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Navire de pĂȘche

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Thonier senneur congélateur
Image illustrative de l’article Navire de pĂȘche
Le Albatun Dos en escale Ă  Victoria (Seychelles).
Généralités
Type Navire de pĂȘche
Époque ~1970 - prĂ©sent
Lieux Océans Indien - Atlantique - Pacifique.
Caractéristiques courantes
Taille 3200 tpl
Propulsion Diesel 4 temps, 1 hélice
Matériaux acier
Navires de pĂȘche Ă  Yarmouth (Nouvelle-Écosse).

Ce terme permet de dĂ©signer l'ensemble des navires pratiquant la pĂȘche.

Ces navires sont conçus pour permettre la pratique de la pĂȘche (et parfois de vie Ă  bord durant de longues pĂ©riodes) en respectant certaines rĂšgles de sĂ©curitĂ©, mais les conditions de travail et de vie y sont souvent rudes[1]. En gĂ©nĂ©ral, le nom d'un type de bateau est en relation avec la pĂȘche qu'il pratique, le type de poissons collectĂ©, ou la technique utilisĂ©e. Parfois les navires constituent des flottilles qui pĂȘchent de maniĂšre plus ou moins concertĂ©e[2]. Dans le cadre des quotas de pĂȘche mis en place en Europe pour une gestion communautaire de la pĂȘche, des rĂ©ductions de flottilles existent et les bateaux de pĂȘche font comme d'autres navires l'objet d'un marchĂ© de l'occasion[3]. Il existe des bateaux viviers qui conservent les animaux vivants (langouste, homard, poissons
) et des bateaux usines capables de surgeler le poisson aprĂšs l'avoir prĂ©parĂ© sur place. Certains bateaux artisanaux sont Ă©quipĂ©s pour pouvoir emporter de la glace[4].

La flotte mondiale de bateaux de pĂȘche est passĂ©e de 1,7 million en 1950 Ă  4,6 millions en 2018, l'Asie possĂ©dant 75 % de la flotte globale[5].

Selon les estimations de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la flotte de pĂȘche mondiale Ă©tait estimĂ©e, en 2022, Ă  4,9 millions de navires, dont deux tiers Ă©taient motorisĂ©s. L'Asie abrite la plus grande flotte de pĂȘche au monde (71 % du total), suivie de l'Afrique (19 %), de l'AmĂ©rique latine et des CaraĂŻbes (5 %), de l'AmĂ©rique du Nord et de l'Europe (2 % chacune), et de l'OcĂ©anie (moins de 1 %). L'Asie compte les plus grandes flottes de navires motorisĂ©s (80 pour cent) et non motorisĂ©s (54 %) et l'Afrique la deuxiĂšme plus grande flotte de pĂȘche non motorisĂ©e. De nombreux pays pĂȘcheurs (la Chine, le Japon et les États membres de l'Union europĂ©enne, par exemple) poursuivent leur stratĂ©gie de rĂ©duction du nombre de navires de pĂȘche[6].

Classifications

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On distingue souvent la pĂȘche artisanale et industrielle et on peut aussi classer les navires selon leur spĂ©cialitĂ©, leur pavillon, leur puissance de pĂȘche[7],[8]. Dans le domaine de la pĂȘche industrielle, et artisanale, la puissance de pĂȘche augmente rĂ©guliĂšrement[9], contribuant au phĂ©nomĂšne de surexploitation des ressources halieutiques. En dĂ©pit de moyens techniques de dĂ©tection et de pĂȘche trĂšs amĂ©liorĂ©s, les navires doivent souvent parcourir plus de distance pour des prises parfois moindres qu'autrefois.

Les navires de pĂȘche peuvent ĂȘtre suivis par satellite et par les stations radar du rivage (CROSS en France) et la pĂȘche fait l'objet en France d'enquĂȘtes de filiĂšres et de mĂ©tiers pour notamment voir comment elle Ă©volue. Ces enquĂȘtes donnent aussi des informations sur l'Ăąge des navires et leur nombre de jours de sortie par mois et par an[10].

Types de navires de pĂȘche

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Les catĂ©gories de navires de pĂȘche s’alignent gĂ©nĂ©ralement sur les techniques mises en Ɠuvre (chalut, palangre, senne, filets maillants, casiers), avec des variantes artisanales et industrielles selon les zones et les espĂšces ciblĂ©es[11],[12],[13].

