptionner les dĂ©clenchements d'alarme, rĂ©aliser les levĂ©s de doutes et d'engager les effectifs de SĂ»retĂ© ferroviaire si nĂ©cessaire. Il gĂšre les alarmes de 3 000 sites sensibles. Depuis le , c'est l'entitĂ© qui se charge de la rĂ©ception et du traitement des appels et SMS du numĂ©ro d'alerte 3117 et 31777. A cet effet, les effectifs ont Ă©tĂ© augmentĂ©s. Les appels sĂ»retĂ© sont ensuite rediriger vers le PCNS situĂ© dans la mĂȘme salle de commandement[71].
  • UnitĂ© aĂ©rienne d’inspection du rĂ©seau SNCF (U AIR SNCF) : créée en 2014, cette unitĂ© est d'une quinzaine de personnes disposant d'un autogire, d'un ULM biplace et d'une dizaine de drones (nanodrones)[72],[73],[74]. Cette derniĂšre n'est pas constituĂ©e intĂ©gralement d'agents de la SĂ»retĂ© ferroviaire. D'anciens militaires, pilotes de drones, y ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s. La mission de cette unitĂ© est de concourir Ă  la sĂ»retĂ© des installations, en facilitant la surveillance des 30 000 kilomĂštres de voies ferrĂ©es. « Il s’agit d’empĂȘcher les intrusions sur les installations, les dĂ©gradations, et les vols ».
  • DĂ©partement des forces projetables : unitĂ© rattachĂ©e Ă  la direction de la sĂ»retĂ©, dans laquelle sont regroupĂ©es les unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es (EAR, UNIR, Groupe de protection des biens et des voyageurs, unitĂ© cynophile, etc.).


Ces cheminots travaillent en coopĂ©ration avec le GPSR (police de la RATP), le Service national de la police ferroviaire, la Police rĂ©gionale des transports (service subventionnĂ© par la SNCF : locaux, vĂ©hicules, moyens informatiques, gazeuses lacrymogĂšne, tĂ©lĂ©phones
)[75] ainsi que la Gendarmerie nationale[76].

Moyens humains

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Annéeeffectifs
1939460 agents
janvier 1942927 agents
septembre 19421 094 agents

La Surveillance Générale

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Annéeeffectifs
1939269 agents
janvier 1942585 agents (dont 176 dans les équipes mobiles de surveillance)
juin 1942697 agents
1989800 agents
1993900 agents
19951 100 agents
19991 600 agents (dont 700 en Île-de-France)
20001 700 agents
20011 800 agents
20032 100 agents
20052 200 agents (dont 1 100 en Île-de-France)
20062 200 agents
20092 300 agents
20102 404 agents
20112 454 agents[15],[77]
20122 697 agents
20132 789 agents (dont 1 400 en Île-de-France)
20142 873 agents (dont 60 % en région parisienne)[78]
20152 876 agents[79], 2 871 agents en fin d'année
20162 853 agents[3], 2 966 agents en fin d'année
20172 934 agents[3], 3 035 agents en fin d'année
20192 800 agents

Moyens matériels

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Renault Kangoo, banalisé mais doté d'un feu à éclats et d'un avertisseur sonore trois-tons, et d'un marquage intérieur Sûreté ferroviaire.

Moyens radios

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La Sûreté ferroviaire dispose de son propre réseau radio pour assurer ses missions.

Le réseau radio Iris2 (norme Tetra) de la SNCF remplace l'ancien réseau de communication SNCF Iris (norme Tetrapol en duplex sur les bandes 410,00 à 414,50 MHz (6 canaux duplex + 2 canaux simplex, shift[C'est-à-dire ?] de + 10 MHz pour les canaux duplex)).

La sociĂ©tĂ© Thales a remportĂ© le marchĂ© du renouvellement du rĂ©seau de communication[80]. L'exploitation de ce rĂ©seau a pris fin en 2020 et a Ă©tĂ© remplacĂ© par un nouveau rĂ©seau de communication RRF (rĂ©seau radio du futur)[81]. À cet effet de nouveaux terminaux radio sont dĂ©ployĂ©s : des smartphones durcis et dĂ©diĂ©s utilisant le rĂ©seau 4G (SFR Business[82]) avec prioritĂ© d'occupation du rĂ©seau en cas de saturation ; ils sont associĂ©s Ă  des poires Bluetooth qui permettent de dĂ©porter micro, haut-parleur, sĂ©lection de la rĂ©gion radio et bouton d'alerte.

