Char Renault FT
| Char Renault FT | ||||||||
Char Renault FT exposé au musée de l'Armée des Invalides (Paris, France). | ||||||||
| Caractéristiques de service | ||||||||
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| Type | Char léger d'infanterie | |||||||
| Service | 1917-1949 | |||||||
| Utilisateurs |
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| Conflits | ||||||||
| Production | ||||||||
| Concepteur | Louis Renault Rodolphe Ernst-Metzmaier[2] |
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| Année de conception | 1916 | |||||||
| Constructeur | Renault (52 % de la production) SOMUA (17 %) Berliet (23 %) Delaunay-Belleville (8 %) |
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| Production | Août 1917-août 1919 | |||||||
| Unités produites | 3 728 exemplaires | |||||||
| Variantes | Char canon Char mitrailleuse Char signal / TSF FT 75 BS FT modifié 31 M1917 Six-tons tank (États-Unis) Ruskiy Reno (URSS) Renault FT CWS (Pologne) Renault M26/27 FIAT 3000 (Italie) T-18 (URSS) FT-Ko (Japon) Panzerkampfwagen 17R/18R 730(f) (Allemagne) |
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| Caractéristiques générales | ||||||||
| Équipage | 2 (un conducteur et un commandant-tireur-chargeur) | |||||||
| Longueur | 5,00 m (avec queue)[3] 4,10 m[3] |
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| Largeur | 1,74 m[3] | |||||||
| Hauteur | 2,14 m[3] | |||||||
| Garde au sol | 50 cm[3] | |||||||
| Masse au combat | 6,7 tonnes (version canon)[3] 6,5 tonnes (version mitrailleuse)[3] 7,0 tonnes (version TSF et FT 75 BS)[3] |
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| Blindage (épaisseur/inclinaison) | ||||||||
| Type | Acier laminé riveté | |||||||
| Frontal (caisse) | 16 mm[3] / 17−70 ° | |||||||
| Latéral (caisse) | 16 mm[3] / 0−30 ° | |||||||
| Dessus (caisse) | 8 mm[3] / 65−90 ° | |||||||
| Plancher (caisse) | 6 mm[3] | |||||||
| Frontal (tourelle) | 16 mm[3] / 12° ou 22 mm / 12° (tourelle améliorée)[3] |
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| Latéral (tourelle) | 16 mm[3] / 12° ou 22 mm / 12° (tourelle améliorée)[3] |
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| Arrière (tourelle) | 16 mm[3] / 12° ou 22 mm / 12° (tourelle améliorée)[3] |
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| Haut (tourelle) | 8 mm[3] / 73−90 ° | |||||||
| Armement | ||||||||
| Armement principal | Un canon Puteaux SA18 L/21 de 37 mm (225 obus et 12 boites à mitraille)[3] ou Une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm (4 800 coups)[3] |
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| Mobilité | ||||||||
| Moteur | Moteur Renault à quatre cylindres de 4,48 litres à refroidissement liquide Carburateur Zénith sous pression Allumage par magnéto Graissage mécanique par pompe à huile. |
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| Puissance | 18 ch[3] (13,2 kW) | |||||||
| Transmission | Mécanique à quatre vitesses avant / une arrière | |||||||
| Suspension | Ressorts verticaux hélicoïdaux | |||||||
| Pression au sol | 0,7 kg/cm2[3] | |||||||
| Vitesse sur route | 8 km/h en 4e vitesse[3] | |||||||
| Pente franchissable | 10 % | |||||||
| Puissance massique | 2,7 ch/tonne | |||||||
| Réservoir | 105 l (réservoir "droit")[3] ou 95 l (réservoir en "arche")[3] |
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| Consommation | 160 l/100 km | |||||||
| Autonomie | 60 km | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
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Le char Renault FT (souvent improprement nommé FT17 ou FT-17 qui est le nom donné par l'armée allemande dans un Taschenbuch der Tanks[4] (« livre d'identification ») des années 1930, qui classifie les blindés ennemis[5]) a été le véhicule de combat blindé et chenillé le plus efficace[6] de la Première Guerre mondiale. Environ 3 700 chars FT sortirent d'usine en dix-huit mois, la plupart fabriqués chez Renault, mais aussi chez Berliet, Somua et Delaunay-Belleville.
Le Renault FT allait définir le type même du char de combat moderne : armement en tourelle pivotante tous azimuts, groupe moteur situé à l'arrière et chenilles débordantes à l'avant. Le char Renault FT a été fabriqué sous licence aux États-Unis (950 chars) à partir de 1918, puis utilisé par l'armée américaine pendant les années 1920-1930 sous le nom de « 6 Ton Tank ».
Une copie fut fabriquée en Italie sous le nom de Fiat 3000 dans les années 1920.
Enfin, il fut adopté et utilisé à la même époque par l'URSS sous le nom de « Russki Reno ».
Le Renault FT est resté en service réduit dans l'armée française jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut utilisé en petit nombre par la Wehrmacht, après 1940, à des tâches de maintien de l'ordre et d'entraînement[7].
Présentation
[modifier | modifier le code]Pour compléter la gamme des chars Schneider ou Saint-Chamond expérimentés en 1916, le colonel Estienne, pionnier de l'aviation militaire mais aussi père du char de combat français, préconisa un blindé léger construit en très grand nombre afin de saturer les défenses ennemies. Le but était de franchir les réseaux de fils de fer barbelés puis de supprimer les nids de mitrailleuses ennemies, malgré le caractère chaotique du champ de bataille.
Description
[modifier | modifier le code]L'automitrailleuse à chenilles Renault FT, premier char équipé d'une tourelle pivotante à 360°, constituait une révolution dans l'armée blindée naissante. Par la suite, les tourelles de char pivotantes sont devenues quasiment universelles. L'armement du Renault FT était constitué soit d'un canon de 37 mm Puteaux SA 18 à culasse semi-automatique et lunette de visée, soit d'une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914[8].
Par la disposition de son armement, il rompait avec la formule du char casemate, retrouvant la proposition méconnue du lieutenant autrichien Gunther Burstyn (de)[9] en 1911.
Les chenilles à 32 patins étaient constamment et automatiquement maintenues en état de tension. Les deux poulies de renvoi étaient en bois « mosaïque », c'est-à-dire formé de plusieurs pièces assemblées par des coins et cerclées de fer, disposition qui leur permettait de continuer leur service même lorsqu'elles avaient été frappées par un projectile et qui les préservait en même temps du gauchissement. Il existait également une poulie à sept rayons venue en fonte et munie d'un carter en tôle (poulie Berliet).
L'alimentation en carburant (essence) et en huile moteur s'effectuait par deux pompes maintenues sous pression, ce qui permettait le fonctionnement normal du moteur dans les pentes les plus raides et les plus difficiles.