La construction des bateaux de pĂȘche va longtemps demeurer une tradition de bois. Par exemple en NorvĂšge, on estimait en 1967 qu'il y avait 11 561 navires de pĂȘche (et environ 60 000 navires de plaisance en bois). La configuration des cĂŽtes du pays justifie l'utilisation d'une multitude de petites embarcations presque toujours en bois, matĂ©riau abondant et Ă  bon marchĂ©. En NorvĂšge, plus de la moitiĂ© des prises de poissons se font dans des eaux littorales ou intĂ©rieures, employant surtout de nombreux navires de petit tonnage[14].

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Crevettier en mer du Nord

Certains navires (chalutiers notamment) consomment une grande quantitĂ© de carburant, souvent du fioul de mauvaise qualitĂ© (non dĂ©soufrĂ©). Et avec la rĂ©duction de la ressource due Ă  la surpĂȘche ils doivent partir chercher le poisson ou les crustacĂ©s plus loin ou rester plus longtemps en mer et donc utiliser plus de carburant. Un cas particulier est celui de la pĂȘche aux grands cĂ©tacĂ©s, encore pratiquĂ©e au Japon sous couvert de pĂȘche scientifique.

Une Ă©tude rĂ©cente a montrĂ© que si seulement 4 % de tous les navires de pĂȘche enregistrĂ©s dans le monde ont un pavillon dans un paradis fiscal[15], 70 % des navires de pĂȘche ayant dĂ©jĂ  Ă©tĂ© reconnus impliquĂ©s dans la pĂȘche illĂ©gale, non dĂ©clarĂ©e et/ou non rĂ©glementĂ©e naviguaient avec un pavillon de complaisance correspondant Ă  une juridiction de paradis fiscal (Belize et Panama dans la plupart des cas)[15].

Marétique

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Tous les navires de pĂȘche de plus de 12 mĂštres de longueur (y compris les navires de l'UE ainsi que ceux non-UE pĂȘchant dans les eaux de l'UE) doivent ĂȘtre Ă©quipĂ©s d'un dispositif permettant leur localisation et identification automatiques via un systĂšme de surveillance par satellite (VMS) qui transmet les donnĂ©es de position Ă  intervalles rĂ©guliers. Cependant, les États membres peuvent dispenser les navires de pĂȘche de 12 Ă  15 mĂštres de l'utilisation du VMS s'ils opĂšrent exclusivement dans leurs eaux territoriales ou s'ils ne passent jamais plus de 24 heures en mer[16]. Chaque État membre collecte les donnĂ©es ainsi obtenues via un centre de surveillance des pĂȘches qui suit les navires battant son pavillon, oĂč qu'ils pĂȘchent, ainsi que tous les autres navires de l'UE et non-UE opĂ©rant dans ses eaux. Les centres des diffĂ©rents États membres peuvent Ă©changer des donnĂ©es VMS; un tel Ă©change peut avoir lieu, par exemple, entre l'État membre dont le navire de pĂȘche porte le pavillon et les États membres dans les eaux desquels il opĂšre.

En outre, les navires de pĂȘche de l'UE de plus de 15 mĂštres doivent Ă©galement utiliser un systĂšme d'identification automatique (AIS), un outil dĂ©veloppĂ© conformĂ©ment aux normes de l'Organisation maritime internationale (OMI) et principalement utilisĂ© pour la sĂ©curitĂ© maritime et par tous types de navires. Les États membres de l'Union EuropĂ©enne peuvent utiliser les donnĂ©es collectĂ©es via l'AIS pour effectuer des vĂ©rifications croisĂ©es. Pour complĂ©ter les donnĂ©es de surveillance VMS ou AIS, les États membres peuvent utiliser un systĂšme de dĂ©tection des navires indiquant la position des navires basĂ© sur des images satellites.

Comme le thĂšme du pĂȘcheur, celui du bateau de pĂȘche a souvent Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© par les peintres.