Caméras-piétons

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Caméra Axon Body 2 : modÚle utilisé par la SUGE et les chefs de bords.

Le port de caméras-piétons (ou bodycam en anglais) a été pérennisé suite à la loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports d'avril 2025 (dit Tabarot). L'entreprise Axon a été choisie pour fournir les appareils[83].

Les agents de la sûreté ferroviaire mais aussi les contrÎleurs (chefs de bords) de la SNCF disposent ainsi la possibilité d'enregistrer du son et des images dans des situations jugés nécessaires. AprÚs une phase d'expérimentation avant la parution de la loi, les retours indiquent une diminution ou du moins un apaisement de situations conflictuelles, notamment grùce à l'effet dissuasif de la caméra et la possibilité de disposer d'un élément objectif en cas de litige[84]. La SNCF dispose du logiciel Evidence.com d'Axon pour stocker et traiter les enregistrements de maniÚre sécurisée dans le cloud[85].

L'usage est encadré par le décret numéro 2025-1234 de la loi Tabarot, précisant leurs conditions d'utilisation.

Vue de l'équipement des agents de la SUGE : gilet pare-balles et armes à feu.

Les agents de la SĂ»retĂ© ferroviaire ont toujours Ă©tĂ© armĂ©s pour assurer leurs missions. Au cours de leur histoire, diffĂ©rents textes leur ont permis d’ĂȘtre armĂ©s avec de nombreux types d'armement diffĂ©rents allant des fusils de guerre au pistolet mitrailleur et du fusil Ă  pompe Ă  l'arme de poing. AprĂšs la Seconde Guerre mondiale c'est l'arrĂȘtĂ© du (paru au Journal officiel RĂ©publique française du , page 2603) qui rĂ©glemente l'armement dont ils peuvent disposer. ArrĂȘtĂ© qui sera remplacĂ© par l'arrĂȘtĂ© interministĂ©riel (entre le ministĂšre de l’IntĂ©rieur et le ministĂšre des Travaux Publics et des Transports) du (J.O. du – page 5280). Autorisant les agents des services de surveillance gĂ©nĂ©rale (SUGE) et locale Ă  dĂ©tenir et porter l’armement de 1re catĂ©gorie (§1 et §2) et de la 4e catĂ©gorie (actuelles catĂ©gories B, B 1°, B 2°, B 4°, C 1°). Ce dernier arrĂȘtĂ© ayant Ă©tĂ© abrogĂ© et remplacĂ© par le dĂ©cret no 2000-1135 du qui a considĂ©rablement rĂ©duit les catĂ©gories d'armes pouvant ĂȘtre dĂ©tenues par les agents de la SUGE. DerniĂšrement, le dĂ©cret n° 2000-1135 du a Ă©tĂ© remplacĂ© par le dĂ©cret no 2019-726 du .

Armement actuel[86]:

  • pistolet Sig Sauer P320 Compact en 9mm Parabellum Ă  munitions expansives[87] ;
  • pistolet Sig Sauer P365 en 9mm Ă  munitions expansives[88] ;
  • revolver Ruger SP 101 en .38 SpĂ©cial (ancienne arme de la Police nationale en dotation Ă  la Suge depuis 1989) ;
  • pistolet Beretta 85 FS en calibre 7,65mm (arme utilisĂ©e par un seul agent du service) ;
  • bĂąton de protection Ă  poignĂ©e latĂ©rale, tonfa (en dotation depuis 2000) ;
  • bĂąton de protection tĂ©lescopique (en dotation depuis 2013) ;
  • Conteneur de dĂ©fense MK4 CapsaĂŻcine 80 ml;
  • Conteneur de dĂ©fense MK3 CapasaĂŻcine (dite dispersante);
  • gilet de protection (gilet pare-balles)[89].

Les agents de la Sureté ferroviaire sont également dotés depuis 2019 d'un bouclier défensif pliable afin de faire face aux jets de projectiles.

Armement ayant équipé les agents par le passé :

  • pistolet Mitrailleur Sten 9 mm Parabellum (quelques modĂšles de ce PM ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans les arsenaux de la Suge; essentiellement utilisĂ©s dans les pĂ©riodes troubles (l'aprĂšs 2e guerre, guerre AlgĂ©rie) pour les accompagnements de fonds de la « paie » qui Ă©tait effectuĂ©e uniquement en espĂšces Ă  cette Ă©poque)
  • revolver Ruger Ruger SP 101 en .38 Special (exemplaires qui appartenaient aux 10 000 Ruger de la Police nationale et qui ont Ă©tĂ© cĂ©dĂ©s aux polices municipales et ferroviaire jusqu'Ă  l'autorisation des agents Ă  possĂ©der des modĂšles 9mm Parabellum ou .357)
  • revolver Manurhin MR 73 357 Magnum (arme en dotation jusqu'en 2000 pour les agents qui Ă©taient chargĂ©s d'assurer la protection du prĂ©sident de la SNCF)
  • fusil Ă  pompe calibre 12 (arme en dotation jusqu'en 2000 pour les agents qui Ă©taient chargĂ©s d'assurer la protection du prĂ©sident de la SNCF)
  • pistolet Ruger P94 9 mm Parabellum (arme abandonnĂ©e en 2000 aprĂšs rĂ©forme de la lĂ©gislation n'autorisant plus le service Ă  dĂ©tenir d'armes de 1re catĂ©gorie dite "armes de guerre" , calibre rĂ©-autorisĂ© par le dĂ©cret no 2016-1616 du [90] et repris par le 1 DĂ©cret no 2019-726 du [91]
  • matraque en caoutchouc (dite gomme) abandonnĂ©e en 2000 et remplacĂ©e par le tonfa.

La formation des agents durait 24 semaines au sein de l’ex École nationale sĂ»retĂ© de la SNCF en alternant cours et stage sur le terrain, se finalisant par le passage d'un constat d'aptitude portant sur les matiĂšres thĂ©oriques. Cette formation a Ă©tĂ© reformĂ©e et les stages sur le terrain ont Ă©tĂ© supprimĂ©s. Depuis 2013, l'Ă©cole nationale de la sĂ»retĂ© (ENS) a pris le nom d'UniversitĂ© de la sĂ»retĂ© (UdSĂ»r). La nouvelle formation est constituĂ©e de cours de droit pĂ©nal, de rĂ©glementations internes SNCF, de cours de techniques professionnelles d'intervention (TIS : Techniques d'Interventions SUGE), d’entraĂźnement au tir, etc. Elle dure aujourd'hui 8 mois : 4 mois de formation thĂ©orique et 4 mois de formation pratique[92]. Les stagiaires sont soumis Ă  des contrĂŽles de connaissances continus, menant Ă  un constat d'aptitude thĂ©orique. Ils sont ensuite prĂ©sentĂ©s Ă  une Ă©preuve technique de mise en situation (gestion d'une simulation d'intervention / interpellation, respect du cadre lĂ©gal, menottage, maniement du tonfa et / ou bĂąton tĂ©lescopique), et Ă  un parcours de tir chronomĂ©trĂ©. L'Ă©chec Ă  l'une des Ă©preuves est Ă©liminatoire. AprĂšs leur rĂ©ussite, les nouveaux agents intĂšgrent le service en tant qu'agent non titularisĂ© (pour les embauchĂ©s externes) durant 1 an.

L'universitĂ© de la sĂ»retĂ© Ă©tant reconnue comme organisme de formation, la formation d'agent de la sĂ»retĂ© ferroviaire a obtenu la reconnaissance officielle de l’Éducation nationale. Les agents peuvent donc aussi suivre un cursus d'alternance menant vers le Brevet professionnel Agent technique de sĂ©curitĂ© dans les transports[93],[92], alternant entre un lycĂ©e professionnel et l'universitĂ© de la SĂ»retĂ© et diplĂŽmant les agents au bout de 2 ans.

Structure hiérarchique

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Selon un schéma pyramidal, la Sureté ferroviaire est hiérarchisée comme suit : Président de la SNCF / Directeur Risques Sécurité Sûreté / Directeur de la Sûreté Ferroviaire / Directeur de Zone Sûreté / Chef d'Unité Opérationnelle et Adjoint / Dirigeant de proximité et Assistant / Agent.

Un conseiller Gendarmerie, un conseiller Police, officiers supérieurs de ces corps, ainsi qu'un magistrat sont affectés au sein de la Direction de la Sûreté[78].

La Sureté ferroviaire intÚgre d'ex-officiers ou sous-officiers de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, affectés à des postes de direction. En rÚgle générale, ces personnels obtiennent un grade de dirigeant Sureté ferroviaire.