Quelques navires de pĂȘche historiques ou traditionnels

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Europe du Nord

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Méditerranée

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Notes et références

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  1. ↑ Andro M, Dorval P & Le Roy Y (1993) SĂ©curitĂ© et conditions de travail dans la conception d'un navire de pĂȘche| rĂ©sumĂ©.
  2. ↑ Leaute, J. P. (1998). Les flottilles de pĂȘche de l'Union EuropĂ©enne dans le golfe de Gascogne vues du ciel. Oceanologica acta, 21(2), 371-381.
  3. ↑ Guyader, O., Berthou, P., Daures, F., Jezequel, M., & Thebaud, O. (2006). MarchĂ© des navires d'occasion et coĂ»t d'accĂšs Ă  la ressource : application Ă  la Bretagne. Les Publications Amure. SĂ©rie Document de Travail, (D-17-2006), 1-14.
  4. ↑ Medina Pizzali A.F (2005) L'utilisation de la glace sur les bateaux de pĂȘche artisanale (No. 639.2 F3f v. 436). FAO.
  5. ↑ Jean-Pierre Beurier, Patrick Chaumette, « 50 ans de droit de la mer et de droit maritime », Annuaire de droit maritime et ocĂ©anique, t. XXXVI,‎ , p. 30.
  6. ↑ FAO, La Situation mondiale des pĂȘches et de l’aquaculture 2024 – La transformation bleue en action, Rome, FAO, , 282 p. (lire en ligne)
  7. ↑ Laurec, A. (1977) Analyse et estimation des puissances de pĂȘche. ICES Journal of Marine Science, 37(2), 173-185.
  8. ↑ Gascuel D (1995) Efforts et puissances de pĂȘche: redĂ©finition des concepts et exemple d’application. Les recherches françaises en evaluation quantitatives et modĂ©lisation des ressources et des systĂšmes halieutiques, Colloques et sĂ©minaires, Paris, Orstom, 159-181.
  9. ↑ Gascuel D, Fonteneau A & Foucher E (1993) Analyse de l'Ă©volution des puissances de pĂȘche par l'analyse des cohortes: application aux senneurs exploitant l'albacore (Thunnus albacares) dans l'Atlantique Est. Aquatic Living Resources, 6(1), 15-30.
  10. ↑ Macher, C., Le Grand, C., Daures, F., Leonardi, S., Guyader, O., & Ruchon, F. (2013). CaractĂ©ristiques socio-Ă©conomiques de la pĂȘche professionnelle française-SynthĂšse des enquĂȘtes rĂ©alisĂ©es auprĂšs des pĂȘcheurs professionnels en 2011 dans le cadre du SystĂšme d'Informations Halieutiques (SIH) de l'Ifremer-Façade MĂ©diterranĂ©e.
  11. ↑ FAO, La Situation mondiale des pĂȘches et de l’aquaculture 2024 – La transformation bleue en action, Rome, FAO, (lire en ligne)
  12. ↑ « Les navires : typologie et techniques », sur Ifremer (consultĂ© le )
  13. ↑ « Les principaux bateaux de pĂȘche », sur Beau Bateau (consultĂ© le )
  14. ↑ Jacques Garreau, « Les industries navales en NorvĂšge », Norois, vol. 62, no 1,‎ , p. 227–244 (DOI 10.3406/noroi.1969.1641, lire en ligne, consultĂ© le )
  15. 1 2 Belhabib D & Le Billon P (2018) Tax havens are the tip of the iceberg. Nature ecology & evolution, 1 (résumé).
  16. ↑ (en) EU Parliament, « Revising the fisheries control system » AccĂšs libre [PDF]

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Bibliographie

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  • Gloux H. & Manach J.Y. (1976) Les bateaux de pĂȘche de Bretagne: histoire et technique. Fayard.
  • Gloux H. (1992) Bateaux de pĂȘche du Ponant: histoire et techniques. Alain Bargain.
  • Leblond, E., Merrien, C., Berthou, P., Demaneche, S., & Rostiaux, E. (2007). SynthĂšse des activitĂ©s des navires de pĂȘche par quartier maritime, 2005|URL:https://archimer.ifremer.fr/doc/00000/2580/.
  • Ferraris J. (2001) MĂ©thodologie pour la typologie des flottilles de pĂȘche (vol. 423). ONU/FAO.

Articles connexes

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Liens externes

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