Liste des directeurs de la Sûreté

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  • GĂ©rard Goussot (1985 env - 1990)
  • Mr Broenner (Direction Juridique)
  • Raymond Viricelle (Direction Juridique)
  • Marcel Hacquebart (1994)
  • Michel Boucaud (1995 - 1997)
  • Gilles de Chanterac (1998 - 1999) Mission Centrale SĂ»retĂ©
  • Alain Walmetz (1999 - 2001)
  • Christian Rivet
  • Jean Jacques Henry
  • Michel Villar (2010 - 2011)
  • Didier Schwartz (2011 - 2015)[94]
  • Christian Lambert[95] (2015 - 2017)
  • CĂ©line Sibert (2017-2020)
  • Christophe Merlin (2020-2021)
  • Xavier Roche

Sportifs de haut-niveau, agents de la Sureté ferroviaire

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  • Nicolas Lejeune – Skeet olympique, double mĂ©daillĂ© de France, a participĂ© aux JO 2024,
  • Cyrille Maret – Judo (-100 kg), mĂ©daillĂ© de bronze aux championnats d’Europe en 2014 et 2015, champion de France en 2013 et vice-champion de France en 2014, mĂ©daillĂ© de bronze aux Jeux olympiques de Rio en 2016, agent de la sĂ»retĂ© ferroviaire Ă  Paris-Gare-de-Lyon.

Dans la culture populaire

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Bandes dessinées

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  • La Brigade du rail sur la SUGE des annĂ©es 1950-1960 :
    • La Brigade du rail, tome 1 : Le Tueur du Lyon-GenĂšve Album – , de Olivier Jolivet (illustrations), Sylvaine Scomazzon (avec la contribution de), FrĂ©dĂ©ric Marniquet (scĂ©nario) ;
    • La Brigade du rail, tome 2 : Les naufragĂ©s de Malpasset Album – , de Olivier Jolivet (illustrations), FrĂ©dĂ©ric Marniquet (scĂ©nario) ;
    • La Brigade du rail, tome 3 : Requiem chez les cheminots Album – , de FrĂ©dĂ©ric Marniquet (auteur), Olivier Jolivet (illustrations), Sylvaine Scomazzon (Avec la contribution de) ;
    • La Brigade du rail, tome 4 : L'inconnue du Paris-Marseille Album – , de Olivier Jolivet (illustrations), RĂ©mi Le Capon (avec la contribution de), FrĂ©dĂ©ric Marniquet (scĂ©nario).
  • Les Flics du rail, BD thriller sur la SUGE:
    • Flics du rail, tome 1: Menaces sur le Paris-Bruxelles Album - , de Marniquet FrĂ©dĂ©ric, Laplagne Gilles.

Littérature

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  • Policiers dans la ville; Christian Chevandier; folio histoire, Gallimard, 2012; P 117-118
  • Histoire des polices en France, De l'ancien rĂ©gime Ă  nos jours; Jean-Marc BerliĂšre et RenĂ© LĂ©vy; Nouveau monde Ă©dition, 2013, p 663 et p 666

Notes et références

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  1. ↑ Christophe Deloire, « EnquĂȘte sur la police des trains », sur Le Point, (consultĂ© le ).
  2. 1 2 « La Suge Les « gros bras » de la SNCF », (consulté le )
  3. 1 2 3 « Compte Rendu du Comité National SURETE du 15 décembre 2017 », sur SUD Rail (consulté le )
  4. ↑ (en) « COLPOFER », sur colpofer.org, (consultĂ© le ).
  5. ↑ « Chemin de fer de l'ouest. Ordonnance du 15 novembre 1846 portant rĂšglement d'administration publique sur la police, l'usage et l'exploitation des chemins de fer. [SignĂ© Louis-Philippe. 15 novembre 1846.] », sur Gallica, (consultĂ© le ).
  6. ↑ StĂ©phanie Sauget, « Surveiller les gares parisiennes au XIXe siĂšcle : police et modernité », Revue d'histoire du XIXe siĂšcle,‎ , p. 71-87 (lire en ligne)
  7. 1 2 Christophe Deloire, « Enquete sur la Police des trains », (consulté le ).
  8. 1 2 Alexis Billebault, « La suge cette méconnue », sur gazette-cotedor.fr via Wikiwix (consulté le ).
  9. ↑ F Bonnet, « Sociologie du travail 50 », (consultĂ© le )
  10. ↑ conseil gĂ©nĂ©ral des ponts et chaussĂ©es, « SecuritĂ© des transports de Fret ferroviaire et avenir de la SUGE SNCF Ă  la suite de la libĂ©ralisation europĂ©enne », (consultĂ© le )
  11. ↑ loi du 18 mars 2003
  12. ↑ TF1 News, « La Police ferroviaire unifiĂ©e est sur les rails », sur tf1.fr via Wikiwix, (consultĂ© le ).
  13. ↑ JO du SĂ©nat, « Uniformes des agents exerçant la police ferroviaire », sur senat.fr, (consultĂ© le ).
  14. ↑ SĂ©nat, « Questions au sĂ©nat Uniformes des agents exerçant la police ferroviaire », sur senat.fr, (consultĂ© le ).
  15. 1 2 Portail du Gouvernement, « Sécurité dans les transports en commun : resserrer les liens entre les différents acteurs », sur gouvernement.fr via Wikiwix, (consulté le ).
  16. ↑ RĂ©my Janin, « Comment la SNCF assure la sĂ©curitĂ© des voyageurs », (consultĂ© le ).
  17. ↑ « Loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer - LĂ©gifrance », sur LĂ©gifrance (consultĂ© le ).
  18. ↑ « DĂ©cret n° 2019-726 du 9 juillet 2019 relatif aux dispositions des titres IV, V et VI du livre II de la deuxiĂšme partie rĂ©glementaire du code des transports et comportant diverses dispositions relatives Ă  la sĂ»retĂ© des transports - LĂ©gifrance », sur LĂ©gifrance (consultĂ© le ).
  19. ↑ .
  20. ↑ DĂ©cret du 22 mars 1942.
  21. ↑ « ArrĂȘtĂ© du 29 juin 1977 relatif Ă  la police dans les parties des gares de chemins de fer d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de leurs dĂ©pendances accessibles au public (joint Ă  la circulaire 77-96 du 29 juin 1977). - LĂ©gifrance », sur LĂ©gifrance (consultĂ© le ).
  22. ↑ Laurent Calixte, « Cette fraude qui coĂ»te trĂšs cher Ă  la RATP et la SNCF », sur Challenges via Wikiwix, (consultĂ© le ).
  23. ↑ Le portail du gouvernement, « RĂ©forme ferroviaire », (consultĂ© le ).
  24. ↑ « Projet de loi reforme du ferroviaire » (consultĂ© le ).
  25. ↑ « DĂ©cret n° 2015-845 du 10 juillet 2015 », (consultĂ© le )
  26. ↑ ARAF, « Avis de l'ARAF », (consultĂ© le )
  27. ↑ Laure Beaudonnet, « Attentat dans un Thalys : Le scĂ©nario de l'attaque dĂ©jouĂ©e minute par minute » », sur 20 Minutes avec AFP, 20 Minutes, (consultĂ© le ).
  28. ↑ « Rapport d'enquĂȘte interne de l'attentat du Thalys. Page 19 ; 18h14 », sur [Thalys], (consultĂ© le )
  29. ↑ « AprĂšs l'attaque du Thalys : des mesures de sĂ©curitĂ© renforcĂ©e dans les trains », sur Paris Match, .
  30. ↑ « Un policier agressĂ© au marteau sur le parvis de Notre Dame de Paris », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  31. ↑ Le parisien, « Photo montrant les agents de la Suge »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Que faire ?), (consultĂ© le ).
  32. ↑ « MONTELIMAR/BOURG-LES-VALENCE. Et si une attaque terroriste avait lieu dans un train  », Le DauphinĂ© libĂ©rĂ©,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  33. ↑ La rĂ©daction de TF1info, « SĂ©curité : des gendarmes dans les trains », sur lci.fr, TF1 Info, .
  34. ↑ SNCF, « SNCF MOBILISÉE POUR LA SÛRETÉ », (consultĂ© le )
  35. ↑ « SĂ©curité : fouilles et patrouilles armĂ©es bientĂŽt dans les TGV », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  36. ↑ Sud Ouest, « SĂ©curitĂ© ferroviaire : ce que propose Bernard Cazeneuve aprĂšs l'attaque du Thalys », (consultĂ© le )
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  38. 1 2 Sénat, « Transports publics - Lutte contre les incivilités et le terrorisme », sur senat.fr, (consulté le ).
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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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